Hello,
(j'ai posté ce témoignage sur plusieurs forum, j'espère que cela t'aidera)
J’ai assisté à deux stages de pilotage : le premier en Mai 2008 chez 3A compétition et le second chez PPAC il y a une semaine environ. En voici le récit.
Des faits, rien que des faits !
3A Compétition :
L’année dernière, je décide de m’offrir un stage de pilotage typé rallye. Après de nombreuses heures passées sur les forums spécialisés, je jette finalement mon dévolu sur un cours particulier d’une journée chez 3A compétition à Andrézieux (60 km de Lyon). Je vais essayer de résumer brièvement cette journée en m’efforçant de rester objectif sur la prestation.
Objectif du stage : mettre le doigt sur les nombreux défauts accumulés depuis l’attribution de mon permis de conduire. Comprendre les réactions de mon véhicule et prendre le maximum de plaisir au volant.
Mon niveau : Je ne possède aucune expérience en compétition. J’ai juste pratiqué le karting pendant deux ans mais à faibles fréquences. (100 cm3, deux temps, 23 ch). Je suis également monté plusieurs fois dans le baquet de droite d’une auto de course (Clio Williams maxi n3 d’environ 175 ch) et reconnu plusieurs rallyes de ma région (passager). En temps que pseudo pilote, j’ai accumulé beaucoup de défauts dans la pratique anarchique de ce sport. J’essaye de les effacer en abordant cela d’une manière plus sage et raisonnée et souhaite à plus long terme participer à un rallye.
Type de stage : Cours particulier d’une journée sur circuit terre (option, 1h sur Subaru)
Le prix : 750€
Théorie 50%
Conduite : 50%
Le circuit : Un bac à sable complètement défoncé !
Les voitures : 106 rallye 1300 « dans un triste état ». Vu l’état de la piste, je pense qu’un Lada Niva aurait été plus adapté.
Accueil : Moniteur très sympa, pédagogue et patient. J’aurais aimé discuter avec le ou la responsable de formation mais il n’a pas daigné quitter son bureau pour venir me saluer.
Tout d’abord, il faut quand même mettre en avant les conditions météorologiques. Je suppose que cette piste s’avère très ludique quand le soleil est de la partie. Le problème c’est qu’il a plu la semaine précédant le stage. Résultat, une piste impraticable ! Pour pallier à cela, le moniteur m’a emmené sur une vraie spéciale de Rallye (route ouverte) afin de me sensibiliser à la prise de notes. Un joli numéro de claquettes, car cela a permis à la piste de sécher partiellement…enfin, cela m’a été présenté comme cela. Au passage, très intéressant la prise de note mais je ne suis pas venu dans cette optique.
après un repas de qualité offert par l’école, nous voilà de retour sur le site « 3A ». Au programme de la théorie : freinage dégressif, transfert de masses, trajectoire… Vu mon niveau, j’ai trouvé cette partie très instructive et de toutes les façons incontournable. Il s’agit maintenant d’appliquer la théorie sur le « circuit ». Vu l’état de la voiture et surtout celui de la piste, j’ai dû atteindre gentiment et péniblement les 60 km /h. En effet, impossible pour cette pauvre 106 de passer la puissance au sol sur ce terrain et dans ces conditions. Je mets évidemment cela en partie sur le compte de mon niveau mais pas seulement. En effet, même assis à la droite du moniteur, aucune sensation. Quelle tristesse ! Vient ensuite l’épisode Subaru… amusant mais totalement inutile. Comment voulez-vous maîtriser une voiture de 250 ch sur un terrain aussi délicat et en 1H de temps ? Je pense sincèrement que dans ces conditions ce terrain s’avère beaucoup trop technique et inadapté à des niveaux comme le mien.
Le bilan :
je suis rentré hyper déçu et dégoûté de ce genre de stage. Le seul point positif reste le café et l’enseignement théorique relativement complet mais à mon goût beaucoup trop présent et mal ventilé sur la journée. J’ai aussi été sensible à la gentillesse du moniteur, je pense que lui-même était mal à l’aise vu la situation. Par ailleurs, au niveau des sensations, j’aurais mieux fait de me payer deux trains de pneus et de les brûler tranquillement sur un circuit quelconque. Avec le recul et vu les conditions, l’école aurait dû reporter le stage. Attention ! Je ne remets pas en cause la qualité technique et ludique de la piste et de son revêtement mais plutôt la rigueur de l’école vu les conditions apocalyptiques de ce jour.
Par ailleurs, bravo à 3A pour leur expertise en matière de communication, de marketing viral et la fréquence de leurs prises de paroles sur le web . Pour le reste je ne peux pas vous dire.
PPAC
Toujours animer par un désir de progression et de sensations j’ai cette année rechuté et me suis mis à la recherche d’une nouvelle école. Cette fois ci, mon choix s’est arrêté sur le PPAC à Ales. Je dois dire que l’excellent article paru dans Echappement m’a vraiment influencé.
