Le 31-05-2008 à 18:13:54, goulouk a écrit :
Ok, je suis peut-être un peu plus calé que toi dans le monde de la médecine (chacun son taff )
Enfin ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas non plus un truc super invalidant comme il y en a malheureusement trop (amputation, toussa...) et que 11000€ pour ça c'est très raisonnable je trouve.
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C'est un peu se moquer de la tête des gens que d'oser faire ce genre de remarque ne sachant pas de quoi souffre le patient. T'es du style à faire des diagnostiques sans savoir et évaluer des séquelles et handicap sur base de rien du tout ?
Je ne doute absolument pas de tes capacités en médecine mais ne confond pas la médecine avec le domaine de l'expertise médico-légale qui sont deux métiers totalement différent. A ce stade, c'est surtout faire preuve d'un dont de voyance pour arriver à déterminer la gravité d'un trauma en se basant uniquement sur le mot "fracture"... et je ne vois pas en quoi tu es apte, sur base des éléments qui se trouve ici, à déterminer le degré de validité de la personne.
Ce sont des choses tellement peu invalidante les traumas du poignet que le domaine de l'expertise médico-légale (et je souligne le mot légal) attribue jusqu'à 25% d'IPP dans les cas les plus grave sans parler de paralysie ou d'amputation (car dans ces cas-là, ça peut aller jusqu'à 40% par main) en droit commun et 100% en droit du travail.
Ce qui peut donc être jugé par les experts comme un handicap lourd donnant lieu à de grosse indemnisation est peut être pour toi peu invalidant mais la réalité des faits est tout autre et au vu de ta remarque, je pense sincèrement que tu n'as aucune idée du fonctionnement du système indemnitaire (que tu confond joyeusement avec la médecine) pour oser faire des remarques pareil.
Pour estimer que cela est une indemnisation basse, il faut déjà connaitre les jurisprudences de la juridiction concernée afin de connaitre la valeur du point d'IPP, la valeur du Pretium Doloris attribuée par les tribunaux de la juridiction pour un 3,5/7, (pareil pour le préjudice esthétique). Ne peut-on pas aussi se demander si la personne aurait droit à une indemnisation pour le préjudice d'agrément (quels sont ses activités de loisirs, sportives et autres ?), est-ce que l'ITT est correctement indemnisée sachant que l'on ne connait rien des revenus de la personne (j'ai pris le minimum syndical dans mon estimation), ne peut-il pas prétendre à une indemnisation pour les efforts accrus vu que la consolidation à eu lieu 8 mois après sa reprise du travail, n'y a-t-il pas de répercussions professionnelles ? etc...
Et pour terminer est-ce que l'expertise réalisé par l'assurance est représentative du traumatisme subi ? certainement pas sachant comme se passe ce genre d'expertise.
Je considère objectivement cette indemnisation comme basse (pas nécessairement mal honnête mais basse). Il manque des postes d'indemnisation, c'est une chose certaine, mais nous n'avons pas tous les éléments du dossier pour pouvoir juger de la hauteur des manquements. Maintenant la question qui se pose est de savoir quelles sont les efforts à fournir pour obtenir plus ? est-il judicieux de se lancer dans une contre-expertise judiciaire sachant la lourdeur de ce genre de procédure ? Il est impossible de répondre à ces questions dans l'état. Dans le doute, je préfère m'abstenir plutôt que de lancer les gens sans réfléchir dans des procédures pénibles.
Ces remarques ne sont pas contre toi, c'est juste que la réalité des faits en bien différente de l'opinion que tu peux en avoir. 
Message édité par Crapahut le 31-05-2008 à 19:48:17