Bonsoir,
Tout d'abord, je vous présente toutes mes condoléances.
Citation :
Au tribunal, le conducteur a été entendu pour son infraction au code de la route, assisté d'un avocat et un autre avocat mandaté par son assurance a défendu la partie civile.
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La partie civile, sauf erreur de ma part, c'est en principe vous. Corrigez-moi si je me trompe.
Si l'accident à eu lieu après février 2007, l'assureur n'avait aucun droit de vous imposer un avocat. Vous aviez le choix de celui-ci et l'assureur ne pouvait proposer un nom que si la demande avait été faite par vos soins par écrit.
Citation :
L'assurance adverse a demandé une expertise pour déterminer la vitesse de mon frére. Pour nous et pour les services de police qui sont intervenus, il ne faisait aucun doute qu'il ne roulait pas vite donc nous avons accepté cette expertise. Après le passage au tribunal, l'avocat mandaté par notre assurance nous a transmis des éléments qu'il avait omis de nous remettre avant. L'assurance adverse demandait à ce que notre indemnisation soit diminuée car selon leur termes, notre préjudice moral était moindre car mon frère n'habitait chez mes parents qu'à titre provisoire ( il avait rendu son logement en location quelques mois avant) et moi, je n'habitait plus non plus avec eux (j'ai 35 ans!).
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La partie adverse ne peut préjuger de ce qu'il se produira dans le futur sans preuve. Si votre frère habitait chez vos parents au moment des faits, l'assurance adverse devra prouver ce qu'il avance. Mais quoiqu'il en soit, il faut garder à l'esprit que la décision des juges du fond est souveraine et que partant de là, ils sont seuls habiliter à apprécier ce type de revendications.
Ne vous laissez pas faire.
Citation :
Je ne connais pas bien les barêmes ni les modes de calcul pour évaluer la peine que l'on ressent lorsque l'une des personnes les plus chère dans sa vie nous quitte mais je pense qu'ils devraient sérieusement se pencher sur le chiffrage du préjudice moral qu'eux mêmes infligent aux proches en osant avancer des choses pareilles. Il ne s'agit pas d'argent la dedans, je m'en fout royalement de toucher quelque chose, ça ne me rendra jamais mon frère. Mais, nous n'avons pu rien dire par rapport à cela puisque l'audience était passée. Il m'a fallu plusieures semaines pour accuser le coup et me dire que leur "jugement" sur le fait que je n'habitait pas à coté n'avait aucun sens;
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Il faut les reins solides pour affronter ce type de procédure.
Citation :
Un expert a été mandaté par le tribunal pour déterminer la vitesse de mon frère, nous avons été convoqué pour assister à l'expertise, nous rendre au garage, ainsi que le conducteur de la voiture, constater les dégats sur la voiture, qui avait la portière arrière droite enfoncée d'environ 7 CM et rayée sur la longueur à partir de l'aile AV droite en bas. La moto n'était plus visible car elle avait été mise en épave. D'après des photos parues dans le journal elle ne nous avait pas parue si abîmée pourtant. L'expert mandaté par notre assurance a déclaré lui qu'elle était détruite (????). Après l'accident, mes parents et moi n'avions pas eu le courage d'aller voir la moto ... Nous nous sommes ensuite "transportés" sur les lieux de l'accident pour constater les marques au sol . J'ai oublié de dire qu'il y avait un expert mandaté par le tribunal, un expert pour l'assurance adverse et un expert mandaté par notre assurance, naivement moi je pensais qu'un expertise se faisait sur des éléments objectifs et qu'il n'y avait pas lieu de tergiverser.
Sur place, l'expert a paru dire qu'effectivement il n'y avait pas de vitesse que la voiture n'aurait pas du couper la route a cet endroit à la corde etc...
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Je suppose que vous parlez de l'expert mandaté par le magistrat chargé du dossier.
Citation :
Nous avons reçu son rapport il y a quelques jours, il dit que mon frère roulait à 80 kmh au lieu de 50 , nous avons 10 jours pour faire connaître "nos observations éventuelles".
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Si le rapport est celui de l'expertise judiciaire, faites connaitre vos observations en soulignant qu'il n'y ni trace de freinage, que le choc sur la voiture est latérale et qu'il n'y a pas lieu d'accorder beaucoup de valeur au témoignage du conducteur responsable.
A la limite, faites faire une expertise de votre coté afin d'obtenir des conclusions divergentes et vous les verserez au dossier comme contestation du rapport.
Une fois de plus, seuls les juges ont un pouvoir souverain de décision et apprécieront les éléments à leurs juste mesure.
