la, je pense qu'il devrait y avoir tout !!
L’ACQUISITION D’UN PREMIER KART
Si vous avez déjà pratiqué du KART de location en 2 temps, vous avez une petite idée sur le matériel.
Observez tout d’abord, dans les stands d’une piste départementale, les différents KARTS utilisés, n’ayez pas de gêne à vous renseigner auprès des pilotes sur leur matériel, ils ne sont pas avares de commentaires, sauf s’ils sont en pleine galère avec des problèmes, effectivement, cela arrive. Si vous désirez acheter un KART neuf, essayez de vous renseigner sur les différents concessionnaires situés dans la région et surtout ceux qui sont les plus présents sur le circuit.
Il en est de même si vous achetez un Kart d’occasion à un professionnel.
Quelques informations de base pour évaluer l’état général d’un KART
Vérifiez si le châssis a été repeint (cela peut cacher des défauts)
L’état de propreté de l’ensemble ; c’est en général un bon point sur l’entretien du matériel
Vérifiez l’état de l’arbre arrière, des fusées, des roulements, en faisant tourner chaque élément, cela vous permettra de voir s’il n’y a pas de voile, ou de grognement de roulements.
Regardez le dessous du châssis pour vérifier qu’il n’a pas trop souffert des sorties de piste éventuelles( plats sur les tubes ou soudures craquelées).
Pour vérifier que le châssis n’est pas vrillé, posez-le sur le sol, braquez les roues à droite, relevez la distance entre le sol et l’axe de la roue gauche, braquez les roues à gauche, et relevez la distance entre le sol et l’axe de la roue droite, la côte doit être identique.
Vérifiez le système de freinage, en inspectant tout d’abord l’état du, ou des disques, l’usure des plaquettes, appuyez sur la pédale frein plusieurs fois pour voir l’efficacité et s’il n’y a pas de fuite de liquide de frein.
Vérifiez l’état du spoiler et des pontons (surtout leurs fixations par soudures) ainsi que la présence du pare- chaîne, du protège- disque et de la barre anti-encastrement.
Regardez l’état des pneus, de la garniture du volant, et l’état du siège baquet
Démontez la bougie et faites tourner l’arbre arrière en écoutant le moteur pour vérifier s’il n’y a pas de bruit anormal.
Concernant le moteur il faut demander :
- La date de la dernière révision du haut et bas moteur
- Les pièces changées (piston, roulements, joints « spi », cage de bielle, vilebrequin)
- La côte du cylindre et combien de possibilités reste- t’il pour des réalésages
- L’état du carburateur, pour savoir si les membranes sont récentes ou déjà anciennes.
Demandez une mise en route du moteur, cela vous permet de vérifier le freinage et son fonctionnement.
Si ce KART vous intéresse, comparez les prix, et exigez dans le cas d’un achat, la 1ere mise en route sur piste,
Pour la garantie ! ! ! ! à vous de jouer.
Tous ces renseignements sont donnés sur un KART de base, évidemment pour du matériel plus sophistiqué, il y a d’autres points à vérifier, mais vous aurez déjà votre expérience.
NECESSAIRE EN OUTILLAGE ET ACCESSOIRES
Clé à bougie
Clés à pipe 10 –13-17-22
Clés mixtes( plate et œil) 8-10-13-17
Clés « ALLEN » 3-4-5-6-8-10
1 coffret de clés à douille avec Cliquet
Une clé « ALLEN » en T spéciale pour vis de roue diam 8
Tournevis plat et cruciformes
Tournevis plat avec manche court pour les vis de carburateur
Marteau
Maillet caoutchouc
Pince coupante
Pince multiprise
Pince étau
Cutter
Manomètre (précision 50 gr mini)
Gonfleur
Démonte obus pour valve
Réglet + mètre
Jerrican + entonnoir avec filtre
Huile spéciale Kart + essence
Doseur à huile
Bombe de graisse chaîne
Chariot de piste ( recommandé ) ou tréteaux robustes
Bombe dégrippant
Un peu de boulonnerie et rondelles ( plates et éventail )
Colliers « Serflex »
Colliers « Colson »
Ruban adhésif
Câble de rechange
Serre câble
Durite essence
Bougies
Chiffons, Sac poubelle, Eau potable
Prévoir donc une caisse à outils en conséquence de tout cet outillage. Il y a évidemment de l’outillage « un peu superflu » mais qui vous évitera en cas de problèmes de finir une journée de karting prématurément, mais dans le monde du karting, il y a comme partout, des gens sympas qui pourront toujours vous dépanner, en cas de problèmes.
Outillage facultatif :
Scie à métaux
Perceuse sur batterie
Démonte pneus
Bloque pignon + démonte pignon
Principe de fonctionnement du moteur 2 temps
1er Temps Le piston est en phase montante : il y a compression et admission
La lumière d'échappement est découverte, ce qui permet au cylindre de se vider de ses gaz brûlés. Les lumières d'admission de transfert ainsi que les clapets sont fermés, alors que le piston crée une dépression dans le bas moteur.
Le piston remontant, commence la compression du mélange dans le cylindre. La lumière d'admission et les clapets se découvrent, permettant au mélange gazeux : essence+air en provenance du carburateur de pénétrer dans le bas moteur.
C’est la fin de la compression, le piston est en position point mort haut et l’allumage du mélange comprimé au maximum est provoqué par l’étincelle de l’électrode de la bougie.
Le volume maximum du mélange essence+air est atteint dans le bas moteur.
L’admission : c’est la phase d’entrée du mélange gazeux (essence + air).
La compression : c’est le moment où le mélange contenu dans la chambre de combustion est comprimé sous l’effet de la remontée du piston.
