surtout avec la marge d'erreur qu'il y a...
Les premières contraventions relevées par les radars partent d'Orly
ORLY, 1er nov (AFP) - Les premières contraventions relevées vendredi sur les routes de France par les dix premiers radars automatiques ont été éditées samedi midi par la société Asphéria, filiale de la Poste, à Orly (Val-de-Marne) et partiront lundi matin, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Le délai entre l'infraction relevée par les radars et l'expédition de la contravention sera de 48 heures, exception faite des dimanches et jours fériés", a précisé devant la presse le préfet Raphaël Bartolt, directeur du projet Contrôle automatique.
Le préfet a refusé d'indiquer le nombre de contraventions déjà relevées et a précisé qu'une estimation serait communiquée d'ici à une semaine.
Un système de règlement des contraventions par téléphone et par internet, en complément de la voie postale classique, a été mis en place par le ministère des Finances, et la démonstration en a été effectuée samedi par les salariés d'Asphéria.
"Le dispositif des radars automatiques signifie la mise en place d'une tolérance zéro pour les excès de vitesse", a indiqué Rémy Heitz, délégué interministériel à la sécurité routière".
"Avant, a-t-il souligné, les gendarmes et les policiers contrôlaient la plupart du temps les automobilistes roulant à plus de 130 kms/h, pour une vitesse limitée à 110 kms/h, faute de moyens humains suffisants".
"Désormais, la marge de tolérance sera limitée à 5 kms/h, qui correspond à la marge d'erreur possible. Autrement dit, un automobiliste roulant à 116 kms/h sur une route limitée à 110 kms/h recevra une contravention".
Un système de "vidéo-codeur", c'est-à-dire une vérification optique des photos reçues permettra pendant plusieurs semaines de compléter la lecture informatique, dans les cas où la plaque d'immatriculation serait peu lisible, selon le préfet Bartolt.
"Le cumul de ces deux systèmes de contrôle rend la marge d'erreur sur l'identification du contrevenant quasiment nulle", estime Rémi Heitz.
Néanmoins, en cas de contestation, les conducteurs pourront toujours demander si le radar a bien été homologué, ce qui est obligatoire.
Un millier de ces radars automatiques seront mis en place sur les routes de France au plus tard en février 2004.
01/11/03 11:20