Le 16-09-2009 à 10:09:59, vercors-07 a écrit :
C'est vrai, on ne peut pas tout lui faire porter. Entre Todt / Ecclestone / Mosley / Briatore, nous avons les quatre "Machialvel" qui ont fait des saisons 94 / 95 et 2000 à 2004 les plus polémiques de la F1.
Michael Schumacher est un pilote de génie : il suffit de regarder les chroniques des années 1991 à 1997. A chaque fois qu'il a essayé une F1 : Jordan / Benetton / Ligier / Ferrari / Sauber, il a fait des chronos largement meilleurs que les pilotes officiels. Le problème c'est qu'il n'a jamais été en concurrence directe dans son équipe avec des pilotes comme : Senna / Prost / Mansell / Alonso / à vous de compléter la liste... Je ne mets pas Nelson Piquet car même Nakajima a été plus rapide que lui chez Lotus, alors...
Pour rappel : ce n'est pas sa faute si Gachot était incarcéré en Angleterre au moment du GP de Belgique 91 (où il a écrasé De Cesaris aux essais), ou si Briatore a viré Moreno pour mettre Schumi dans une Benetton au GP d'Italie 1991... Dès son arrivée en F1, les grands argentiers de la F1 et de Mercedes ont tout fait pour caser ce formidable compétiteur.
Rappels des polémiques à son sujet : sources Wikipédia validées articles de l'époque d'Auto Hebdo.
Grand Prix de Macao de Formule 3 1990 Vainqueur du championnat d'Allemagne de Formule 3, Schumacher est l'un des favoris de l'épreuve, sorte de coupe du monde de F3, au même titre que le Finlandais Mika Häkkinen, vainqueur quant à lui du championnat britannique de Formule 3. La première manche de la course est dominée par Mika Häkkinen, tandis que Schumacher doit se contenter de la deuxième place, plus de 3 secondes derrière. Dans la seconde manche, Schumacher prend l'avantage sur son rival finlandais au premier freinage, mais ce dernier, sachant que la victoire finale se joue par addition des temps des deux manches, peut se contenter de terminer sur les talons de l'Allemand pour remporter le Grand Prix. Profitant d'une erreur de l'Allemand, Häkkinen entreprend tout de même de le dépasser en vue de l'arrivée. La manœuvre se solde par un accrochage entre les deux hommes, et provoque l'abandon d'Häkkinen, la victoire finale revenant à Schumacher. Les images de l'accident permettent difficilement de se forger un avis définitif sur la responsabilité de Schumacher.
Grand Prix d'Australie 1994 Sa deuxième moitié de saison ayant été fortement entravée par ses démêlés avec le pouvoir sportif (deux disqualifications et deux courses de suspension), Schumacher aborde l'ultime manche du championnat avec seulement un point d'avance sur Damon Hill. Auteur d'un excellent départ, Schumacher prend d'emblée la tête du Grand Prix. Après avoir subi une forte pression de Hill dans la première partie de l'épreuve, Schumacher parvient à creuser l'écart, jusqu'à ce qu'il commette une erreur dans un virage à gauche, heurtant un mur de béton avec son train avant droit. Revenant en piste avec une suspension probablement endommagée, Schumacher voit Hill revenir immédiatement sur lui, et tenter de le déborder en lui faisant l'intérieur dans le virage suivant. Schumacher prend son virage en resserrant la trajectoire, provoquant l'accrochage et l'abandon des deux pilotes, synonyme de titre mondial pour l'Allemand.
Cet accident décisif pour l'attribution du titre mondial, ne provoqua cependant pas de véritable polémique. L'accident fût immédiatement classé sans suite par la direction de course, alors qu'Hill et Williams restèrent relativement discrets sur l'incident.
Grand Prix d'Europe 1997 Comme en 1994, Schumacher aborde l'ultime manche du championnat avec un seul point d'avance sur son adversaire, en l'occurrence le Canadien Jacques Villeneuve (Williams). Mieux parti que son rival, l'Allemand domine le début de course avant de perdre progressivement du terrain, au point de se faire rattraper dans la dernière partie de l'épreuve. Grâce à un freinage tardif, Villeneuve porte une attaque à l'intérieur du virage sur Schumacher, qui réplique en se rabattant sur la Williams. Le contact entre la roue avant droite de la Ferrari et le flanc gauche de la Williams propulse Schumacher dans un bac à graviers, provoquant son abandon, tandis que Villeneuve parvient à rallier l'arrivée et à conquérir le titre mondial.