Et hop direction Ales ! J’ai bien évidemment pris soin d’apporter mon trèfle à quatre feuilles… me disant : « si cela se passe mal, je tire un trait sur ce genre de stage et partirai désormais une semaine en club au Maroc, comme tout le monde ».
Objectif du stage : idem
Mon niveau : je suis arrivé cette fois avec un bagage théorique plus conséquent mais toujours avec mes mauvaises habitudes de conducteur presque lambda.
Type de stage : Cours particulier d’une journée sur circuit asphalte (4,5 KM, piste unique en son genre)
Le prix : 900€
Théorie 20% peut-être même moins
Conduite : 80%
Le circuit : Un modèle de technicité : du lent, du rapide, des bosses, compression, graviers, changements de revêtement, gros freinages… Le mec ayant dessiné ce tracé doit être un grand malade !
Les voitures : Une 206 GRA de plus de 150ch en parfait état et réglée aux petits oignons. Vraiment pas besoin de plus…
Accueil : Fabrice est très sympa, bon pédagogue et vraiment humble. Ici, pas de grands discours. Des mots justes, de l’action et de l’analyse. Au passage, merci à Nathalie pour l’accueil au gîte (hors forfait mais un petit plus vraiment sympa surtout quand on voit le prix d’une chambre dans un hôtel discount froid bruyant et insipide).
Passons à ce qui nous intéresse, le stage. Début des hostilités à 9h avec un cours théorique d’environ 1H très synthétique et limpide. Fabrice me présente ensuite le véhicule que nous allons utiliser lors de cette session, la 206 groupe A. Il me dit tout d’abord : « vas y installe toi , j’aimerais connaître ton niveau ». Nous partons donc à la découverte du site à un rythme peu élevé. Je suis vraiment impressionné par la complexité du tracé ! Au bout d’une dizaine de minutes voici ce qui ressort : trop de brutalité, trajectoires un peu approximatives, freinage progressif donc peu efficace… la liste est longue. Il faut quand même souligné que ce type de tracé de type Cévenol n’a tout simplement rien à voir avec les routes que je connais (nord de la France). Je ne suis pas très à l’aise. Ici, on n’apprend pas à conduire vite mais à piloter. C’est bien là toute la différence et c’est tant mieux car je suis venu pour cela. Commencent ensuite les exercices. A chaque fois, un tour embarqué lent, un autre plus rapide à droite de Fabrice puis plusieurs essais au volant. Au programme : freinage dégressif, frein à main, enchaînement de virages, lecture de la route… Voilà pour cette première matinée et je suis déjà comblé ! C’est déjà l’heure de la pause déjeuner. Fabrice m’indique un bon petit restaurant « Le bureau ». Seul regret, il ne peut se libérer pour casser la croûte avec moi. J’aurais vraiment aimé échanger avec lui mais bon…je peux comprendre. Retour sur le site à 13H30. Il me reste 30mn pour me promener et shooter quelques photos du tracé. La deuxième et dernière partie est vraiment dédiée au roulage avec l’étude de deux boucles et plus de rythme. La première balisée par un système de cônes de couleurs matérialisant les point de braquage, point de corde et de sortie. La deuxième boucle est plus longue et plus technique. Nous la parcourrons sans aucun repère. Durant toute l’après-midi, nous allons donc apprendre ces deux boucles, portion par portion. Il s’agit d’enchaîner toutes les courbes en empruntant la trajectoire idéale, en sautant sur les freins au bon endroit et en accélérant au bon moment. QUEL PIED, C’EST TOUT SIMPLEMENT ENORME. Par ailleurs, ma progression sur la journée est significative, je comprends mes erreurs et sens bien la voiture.
Il est 17h je suis mort de fatigue. C’est l’heure de rendre les clefs de la 206. Dernière étape, un tour en Subaru avec caméra embarquée (ajout d’un coffret smartbox que j’avais eu en cadeau). Sans commentaire, le gazier n’a pas volé son palmarès c’est un pro ! Fluidité, précision, efficacité maximum, quel souvenir !
http://peugeotrallye.free.fr/accue [...] _article=8
Le bilan est donc plus que positif et je pense revenir dès que possible dans le Gard pour un nouveau stage.
Voici donc une petite tranche de vie, j’espère qu’elle vous aidera à faire le bon choix. Je précise que je n’ai aucune action chez PPAC et aucun intérêt à émettre une critique positive mais vous comprenez, le bonheur, cela se partage.
Quant à 3A compétition, à l’époque j’ai vraiment était trop gentil… Avec le recul et cette nouvelle expérience je me dis que j’ai perdu du temps et de l’argent. Pffff et dire que j’ai encore reçu leur dernière newsletter spéciale promo « fête des pères » grrrr. Pas évident de faire le bon choix quant on ne fait pas partie du « milieu » !