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Dans ma première chronique, je vous avais promis le profil des pilotes francophones. Suite à ses débuts éclatants, j’ai décidé de vous présenter Sébastien Bourdais. Afin de vous tracer un profil des plus complets possible, j’ai contacté Sébastien. Au fil de la conversation, j’ai découvert quelqu’un de très sympathique. Je me suis vite aperçu que malgré ses succès, il était resté lui-même.
De plus, il a répondu à mes nombreuses questions avec plaisir et sans retenue. À tel point, que suite à l’entrevue, j’ai décidé de diviser le tout en deux parties. En premier lieu, je vous présente une partie de l’entrevue. Seulement une partie car j’ai posé beaucoup de questions à titre informatif afin de pouvoir vous présenter son profil qui fera partie de la deuxième chronique. Dans cette deuxième partie, je vous ferai un portrait de son cheminement vers la série Champcar. Notons finalement que l’entrevue a été réalisée avant Brands Hatch.
Sébastien a dominé dès son jeune âge les compétitions auquelles il a pris part. Avec de tels résutats, il savait qu’il était supérieur à la moyenne. Quand je lui ai demandé à quelle moment il a commencé à croire en ses chances de percer dans le monde automobile, il m’a répondu ceci : « Je pense que sortie de mon titre de F3 en 99, ce fut une première étape, ensuite avec la F3000 et le sport prototype en même temps, j’ai pris une dimension internationale et là forcément, ça ma fait prendre conscience, qu’il avait quelque chose à jouer »
En formule 3000, Sébastien a fait ses débuts pour le légendaire Alain Prost et son équipe Prost Junior Team. J’ai voulu savoir dans quelle mesure Prost a influencé sa carrière. Quand on a la chance de faire partie d’une équipe qui appartient à un quadruple champion du monde de Formule 1, on a tendance à croire que son influence ne peut être que bénéfique. Parcontre, Sébastien est arrivé dans une période de problèmes financiers pour l’équipe Prost « Il a influencé dans le fait que la difficutlé que le team a rencontré m’a mis moi dans un niveau de difficulté. Il m’a propablement fait perdre un petit peu de temps mais avec un peu de recul, c’était un mal pour un bien puisque qu’en 2001 avec Dams, on a fait une super saison. Vu les moyens mis en œuvre et avec le peu temps qu’on a eu pour se préparer, on a gagné une course, on a fait plusieurs podiums, on a fait 4e au championnat juste derrière les épouventail SuperNova, Petrobas et cie, c’étais plutôt une bonne saison »
Durant son cheminement vers la série Champcar, Sébastien a fait beaucoup de compétitions de type endurance. Il a fait quatre fois les 24 heures du Mans, le 12 heures de Sebring, à deux reprises le 24 heures de Spa et le championnat FIA Sportscar. Je lui ai demandé si un carrière en endurance était une option pour lui « Non, pas vraiment parce que j’étais trop jeune mais c’était une bonne opportunité d’emmagasiner des kilomêtres d’expériences parce que en Formule 3000, on roulait pas beaucoup. Donc c’était un bon coup et en plus avec des gens que je connaissais déjà puisque que c’était tous les anciens de la filière Elf, c’était plutôt sympa »
Depuis 1997, Zonta, Montoya, Heidfeld, Junqueira et Wilson, tous des champions de formule 3000, ont eu la chance de progresser vers la formule 1 ou le champcar. Il aurait été normal que suite à son championnat, qu’il n’ait pas envie de retourner vers la F3000, mais quand je lui ai demandé si cette série était une option pour 2003, il m’a répondu sans hésiter « Oui, complètement. Ça faisait partie des options, mais à la fin 2002, on ne savait pas du tout ce que le championnat Champcar allait devenir. C’est vrai qu’au début, j’avais une très bonne option avec la F1, puisque j’avais signé un contrat avec Arrows, qui me garantissait un volant avec eux en 2003, avec Frentzen comme coéquipier, donc pour moi, c’était super, et puis à la sortie de l’été, l’équipe a fait faillite, donc mon option est tombée par terre puis après, il a fallu trouver des solutions »