2 eme Temps Le piston est en phase descendante : il y a détente et échappement
La montée en pression du cylindre piston avec l’explosion du mélange gazeux provoque la descente violente vers le bas du piston.
En descendant, le piston libère la lumière d’échappement et permet l'évacuation des gaz brûlés, la lumière d'admission et les clapets sont alors fermés.
La lumière du canal de transfert entre le bas moteur et le cylindre s'ouvre et, sous l'action descendante du piston qui comprime le mélange dans le bas moteur, le mélange gazeux essence+air chasse les gaz brûlés vers le pot d’échappement.
Le piston remontant, ferme alors la lumière du canal de transfert entre le bas moteur et le cylindre.
Les derniers gaz d'échappement sont alors évacués et un nouveau cycle recommence !
La détente : la bougie crée une étincelle qui enflamme le mélange. Le piston est repoussé vers le bas et fait tourner le vilebrequin par l’intermédiaire de la bielle.
Échappement : Le mélange brûlé est chassé dans la lumière d’échappement par l’arrivée du mélange frais dans les transferts.
Rôle du pot d’échappement
Lorsque les gaz d'échappements se détendent dans le pot, il se crée une onde de dépression, cette onde participe à l'extraction des gaz brûlés venant du cylindre.
Cette onde est réfléchie par le contre cône, ce qui évite ainsi au mélange gazeux frais
Essence+air présent dans le cylindre au même moment de s’échapper avec les gaz brûlés.
En effet lorsque le moteur fonctionne, la lumière d'échappement reste ouverte quelques millièmes de secondes et pendant cette phase, le transfert du mélange gazeux frais du bas moteur vers le cylindre s’effectue, il y a donc un risque qu'une partie du mélange gazeux frais sorte avec les gaz brûlés. On utilise alors l'onde de dépression pour vider le cylindre des gaz brûlés et le retour de cette onde par le contre- cône pour éviter au mélange gazeux frais de sortir. La longueur de l'échappement tient compte de cet aller/retour. Il faut savoir que plus l’échappement sera long, plus il favorisera alors les reprises à bas régime, au détriment de la vitesse de pointe, alors qu'un pot d’échappement plus court apportera l'effet contraire. Il faudra donc, comme pour le reste de votre KART, adapter votre longueur d’échappement en fonction du tracé de la piste(si le règlement le permet pour la compétition).
Les différentes évolutions des moteurs deux temps:
Pour améliorer les performances et le rendement des moteurs, les constructeurs ont apporté certaines évolutions.
Les clapets d’admission.
Ceux-ci sont placés dans une boîte fixée à l’entrée de la lumière d’admission du cylindre. Les clapets empêchent le mélange gazeux de sortir du carter. En effet, au moment où le piston redescend, il pousse les gaz frais dans les transferts, la lumière d’admission est encore partiellement ouverte. Le piston a donc tendance à refouler le mélange dans la pipe d ‘admission. Avec les clapets, ce n’est plus possible. Résultat, le rendement du moteur est amélioré puisque 100% des gaz frais remontent dans la chambre de combustion.
Les valves d’échappement.
Le principe de fonctionnement de la valve d’échappement est de moduler le fonctionnement du moteur en fonction de son régime. Un moteur de KART est conçu pour produire le maximum de puissance à un régime maximum, mais à des régimes plus faibles, le rendement est plutôt médiocre parce que le taux de compression n’est plus adapté. Il a donc été inventé la valve d’échappement pour améliorer les reprises du moteur à bas régime. Le principe est de fermer une partie de la lumière d’échappement afin « d’emprisonner » un volume de gaz plus important, lors de la remontée du piston. Comme le volume de la chambre de combustion ne change pas (point mort haut) et que le volume de gaz est plus important, le taux de compression est alors plus important et la puissance accrue.
Mise en service de votre moteur
Avant de démarrer votre KART, il faut amorcer votre carburateur. En effet, depuis votre dernière sortie votre carburateur s’est asséché.
Vérifier le niveau d’essence dans le réservoir, (ne pas utiliser du mélange de plus d’une semaine).
Démonter la bougie, remettre le capuchon, la poser sur la culasse, boucher l’entrée du carburateur avec la paume de la main, maintenir le papillon des gaz grand ouvert, tourner la roue arrière avec la main dans le sens de roulage, lorsque l’essence coule par l’entrée d’air du carburateur, arrêter et remonter la bougie.
Pour contrôler l’allumage, démonter la bougie, remettre le capuchon, poser la bougie sur la culasse tourner la roue arrière, vérifier que l’étincelle se produit bien entre les électrodes, s’il n’y a pas d’étincelle, vérifier les cosses de la bobine, et l’état des fils qui sont soumis à dure épreuve avec les vibrations du KART. S’il n’y a toujours pas d’étincelle, changer de bougie, si le résultat est toujours négatif, c'est que le système d'allumage est défaillant.
Changer les durites, si elles sont dures. Contrôler le réglage des vis du carburateur.
Si votre moteur ne démarre pas, démonter la bougie ; si elle est sèche, c’est que l’essence n’arrive pas.
Recommencer l’amorçage. Si par contre la bougie est noyée, changer de bougie.
Si le moteur est vraiment noyé, démonter la bougie, la poser sur la culasse, débrancher la durite d’essence, tourner la roue arrière pour évacuer l’essence, sinon démonter le moteur, enlever le carburateur, et la boite à clapets, vider l’essence par l’ouverture.
Si vous avez démonté votre carburateur pour le nettoyer, vérifiez que vous avez bien remonté les membranes dans le bon sens.
La bougie est très importante c'est elle qui détermine l'inflammation du mélange. Il existe plusieurs catégories de bougies : - pour temps sec B10 - pour temps froid B9.
Si l'on utilise une bougie B9 lors de temps sec, une inflammation trop int