PARIS - Un attentat préparé par un groupe islamiste a été déjoué durant la dernière édition du rallye Paris-Dakar mais a conduit à l'annulation de deux étapes, écrit cette semaine l'hebdomadaire Le Point.
Le Quai d'Orsay, pour sa part, s'est borné jeudi à déclarer avoir "été en contact avec les organisateurs du rallye Paris-Dakar pour assurer au mieux la sécurité des participants à ce rallye".
Selon Le Point, les mises en garde des services de renseignement français sur le risque d'un attentat ont conduit à l'annulation des 10e et 11e étapes du rallye, qui a pris fin le 18 janvier.
Depuis des mois, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avait repéré les allées et venues d'un groupe terroriste dans le nord du Mali, écrit Le Point.
Selon l'hebdomadaire, une centaine de membres du groupe Tarek Ibn Ziad s'étaient placés en embuscade et préparaient un "gros coup" lors de l'étape du 10 janvier entre Néma (Mauritanie) et Mopti (Mali), via Sokolo.
"Lorsque la neutralisation de cette étape a été annoncée, le groupe a quitté sa planque et pris la fuite vers le nord", poursuit Le Point.
"La seule chose que l'on peut confirmer c'est que, effectivement, les services de renseignement français avaient des informations et que ces informations nous ont amenés, en liaison avec nos homologues au Mali et au plus haut niveau, à prendre les décisions qui ont été celles, effectivement, que vous avez pu lire", a déclaré à Reuters un porte-parole du ministère français de la Défense.
"On ne confirme aucun des chiffres mais on ne les infirme pas non plus", a-t-il ajouté.
Emanation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), organisation active en Algérie notamment, le groupe Tarek Ibn Ziad "a pour raison sociale les prises d'otages et comme moyen de financement les rançons", écrit le magazine. Il est dirigé par Abderrezak, surnommé le "Para".
Selon l'hedomadaire, cette affaire a fait l'objet de réunions au Quai d'Orsay et une cellule de crise a été spécialement mise en place à la DGSE.
La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, en aurait également parlé avec le président malien Amadou Toumani Touré lors d'une visite à Bamako fin décembre.