Extrait d'un journal de l'époque et recopié parce que peu lisible...On dirait du Leon Zitrone !
Une épreuve exceptionnelle
A Huy, tout est tradition ; du moins en ce qui concerne les Douze Heures automobiles.
C’est sans aucun doute un des évènements majeurs de la saison hutoise.
C’est fou ce qu’il y a comme ambiance au départ de ce que nous n’hésiterons pas à appeler l’un, sinon le plus beau, de tous nos rallyes.
Un rendez-vous d’amateurs vraiment très nombreux qui d’un bout à l’autre du pont qui relie les deux rives de la Meuse et du Wagram à ce pont, attendent sur deux, trois rangs, le passage de tous les concurrents.
Le dernier de ceux-ci à peine passé et on voit le déplacement curieux de cette foule qui se scinde cependant en groupes qui vont se diriger les uns vers la Grand-Place, les autres vers les étapes spéciales pour revenir ensuite à leur point de départ tout comme les concurrents.
Car c’est là une des caractéristiques particulières de ces Douze Heures de Huy, l’ambiance dure 12 heures d’affilée, rien ne venant altérer le stoïcisme de ces mordus de sport moteur
Il faut voir aux étapes spéciales ., disséminées sur le parcours, ces quelques centaines de personnes qui bravent certaines années une pluie diluvienne ou, comme ce fut le cas ce week-end, un froid qui n’était pas sans nous rappeler un sinistre hiver ; quelques centaines de personnes disions-nous qui attendent, applaudissent, commentent les performances, comparent, supputent, discutent le temps de leurs adversaires ! Nous voulions dire des adversaires de leurs favoris.
Cela, c’est l’ambiance particulière générale. C’est dire l’intensité de l’animation qui règne de 22 heures à 10 heures du matin. Car si, au fil des heures, une partie des spectateurs cède quand même aux effets d’une fatigue bien naturelle, il ne faut pas attendre plus tard que l’aube pour voir revenir les premiers, bientôt Suivis des autres pour se retrouver tous aux endroits où l’on pouvait les voir 12 heures plus tôt.
Tous, pour applaudir le vainqueur, qui est toujours un pilote d’une classe exceptionnelle, pour applaudir dans un même élan de sincérité tons les rescapés d’une aventure qui, à Huy, n’est jamais une sinécure.
Mais n’est-ce point là encore une particularité de cette épreuve que jamais personne ne discute ?
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c.fan