Puisqu’il parlait de Arrows, je lui ai demandé si la faillite de Arrows l’avait décu et surpris « C’est venu progressivement, déjà la voiture n’a presque jamais roulé en course après que j’ai signé avec eux puisque ils sont arrivés avec de grosses difficultés financières au milieu de l’été, donc je voyais que ça ne prennait pas bonne tournure, et puis bon, ce n’était même plus une surprise »
Par la suite, il y a eu les essais chez Renault en Formule 1, la rumeur dit qu’il n’a pas eu le poste de pilote d’essai chez cette équipe parce qu’il a refusé de confier sa carrière à Flavio Briatore, dirigeant de chez Renault. Sur un ton amer, Sébastien m’a dit ce qui en était . « Non, j’étais déjà en contrat avec David Sears depuis le début de la saison, donc, ce n’est pas ça du tout. C’est juste que bon, il y avait d’autres intérêts et moi je ne représentais pas ceux là, j’ai fais ce que j’ai pu lors du test avec eux, mais ça faisait déjà 3 mois que je n’avais pas roulé dans une monoplace, c’était probablement très difficile, et j’ai peut-être pas été au top de ma forme, ce qui est assez logique »
Finalement, Sébastien a signé un contrat pour la saison 2003. Je lui ai demandé comment se sont faits les premiers contacts avec Carl Haas, Patron de l’équipe Newman-Haas. « David Sears est aussi le manager de Bruno Junqueira, donc, on a eu de très bonnes relations assez tôt dans la saison avec Carl Haas, puis quand j’ai fais 5 pôles sur six, au début de l’année en formule 3000, il a quand même mis mes résultats à l’avant et puis, ça a porté ses fruits, on a eu un essai, et voilà »
Newman-Haas a confirmé Sébastien comme pilote très tard. À ce moment, plusieurs rumeurs ont circulées afin d’expliquer pourquoi l’équipe ne confirmait pas Sébastien. On a eu l’impression que Carl Haas n’arrivait pas à faire son choix pour le coéquipier de Bruno Junqueira. La vérité était toute autre. « Ben en fait, il y a eu un accord plus ou moins moral assez tôt, début 2003, quand je suis venu essayer pour la 1re fois le moteur Ford. Le problème c’est que les contrats ont trainés un peu, puis il y a eu les problèmes de visas, donc je ne pouvais pas signer tant que je n’avais pas le feu vert de l’immigration. C’est pour ça que ça a pris plus de temps que prévu »
Pour la pochaine question, j’ai voulu savoir ce que Sébastien avait ressenti lorsqu’on lui a confirmé son poste. Après autant d’années d’efforts et en plus, avec les histoires de Arrows et Renault, c’est l’accomplissement d’un rêve. Mais par ça réponse, j’ai compris qu’il était très heureux d’être en Champcar mais que sa satisfaction, il l’aurait quand qu’il atteindra la Formule 1. « C’était une concrétisation des efforts accomplis, parce que forcément, c’était quand même un aboutissement puisque c’est une série professionnelle, le niveau de compétition est quand même très élevé, donc obligatoirement, c’est un concrétisation »
Suite à cette réponse, je l’ai questionné afin d’en savoir plus sur ses intentions futurs pour la formule 1. Je me doutais bien que la formule 1 faisait encore parties de ses plans. Il a confirmé mes doutes en répondant sans hésiter à la question suivante : Est-ce que la F1 fait encore partie de tes plans. «Ah, bien sûr, je n’ai pas tourné le dos à la Formule 1, maintenant, bon, je suis au Etats-Unis, pour l’instant je veux vaince en champcar puis si il y a une opportunité un jour ou un autre en F1, je vais la considérer, mais pour l’instant, on va prendre les étapes, une par une et on verra les réactions du monde de la Formule 1 »