Contrairement à ce qui était arrivé après le GP d'Australie 1994, et alors même que la manœuvre litigieuse n'a cette fois pas profité à son auteur, le retentissement médiatique est colossal. La FIA décide de prendre une mesure symboliquement très forte en déclassant Schumacher du championnat, laissant entendre qu'elle n'aurait pas hésité à retirer à l'Allemand son titre mondial sur tapis vert. Schumacher conserve toutefois à son palmarès tous les succès, points et pole-positions acquis en cours d'année.
Grand Prix de Monaco 2006 Auteur du meilleur temps provisoire des qualifications, Michael Schumacher s'immobilise à la fin de son ultime tour de qualification, dans le virage lent de la Rascasse. Immobilisé sur la piste, Schumacher provoque le déploiement des drapeaux jaunes, empêchant de fait ses principaux adversaires, notamment son adversaire pour le titre Fernando Alonso, d'améliorer leurs temps et donc de lui ravir la pole-position. Jugeant que la manœuvre du pilote allemand est volontaire et n'est pas la conséquence d'une faute de pilotage, les commissaires décident de lui retirer ses temps de qualification, l'obligeant à prendre le lendemain le départ de la course à partir du fond de grille, il terminera néanmoins 5e.
Non-respect du règlement
Au Grand Prix de Grande-Bretagne 1994, lors du tour de formation, Michael Schumacher dépasse provisoirement Damon Hill, placé devant lui sur la grille de départ. La manœuvre est interdite par le règlement qui stipule que les pilotes doivent conserver durant le tour de formation les positions de la grille de départ. Schumacher est sanctionné d'un "stop and go" de 5 secondes. Schumacher, sur ordre de son équipe, refuse de purger sa pénalité, ce qui lui vaut de recevoir un drapeau noir synonyme de disqualification. À nouveau, le pilote allemand refuse d'obtempérer. Suite à de longues discussions entre l'équipe et la direction de course, Schumacher purge finalement sa pénalité initiale et termine la course en deuxième position. Mais peu de temps après, la FIA prononce sa disqualification, assortie d'une suspension ferme de deux courses (qu'il purgera en septembre à l'occasion des GP d'Italie et du Portugal). JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC CETTE SANCTION : PROST / SENNA / PIQUET / MANSELL / PIRONI / ARNOUX / ETC L'ONT FAIT PLEIN DE FOIS DURANT LES ANNEES 80 / DEBUT 90 SANS AVOIR JAMAIS ETE SANCTIONNES...
Si le refus d'obtempérer à un drapeau noir est une faute très grave qui peut justifier la lourdeur de la sanction (notons toutefois qu'en 1989, Nigel Mansell n'avait écopé que d'une seule course de suspension pour une telle faute au GP du Portugal), cela ne doit pas faire oublier que cette faute était l'ultime degré d'un bras de fer entamé suite à l'infraction bénigne de Schumacher lors du tour de formation. Deux théories s'affrontent pour expliquer la sévérité des commissaires. Pour certains, il s'agissait, en entravant la domination de Schumacher, de relancer artificiellement l'intérêt du championnat, plombé par la mort de Senna. Pour d'autres, cette sévérité de la FIA est plutôt à relier à l'affaire de l'antipatinage expliquée plus haut : ayant acquis la certitude d'une tricherie de Benetton sans parvenir à la démontrer, la FIA aurait cherché d'autres prétextes, même les plus dérisoires, pour sanctionner l'écurie italo-britannique.
Conflit avec un autre pilote
Largement en tête du Grand Prix de Belgique 1998, disputée sous une pluie battante, Schumacher s'apprête à prendre un tour à David Coulthard, mais le heurte violemment par l'arrière. De retour aux stands sur 3 roues pour abandonner, Schumacher, furieux, rejoint Coulthard dans son garage, déclarant que ce dernier "a voulu le tuer" et il faut l'intervention de mécaniciens pour éviter que des coups soient échangés. Pour ce qui est de l'accident en lui-même, il est difficile de se faire un avis sans les données télémétriques qui permettraient de savoir si Schumacher a péché par précipitation ou par une mauvaise évaluation des distances, ou si c'est au contraire Coulthard (alors équipier chez McLaren de Mika Häkkinen, le rival de Schumacher au championnat) qui a levé le pied de manière inconsidérée. David Coulthard estimera toutefois 5 ans plus tard, après avoir été victime d'un incident similaire avec Fernando Alonso au Grand Prix d'Europe 2003 (avec Coulthard dans le rôle du pilote surpris), qu'il avait commis une erreur à Spa en levant le pied de l'accélérateur en pleine ligne droite, dans une portion du circuit où la visibilité était mauvaise. TRES DIFFICILE DE DIRE SI COULTHARD EST VRAIMENT DE BONNE FOIS...
