Par contre j'ai lu, ou relus ceci sur l'Avensis qui me plait énormément...!!
Un bel étendard
> Toyota Avensis 2.4 165 VVT-i
Par Jean-Philippe Jourdan - lequotidienauto.com - 02/11/2004
Avant le futur Diesel "propre" de 180 ch. prévu en 2005, l’Avensis parfait son haut de gamme essence en se dotant d’un 2.4 à injection directe. Puissant mais civilisé, ce bloc de 163 ch bénéficie en exclusivité d’une nouvelle boîte automatique 5 rapports.
Agréable à l’œil à défaut d’être esthétiquement bouleversante, en accord total avec les mentalités européennes en matière de châssis et de finition, la Toyota Avensis a su s’immiscer sans faire de bruit parmi les valeurs sûres d’un segment en relative perte de vitesse. Entre Opel Vectra et Ford Mondeo, sa part de marché croît ainsi régulièrement chaque année (de 1,1 % en 2002 à 3,4 % en 2004). Preuve si l’on en doutait encore que son charisme, certes austère, agit pourtant bel et bien.
Afin d’intensifier cette attirance, la familiale nippone aura le privilège d’inaugurer le prochain Diesel de la marque. Un bloc dont la puissance annoncée à 180 ch. ne devrait avoir d’égale que sa propreté, avec des taux d’émissions record, annoncés comme inférieurs de moitié aux normes Euro IV et surtout la réduction simultanée des émissions d’oxydes d’azote et de particules nocives pour la santé, grâce à un catalyseur à quatre voies (DPNR).
En attendant la greffe de ce moteur révolutionnaire, l’Avensis parfait son haut de gamme... essence. Autant dire tout de suite qu’il ne faut pas attendre monts et merveilles côté ventes de cette version 2.4 165 VVT-i (une prévision insignifiante de 3 % et 300 ventes face aux 81 % revendiqués pour le D-4D de 116 ch.).
Qu’à cela ne tienne... Chez Toyota, on croit aux blocs essence à injection directe, qui pourraient bien être la solution d’avenir si d’aventure le prix du gazole continuait de croître. Après le 2.0 VVT-i de 145 ch, c’est au tour du petit dernier 2.4 VVT-i d’exploiter la même technologie.
Ce bloc —le plus puissant jamais monté sous le capot d’une Avensis— développe 163 ch à 3.800 tr/min. Conséquent, d’autant que le couple de 230 Nm (+ 34 Nm par rapport au 2.0) distille la quasi-totalité de sa puissance (90 %) dès 1.800 tr/min : on n’est désormais plus très loin des chiffres revendiqués par les Diesel les plus modernes.
Avec la pression d’injection la plus élevée (de 80 à 130 bar) des blocs essence à injection directe du marché, on aurait pu imaginer quelque répercussion néfaste quant au niveau sonore. Que nenni ! Aussi disponible qu’onctueux, ce 2.4 VVT-i se révèle également particulièrement discret tant sur les plans acoustique que vibratoire, grâce à la présence d’un double arbre d’équilibrage et de pignons en résine synthétique —une première mondiale.
Légère déception toutefois du côté des performances. Certes remarquables —certains six cylindres s’en contenteraient bien—, elles n’évoluent que trop peu par rapport au 2.0 pour susciter un réel enthousiasme : 220 km/h contre 210 km/h à la 145 VVT-i ; le 100 km/h départ arrêté en 9,3 s contre 9,4 s. De quoi légitimement douter de l’intérêt d’un tel investissement, même si les répercussions à la pompe restent mesurées, avec une moyenne en cycle mixte de 9,5 l/100 km (données constructeur).
En complément de ce bloc, l’Avensis 2.4 troque la transmission automatique à 4 vitesses de la 2.0 (laquelle disparaît du même coup du catalogue, alors que la version manuelle perdure) pour une nouvelle boite de vitesses automatique 5 rapports à gestion électronique et commande semi-sequentielle dont elle détient pour le moment l’entière exclusivité... chez Toyota. Lexus en a déjà doté son RX300.
Plus légère et compacte que la plupart des boîtes auto cinq vitesses actuelles, elle se révèle par rapport à sa devancière beaucoup mieux étagée, avec notamment quatre premiers rapports plus courts. Tandis que la greffe d’une cinquième vitesse, pour sa part allongée, vient optimiser tant la vitesse de pointe que la consommation. Par ailleurs, les passages s’effectuent sans à-coup, et dans un temps de réaction tout à fait honorable : cela ne vaut certes pas la reine DSG, mais n’en reste pas moins du bon boulot !
Nantie de ce nouveau binôme particulièrement bien assorti, l’Avensis 2.4 VVT-i joue sur du velours. Impériale sur route, elle ne pousse pas, de par sa vocation et son poids (1.425 kg), au flagrant délit et s’apprécie surtout sur autoroute et en conduite coulée.
Pour autant, elle peut également se révéler assez joueuse lorsque poussée dans ses derniers
retranchements, comme ce fut le cas lors de notre Essai tant sur l’ovale que sur le circuit routier du CERAM (Centre d’Essais et de Recherche Automobile de Mortefontaine). Et ce en toute quiétude grâce à son comportement très sain et son arsenal sécuritaire poussé. Seul reproche, un amortissement très (trop ?) ferme délibérément inspiré des références allemandes.
Proposée exclusivement dans la plus haute finition Linea Sol Pack, l’Avensis 2.4 VVT-i affiche ainsi vêtue l’un des équipements les plus complets de sa catégorie : ESP, sellerie cuir, climatisation bi-zone, système audio 8 HP avec commandes au volant, jantes alliage 17" (y compris celle de la roue de secours)... Rien ne manque, pas même les 9 coussins de sécurité livrés de série, dont le fameux protège genoux côté conducteur, unique sur le segment.