Toujours sur le même sujet, je lui ai demandé quel serait son choix s’il aurait à choisir entre Newman-Haas et une équipe de deuxième ordre de Formule 1. En me répondant, il a voulu préciser qu’il était heureux en Champcar. On comprend par sa réponse qu’il veut aller en formule 1 mais pas à tout prix, faire carrière en Champcar reste une belle option pour lui. « Tu ne peux pas décider comme ça, c’est impossible, ça dépend des perspectives de l’équipe de deuxième ordre. À chaque fois, c’est un cas particulier, donc, je pense que c’est impossible à juger. Ce qui est sûr, c’est que si j’arrive à gagner en Champcar, et que je gagne bien ma vie, que je suis heureux de ma vie et que tout va bien, je lâcherai pas cette situation pour aller avec un team qui n’a pas les moyens de se battre en formule 1, ça s’est sûr. Je pense qu’aujourd’hui, la F1 se cherche un peu et il y a pleins de choses qui sont en train de ce réorganiser, et on connaît pas du tout le visage de la F1 dans les années à suivre »
Étant sous contrat pour 2004 avec Newman-Haas, je lui ai demandé si il avait prévu une clause à son contrat afin de pouvoir se libérer si une équipe de la Formule 1 lui offrait un bon volant. « Ça fait pas partie des choses que je ne suis pas habilité à parler, de toute facon Carl Haas n’a jamais retenu qui que se soit contre sa volonté. C’est quelqu’un qui est ouvert, et donc, on pourrait toujours en discuter si ça se présente, mais pour l’instant, on va prendre les problèmes un par un et il y a un championnat que j’aimerais bien gagner, en tout cas, j’aimerais bien gagner des courses, bon on va voir ce qui sort de tout ça. »
Les pilotes de la série Champcar ont la réputation d’être solidaires entre eux, ils forment un groupe. En Formule 1, les pilotes, même entre coéquipiers, ne se supportent que très rarement. BAR et Williams sont des exemples. L’impression de Sébastien va dans ce sens. « L’ambiance entre les pilotes est très bonne, ça c’est sûr, entre les teams ça se passe plutôt bien. Tout le monde se connaît. Par rapport à l’Europe c’est un gros changement, c’est-à dire qu’il n’y a pas de gros conflit entre les pilotes et entre les Team. Tout le monde est plutôt content de sa situation, tout le monde est professionnel et de cette facon, c’est une ambiance assez saine »
Dans la question précédente, je citais BAR en exemple. J’ai demandé à Sébastien si il ressentait le besoin d’attaquer son coéquipier comme l’a fait Jacques Villeneuve avec Jenson Button, en Formule 1. « Non, parce que pour moi, c’est important qu’il ait une bonne ambiance dans l’équipe, et si on commence à pourrir l’ambiance entre les 2 pilotes, je pense que c’est vraiment pas le bon moyen d’y arriver. Donc, j’essaie réelement de prendre ça avec le plus de recul possible et le plus de franchise »
De son côté, ses relations avec son coéquipier, Bruno Junqueira et son équipe Newman-Haas le satisfont pleinement. « Bruno m’a aidé énormément à m’installer à Miami et puis en plus, c’est un mec charmant et intelligent, donc, c’est parfait. Newman-Haas est une équipe déjà dans laquelle il y a déjà une très bonne ambiance et l’équipe fait tout ce qui faut pour que les pilotes se sentent bien, donc pour moi c’est assez important »
En course automobile, les pilotes disent que le premier qu’on doit battre est son coéquipier. Comme la voiture est la même, le talent du pilote devient la référence. Il en est de même pour Sébastien « La référence par laquelle on se referre est son coéquipier, puisqu’il est celui qui a le même matérial que vous. Maintenant il n’y a pas de raison pour que ça se passe mal avec Bruno, et il a l’expérience. Il a terminé 2e au championnat, tout va bien pour lui mais si j’ai fais quelques coup d’éclat jusqu'à maintenant, malgré tout, il défend plutôt bien son statut de favori, puisqu’il est là, il est placé, même si il n’a pas eu la réussite en début de saison, il est quand même là, quoi ! »
Plus légèrement, je lui ai demandé avec qui il avait développer des relations d’amitiés chez les pilotes actuels. « Ben, je les connais pas beaucoup mais j’aime assez bien Michel Jourdain jr, Patrick Carpentier est vraiment sympa, Paul Tracy a été plutôt cool, Bruno Junqueira aussi. Je n’ai vraiment eu aucun flash avec qui que ce soit, donc, l’ambiance est vraiment tres bonne. Il y a mon ancien coéquipier, Tiago Monteiro que je connais plutôt bien, qui aussi j’aime beaucoup, donc je me sens très bien dans la situation dans laquelle je suis aujourd’hui »