Consignes d'équipe
L'arrivée controversée des Ferrari au Grand Prix d'Autriche 2002.À quelques mètres de la ligne d'arrivée du Grand Prix d'Autriche 2002, Rubens Barrichello, leader de l'épreuve depuis le départ, ralentit pour offrir la victoire à son coéquipier Michael Schumacher, le meilleur représentant de Ferrari dans la lutte pour le titre mondial. La cérémonie du podium (au cours de laquelle Schumacher laisse Barrichello monter sur la plus haute marche et lui offre la coupe du vainqueur, lui signifiant qu'il est le vainqueur moral) se déroule sous des bordées de sifflets et d'injures. La polémique fera rage pendant plusieurs semaines dans les médias spécialisés. Les critiques furent essentiellement adressées à Jean Todt, le directeur de la Scuderia Ferrari, et donc à l'origine de l'ordre enjoignant à Barrichello de laisser gagner Schumacher. Mais il fut également reproché à Schumacher de ne pas avoir eu l'autorité de passer outre cette consigne (d'un intérêt mathématique discutable compte tenu de sa déjà large avance au championnat à ce stade de l'année) et de ne pas avoir laissé la victoire à son coéquipier plus méritant.
Il faut noter que ce même incident s'est produit lors du précédent GP d'Autriche, Barrichello doit céder sa seconde place à Schumacher mais ce dernier avait besoin de points supplémentaires puisque David Coulthard, sur lequel Schumacher avait 4 points d'avance, filait vers une nouvelle victoire, l'événement a néanmoins connu la même controverse.
Autres incidents et polémiques
En 1994, année du premier titre de Michael Schumacher, il y eut une polémique sur l'éventuelle présence d'aides électroniques, bannies par le règlement depuis l'année 1994, sur la Benetton B194. Les accusations se basant notamment sur les très bons départs de Schumacher et sur le fait que Benetton aurait tardé à présenter son boitier électronique lors d'un contrôle demandé par la FIA[11]. La FIA ne parviendra toutefois pas à prouver l'utilisation d'aides électroniques par Benetton en Grand Prix. Il fut également reproché à Schumacher d'autres actions de courses. Notamment au Grand Prix de Belgique 1995, où chaussé de pneus slicks sous une pluie fine, il offrit une résistance, qualifiée par certains exagérée, face à Damon Hill en pneus pluie, en changeant plusieurs fois de ligne pour défendre sa position. Un reproche qu'on lui fit aussi en 2000, lors de certains départs de Grand Prix. Néanmoins, les commissaires de course n'interviendront pas. Par contre, au Grand Prix du Canada 1998, il sera sanctionné d'un stop and go de 10 secondes, pour avoir poussé Heinz-Harald Frentzen hors de la piste, en voulant défendre sa position à la sortie des stands, sachant qu'il ne pouvait le voir. D'ailleurs, il y a désormais une ligne blanche infranchissable qui délimite la sortie des stands, pour éviter ce genre d'incidents. Il y eut aussi une polémique sur sa victoire au Grand Prix de Grande-Bretagne 1998, où il passa la ligne d'arrivée dans les stands, voulant effectuer sa pénalité (stop and go de 10 secondes), consécutive à un dépassement sous drapeau jaune. L'erreur sera toutefois reconnue par la FIA, dont les commissaires avaient annoncé la sanction en dehors des délais prévus par le règlement de l'époque.
Et pour finir : les essais privés à Hockenheim en 92
http://images.forum-auto.com/mesim [...] Schumi.jpg
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Ayrton a toujours pris enter quatre yeux les pilotes faisant des actions dangereuses sur la piste. A savoir si il osait se regarder dans une glace après certaines de ces actions en course : Japon 90, etc...
Je suis fan d'Ayrton et j'aurais tant voulu voir tous ces GP des saisons 94 à 2000 qui auraient opposés Magic au Baron... Qui n'aurait peut-être pas été rouge mais gris !!!
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