Dernier atout de cette nippone : un tarif pas loin de défier toute concurrence : 27.500 € (soit 1.050 € de plus que la 2.0 145 ch. équivalente). Pour la même somme, la récente Peugeot 407 2.2 ne propose dans sa finition Exécutive Pack Auto qu’une transmission quatre vitesses, un bloc moins rond et une dotation moindre.
Parler aux sens comme à la raison
> Toyota Avensis 130 VVT-i Linea Sol
Par Eric Bergerolle - lequotidienauto.com - 13/10/2003
Auréolée du triple label "dessinée, mise au point et construite en Europe", l’Avensis est la première familiale opposée aux références européennes avec autant d’assurance de la part de Toyota. Treize cents kilomètres à son volant nous disent pourquoi.
Toyota figure régulièrement parmi les cinq meilleurs constructeurs automobiles en termes de fiabilité et de longévité de ses modèles, que le classement soit établi aux Etats-Unis par J.D. Power ou en Europe par un grand magazine spécialisé. Il n’est donc point étonnant que la réputation de qualité soit devenue indissociable de l’image de marque de Toyota.
Toutefois, à force de raisonnable, les berlines Toyota ont fini par sombrer dans une certaine austérité. Non seulement en France, mais également en Amérique du Nord, où la firme s’inquiète de voir l’âge moyen de sa clientèle dépasser celui de ses concurrents directs. Suffisamment en tous cas pour motiver la création de toutes pièces d’une marque, Scion, axée sur les 18-25 ans.
Avant de réagir en sortant les S80 et S60, Volvo était tombé dans la même sorte de travers : mettre en avant le seul argument de la sécurité revenait à ignorer que l’automobile n’est pas un bien de consommation dont l’achat répond aux seuls critères rationnels. Elle doit parler aux sens comme à la raison du conducteur, ainsi que le confirme la tendance à l’exacerbation des passions automobiles, avec le retour en force du style, la résurrection des blasons sportifs, et la multiplication des versions surpuissantes chez les grandes marques.
L’objectif de Toyota en Europe n’est donc pas tant de rajeunir sa clientèle, mais plutôt d’en conquérir une nouvelle en répondant à ses exigences, réputées les plus élevées du monde tant sur le plan du style que des prestations routières. La robe de l’Avensis, comme celle de la Corolla avant elle, a donc été consciencieusement dessinée en Europe (par le Centre EDÝ de Sofia Antipolis) et ses trains roulants mis au point sur nos routes. Et cela se sent, autant que cela se voit.
Pour inspirer la robustesse, l’Avensis emprunte habilement certains éléments caractéristiques du style des Audi et Volkswagen, tels le pavillon en arc de cercle, les bas de caisse marqués, et la calandre massive. Son originalité se concentre dans le profil des optiques et dans le rostre surplombant l’écusson de la marque. Avec 4,63 m de long (11 cm de plus que sa devancière), l’Avensis parvient à en imposer davantage que la Ford Mondeo pourtant 10 cm plus longue à empattement égal.
Ces mensurations servent l’habitabilité. La sensation d’un poste de conduite étriqué a disparu, et les passagers profitent à l’arrière d’un espace aux genoux plus généreux que dans une Renault Laguna, mais moindre que dans la VW Passat. Cette dernière ne prend l’ascendant sur l’Avensis en termes de volume de chargement que par cinq petits décimètres cube.
Sur la route, les bonnes surprises continuent. La suspension douce, quoique assez fermement amortie adopte un compromis très similaire à celui de la Renault Laguna. Elle préserve les occupants d’un roulis excessif, se révèle impériale sur autoroute, mais un peu plus sèche à basses vitesses. Le siège conducteur s’avère confortable au long cours, malgré le réglage seulement partiel de la hauteur de l’assise.
Le comportement déjà serein de l’ancienne génération a gagné en efficacité malgré l’accroissement de la masse : le train arrière se montre presque aussi coopératif que celui d’une Honda Accord, tandis que l’avant repousse loin les limites du sous-virage. Avec une boîte plus rapide, l’Avensis mériterait presque le qualificatif de "dynamique". D’autant que le quatre cylindres 1.8 de 129 ch. se montre très alerte sur les deux premiers rapports.
Les choses se gâtent un peu ensuite, lorsque un rétrogradage en quatrième s’impose pour doubler énergiquement. Ce qui élève notablement le niveau sonore. Par ailleurs, la souplesse appréciable en seconde de ce 1.8 à calage d’admission variable détonne par rapport aux à-coups difficiles à éviter en première : avec un embrayage sans consistance et une pédale d’accélérateur difficile à doser finement, les adeptes de la conduite coulée devront s’imposer un temps d’adaptation. Idem avec le manque de remontée d’informations dans la direction, et son trop faible retour en manœuvres.
Au final, l’Avensis fait la démonstration de vertus (comportement, habitabilité) qui la placent dans la bonne moyenne des familiales européennes. Voire même parmi les meilleures en termes de finition (assemblage soigné et matériaux plus cossus qu’auparavant) et de sécurité passive, grâce à un coussin de sécurité pour les genoux du conducteur, inédit dans la catégorie. Qui plus est, à 20.750 € (Linea Sol), l’Avensis 130 VVT-i se présente mieux équipée qu’une VW Passat 2.0 130 ch. Confort (22.540 €), et équivalente à une Renault Laguna 2.0 16V 135 ch. Dynamique (24.250 €).
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C'la vaut presque le coup de rouler avec une Avensis 2.4L BVA 5 en occasion; par rapport à bien des compactes et bien des routieres....n'est ce pas ???