Sébastien détient le record pour ses deux pôles à ses deux premiers grand prix. Il a mené beaucoup de tours lors de ces 2 courses. Malgré tout, il a seulement 5 points, j’ai voulu savoir s’il était satisfait de son début de saison. « C’est sûr que c’est frustrant quelque part. On a pas du tout le nombre de points qu’on aurait dû ramener. Maintenant, je dirais vraiment que le sort s’en ait vraiment mêlé, puisque bon, la première course, on a pris une stratégie qui aurait pu être la bonne, malheureusement tout le reste du pack s’arrête au stand. Donc, après le premier ravitaillement, Tracy se retrouve troisième ou quatrième avec un stop de moins à faire. Après à Monterrey, en panne de radio, donc, je ne prend pas le premier jaune parce qu’on a des problèmes de communications, j’apprend que la piste est au jaune trop tard. Puis à Long Beach, après une course très, très, très sage, pour essayer justement, de ramener ces foutus points, j’étais en place pour finir 5e et le moteur a explosé. C’est vrai que c’est un début de saison vraiment frustrant, malgré tout, il faut se rassurer, le niveau de performance est là et je pense que la roue va tourner à un moment ou à l’autre »
Avec ce début décevant en course, je lui ai demandé si ses objectifs avaient changé. « Non, pas vraiment, je n’avais pas spécialement d’objectif. Moi, c’est de faire au mieux, d’essayer de travailler le plus possible et d’apprende le plus rapidement possible. Non, mes objectifs n’ont pas réellement changé, il faudrait que la réussite arrête de nous tourner un peu le dos, pour qu’on envisage de mettre une saison solide sur 2003 »
En 2001, le pilote français Nicolas Minassian faisait ses débuts pour l’équipe Ganassi. Après quelques courses décevantes, il fut congédié. Le cas de Sébastien est bien différent, il a prouvé qu’il était rapide mais je me demandais s’il était, tout de même inquièt de subir le même sort. « Non, parce que je savais que c’était une situation bien particulière. Nicolas est arrivé en même temps que Bruno Junqueira. Donc, l’équipe n’avait pas de base sur lesquelles se reposer. Il y avait 2 débutants dans l’équipe et la pression des commenditaires, forcément pour avoir des résultats à fait la différence. Il fallait qu’il en ait un qui saute. Nicolas avec quelques accidents assez sérieux et bon la chance ne lui a pas sourit. »
Par la suite, j’ai voulu connaître l’opinion de Sébastien sur différent sujet, à commencer par la situation difficile de la série. « C’est sûr, à la fin de la saison, personne ne savait vraiment ce qui allait ce passer, moi le premier. Je ne savais pas si ça allait passer ou pas, et puis bon, tout est revenu dans l’ordre. Il y a pas mal d’équipes qui sont revenues et puis voilà. Donc moi, j’étais plutôt content de ma situation, j’intégrais à la meilleure équipe en Champcar et tout à coup, tout était bien placé »
Avec le volet international que la série prend, je lui ai demandé ce qu’il pensait sur les chances de succès d’un grand prix en France. « Oui, je pense que ça fonctionnerait plutôt bien. Maintenant l’intérêt du Cart, c’est d’amener un show au public, et donc, c’est mettre le show à la proximité du plublic, c’est d’organiser des courses très près des grandes villes. C’est vrai que peut-être en France, c’est peut-être plus difficile qu’ailleurs, même si on a beaucoup de très beaux circuits, ils ne sont pas forcément proche des grandes villes, c’est à voir. Mais bon, je pense que les gens de Cart sont à travailler sur plusieurs projets européens et choisiront les villes »
Chaque pilote à des grand prix favoris qu’il veut gagner. J’ai posé la question à Sébastien. « Dans la carrière de tout pilote, il y a quelques course à gagner mythiques. Il y a donc Monaco, je l’ai gagné en Formule 3000, mais bon c’est fait quand même. Il y a Daytona, Indianapolis et puis le 24 heures du Mans. Ça s’appelle une carrière bien remplie »
