DUCOU21 a écrit :
En 1981 alors qu il etait 1 er au scratch JLC a légèrement froiser l opel
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Bonsoir,
Pour préciser un peu les circonstances de cette terrible sortie de route je vous adresse un extrait d'un récit que j'ai déjà posté sur le topic des Kadett, post qui concernait les relations avec Opel Allemagne pour la préparation des Opel de l'époque
Bien à vous
Jean Louis CLARR
Hiro a écrit :
Bonsoir Jean-Louis,
Alors voilà ma première question:
Comment se passait la construction d'une Opel de course à cette époque?
Est-ce que l'usine fournissait des plans, des pièces déjà usinées, des coques soudées etc?
Ou bien est-ce qu'il fallait tout réinventer dans son coin,
Et dans ce cas est-ce que la la compétition était à pied d'égalité avec les écuries qui étaient "en prise directe" avec le département course d'Opel?
Amitiés,
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Tu soulève la le problème qui a toujours handicapé mes prestations avec les Opel.
Il n'y a jamais eu d'aide quelconque de la part de l'usine pour les programmes nationaux ni commercialisation de caisses toutes prêtes
Pour les groupe 1 (autos pratiquement de série à l'époque) nous arrivions à être compétitifs car techniquement ce n'était pas compliqué.
Par contre pour les groupes 2 et 4 c'était différent car il n'y avait aucune commercialisation des pièces élaborées pour les voitures officielles de l'Euro Handler Team.
Il fallait se débrouiller à partir des fiches d'homologation et acquérir les pièces spécifiques chez des sous traitants (comme Irmscher) ou les usiner soi-même ou encore les trouver dans le catalogue des pièces détachées OPEL car souvent les homologations provenaient d'autres modèles de grande série de la marque.
Cela a un peu changé avec l'arrivée des Ascona 400 pour laquelle un catalogue des pièces spéciales "clients" a été édité.
Mais il faut savoir que les dernières évolutions des autos d'usine n'étaient pratiquement jamais commercialisées.
La raison de cette politique est simple:
l'Euro Handler Team (émanation direct de l'usine allemande) souhaitait
1) avoir le monopole de l'activité sportive pour Opel et pouvoir monnayer aux différentes filiales européenne (dont OPEL France) des prestations "clés en main" pour leur programmes nationaux. Cela a été le cas en France pour les saisons de Guy Fréquelin qui m'a succédé dans les année 83-84.
2) limiter la promotion sportive par la participation championnat du monde en demandant aux différents importateurs de participer finacièrement au programme au détriement de leur propres activités nationales
Pour moi en 81 et 82, grace à une intervention énergique de Mr Henri KHAIN redevenu responsable de l'activité sportive d'Opel France dans ces années là (après avoir "lancer" le Trophée OPEL (et Henri Gréder) dans les années 70, une ébauche de collaboration avec l'usine a eu lieu pour l'Ascona 400.
Mon auto a fait quelques passages (facturés à OPEL France) dans les ateliers de Russelsheim mais ce n'était qu'assez symbolique.
J'en avais eu la confirmation au Tour de Corse 82 où grace à un stratagème j'ai pu "subtilisé" l'auto du grand Walter Rorhl pour parcourrir quelques kilométres.
La différence avec la mienne était considérable et j'ai compris pourquoi il m'avait toujours été refusé pour des raisons fallacieuses de la conduire en essais
Un exemple : pour le Tour Auto 81 mon Ascona 400 a été "révisée" à l'usine avec un de mes mécaniciens. J'ai débutée l'épreuve en fanfare puisque la première nuit ( plus grace aux mauvaises conditions atmosphériques qu'à l'évolution constatée de l'auto) j'étais en tête devant Messieurs ANDRUET et DARNICHE.
Par la suite je me maintenais à la troisième place avant sortir violament de la route et de détruire l'auto dans le Moulinon Antraigues.
Des photos de cette sortie ont d'ailleurs été postées dans les premières pages de ce topic.
Etant sûr de ne pas avoir fait de faute de conduite (l'auto s'est affaissée sur le train avant droit dans une courbe à gauche à fond de 4 ~160 km/h) j'ai tout de suite évoqué un incident technique; après démontage les mécanos (français) ont trouvé une rotule de triangle inférieur cassée et j'ai appris (après enquête) que les autos officielles du Championnat du monde bénéficiaient depuis longtemps de rotules...... renforcées.
Il a fallu attendre la fin de l'Euro Handler (après les malversations financières de son team manager T.F.) pour que les filiales puissent voler de leurs propres ailes (avec Snobeck notament) mais sans jamais favoriser l'émergence d'une compétition client, contrairement à Renault et Peugeot par exemple.
En résumé il n'y avait vraiment ni aide ni directive technique dès lors que l'on faisait un peu d'ombre à Opel Allemagne à un niveau élevé ou alors il fallait se contenter d'une petite renommée locale.
Voila Hiro j'espère avoir répondu à ta question
Bien à toi
Jean Louis CLARR
Message édité par J.L.C le 20-01-2006 à 22:19:53