Citation :
Pour ses calculs il s'est basé sur la seule déclaration du conducteur qui dit avoir vu la moto se lever environ à 20 m avant le choc (alors qu'il ne l'avait pas vu avant de tourner et que la visibilité est bonne sur plus de 150 m). Il détermine à partir de là une distance de freinage, or aucune trace de freinage au sol n'a été relevée.
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L'appréciation de la distance relevé par le conducteur responsable est subjective. Soulignez le dans vos constations et faites remarquer qu'il est impossible pour un être humain de pouvoir observer une distance objective sans outils de mesures. Que dès lors l'appréciation de la vitesse relevé par l'expert est une notion tout aussi subjective.
Citation :
Mon frère n'était pas un fou de vitesse il était prudent. Il avait changé de moto en se disant que celle ci était plus sure car elle avait un freinage ABS. Je ne comprend pas. Une moto doté d'un ABS, c'était une suzuki GSXR 750, peut elle vraiment se lever en cas de freinage d'urgence et sans laisser de trace??? Les pneus était neufs, la moto avait deux mois...
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Il est possible qu'une moto se lève au freinage, mais il n'y a pas besoin d'être à 80km/h pour ça, un freinage appuyé suffit.
Citation :
L'assurance adverse veut un partage des torts à 50/50 pour limiter encore les indemnisations c'est pour cela qu'elle a réclamé l'expertise. /quote]
Oui, et tout les moyens sont bons pour arriver à diminuer leurs parts de responsabilités. Et malheureusement pour vous, ce n'est que le début de la procédure, vous en verrez encore des vertes et des pas mûr.
[quote]Je refuse que mon frère soit déclaré responsable alors qu'il a été fauché purement et simplement, je peux comprendre une erreur du conducteur qui ne l'a pas vu, malheureusement personne n'est à l'abri de faire une connerie au volant mais je ne supporte pas que la mémoire de mon frère soit salie par des assureurs qui veulent seulement économiser quelques euros.
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Ce sont les réactions typiques de toutes les assurances dans ce type de situation. Gardez à l'esprit que si même la décision vous était défavorable, vous avez encore plusieurs voies de recours (appel, pourvoi en cassation, assemblée plénière). A ce stade-ci, rien n'est fait et il ne faut surtout pas prendre toutes les réactions des assurances comme une attaque personnelle qui déboucheraient sur une issue inéluctable.
C'est une épreuve de force entre deux parties, mais ce sont les juges qui sont seuls aptes à prendre les décisions en se basant sur le droit et non sur des supposition ou des éléments qui sont sans preuve.
Citation :
L'avocat qui nous représente est mandaté par notre assurance mais les assurances font appel tantot à l'un tantot à l'autre si bien qu'ils travaillent en fait pour plusieurs assurances et plus ça va et plus je perd confiance.
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Vous avez le choix de prendre l'avocat que vous désirez, n'hésitez pas à en changer si ce dernier ne vous convient pas.
Citation :
....seuls les chiffres comptent et peut importe les conséquences humaines que cela peut provoquer; je ne parle pas des personnes que l'on peut avoir au téléphone qui sont en général aimables mais des manières de procéder qui sont un véritable scandale.
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Comme vous le dites, seuls les chiffres comptent et il ne s'agit pas d'une situation de deuil pour l'assurance adverse mais d'une partie d'échec dont les pions sont les éléments du droit. C'est à celui qui maitrise le mieux ces éléments qui mettra le plus de chance de son coté. Pour l'instant la partie adverse se débat avec une affaire qui pour eux est très mal engagé. Leurs revendications ne peuvent donc avoir d'autre but que de limiter leurs indemnisations. Faut-il encore que celles-ci aient un temps soit peu de crédibilité aux yeux d'un juge.
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A l'heure qu'il est nous nous demandons si nous devons faire appel à un expert et à un avocat indépendants pour nous représenter si cette expertise est maintenue.
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Oui, dans ce genre d'affaire, il le faut.
Citation :
J'ai lu sur le forum les coordonnées de solidarité motards accidentés, je pense que je vais les contacter, avez vous d'autres coordonnées pour être conseillée sur les démarches possibles?
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Ce n'est pas d'une association de ce type dont vous avez besoin mais d'un véritable avocat spécialisé en droit pénal et au fait des problèmes liés aux procédures des accidents de la route. Une association ne sera pas apte à plaider, elle n'en a pas le pouvoir et leur confier un dossier signifie engager des frais quasi identique à ceux d'un avocat (ce qui ferait double emploi puisque l'avocat à ce stade est indispensable).

Message édité par Crapahut le 04-09-2008 à 02:28:39