Je lui ai fait remarquer qu’aucun de ces circuits étaient dans la série Champcar. « Dans la série Cart, je n’ai pas suffisament d’expérience pour dégager une grande course. Donc pour moi, ils ont tous la même valeur même si elles sont là depuis très longtemps »
Comme dernière question, je lui ai demandé qui était, à son avis, le plus bel espoir français en course automobile. Un peu gêné, il m’a répondu « Ben, j’espère que c’est moi ! »
Un peu surpris par sa réponse, je lui ai dit qu’il n’était plus un espoir, qu’il était rendu. « Oh non, c’est bien une erreur de se croire arrivé, je pense qu’il n’y a rien joué, aujourd’hui, j’espère rester encore un espoir »
Par cette réponse, j’ai compris que ce jeune homme était rempli de sagesse et d’ambition. Certain rêve d’atteindre les niveaux professionnels de la course automobile. Sébastien, de son côté, rêve d’être le meilleur pilote. Avec son talent, son intelligence et sa force de caractère, il y arrivera, c’est certain. Et c’est comme ça que c’est terminé cet entretien très intéressant pour moi.
Suite à sa victoire à Brands Hatch, je ne pouvais pas terminer le reportage sans lui parler. Je l’ai donc rejoint à nouveau afin d’avoir ses commentaires.
Quand je lui ai demandé ce qu’il avait à dire sur sa victoire, il m’a tout simplement répondu : « Enfin, c’est fait ! »
Je lui ai demandé ses impressions sur la victoire « C’est une super satisfaction pour l’équipe, pour moi et pour toute le monde parce qu’il y a eu beaucoup de travail de fait et puis au bout du compte, il ne se passait jamais rien. Et là enfin, on a réussi à tout réunir pour gagner la course»
Ensuite, il m’a parlé de la stratégie que lui et son équipe avait adoptée. « Ça été une course où il fallait sauver de l’essence sinon on ne pouvait pas le faire en deux arrêts. Ça été une course tactique, on savait que la stratégie était deux arrêts si on voulait être bien placé. Il fallait sauver suffisament d’essence tout en restant dans le rythme des leaders »
Je ai lui demandé ensuite, si la stratégie avait changé en cours d’épreuve afin de battre Paul Tracy lors du premier arrêt au puit. « Non, le but était de rester en piste le plus longtemps possible. On s’était fixé des objectifs de consommation et chaque fois que je respectais l’objectif et qu’en même temps, je gardais le contact avec Paul, on essayait de passer à l’objectif supérieur pour essayer de faire un autre tour. La voiture était tellement bien, que j’arrivais à sauver suffisament d’essence en suivant Paul, que ça a fait trois tours de différence »
Avec des débuts difficiles, cette victoire est arrivée au bon moment pour Sébastien. J’ai voulu savoir si cette victoire était un soulagement. « Oui, je pense qu’on aurait dû en gagner au moins une sur les deux premières. On avait vraiment la meilleure voiture. Dans la difficulté, c’est plus facile de faire des erreurs, quand on s’est retrouvé, après avoir mené la course, dans des situations beaucoup plus compliquées, j’ai pas réussi à garder la tête suffisament froide pour ramener des points à la maison mais c’était tellement frustrant, en plus deux fois de suite, en ayant chaque fois des week-end plutôt parfait, c’était difficile à gérer. Donc je pense qu’on a bien montré que quand on avait pas de gros soucis en course, j’étais capable de mener sans problèmes et de ne pas faire de faute. Pour moi le plus important, c’est d’avoir prouvé que sans les soucis du début de saison on aurait au moins gagner une des deux premières courses. C’est ça qui est important »
Sébastien compte maintenant une victoire mais ce n’est qu’un début. Les amateurs de course en Amérique ne le connaissait pas avant cette saison. Maintenant, ils le considère comme un des favoris de la série. Après seulement 4 courses., il a mérité le respect des amateurs et du milieu. On n’a pas fini d’entendre parler de Sébastien Bourdais
Marc-André Deshaies