Bien que des versions turbo et à compresseur et boîte automatique aient été vendues au Japon, nous n'avons eu droit ici bas (CH+EU) qu'à la version de base... Autant dire que ça n'avance pas des masses.
Il faut garder à l'esprit que c'est une Kei car japonaise, faite d'abord pour la ville et de quatre places seuleument.
Les rapports de boîte sont courts et il faut cravacher ferme pour suivre le rythme, ce qui s'en ressent sur la consommation en regard de la cylindrée et la longévité de l'ensemble si bourrin au volant.
La rouille est un autre point sensible du modèle, notamment dans les passages de roues avant (regarde bien la jonction des tôles à l'arrière du passage de roue avant, juste sous le pied gauche du conducteur (et du pied droit du passager...)) et derrière la plaque d'immatriculation arrière. Une inspection sous toutes les coutures est indispensable et lever les tapis est important; ne pas oublier de regarder l'état de l'échappement.
Quelques problèmes de roulement (tiens tiens, comme sur certains Forester) ont été remarqués et corrigés et certains cardans maltraités se sont signalés. Les joints de portes sont fragiles car ils sont exposés mais rien de bien méchant. Les sièges ne sont pas calibrés pour notre gabarit de malbouffeur et ils ont plutôt tendance à s'affaisser sous nos lipides stockés.
Les matériaux sont toutefois de très bonne qualité et résistent bien mieux que la moyenne à l'usure du temps.
Les atouts de la bête sont néanmoins nombreux et dans les micros citadines, rien de mieux n'a été inventé :
Quatre portes (en principe), un grand hayon, des accès à bords hyper faciles, quatre roues motrices (que deux sur certains marchés car il faut en avoir l'usage), un gabarit minuscule mais une bonne habitabilité (une contrebasse rentre sans problème !), une visibilité parfaite et une bonne fiabilité de la marque aux étoiles.
Il est possible avec cet engin d'aller crapahuter dans la brousse grâce à son gabarit minuscule, son poids ridicule, des voies étroites qui permettent de croiser les ornières et une motricité remarquable, Subaru oblige. Dans des conditions critiques, il n'était pas rare de voir la petit Sub se faufiler entre des Audis quattro, Mercos 4-Matic, VW syncro, Toyota RAV4, Tercel et autres Mitsu Lancer, toutes à l'arrêt (les gros 4x4 n'étaient pas au rendez-vous, relégués aux chaînes et au bas des montées). La réputation de la marque est intacte dans ce domaine, mais ne vous imaginez pas aller titiller un chrono de STI, visez plutôt le calendrier annuel... vous serez plus proche de la réalité.
Montagnarde et citadine, logeable dedans et dehors, malgré tout économique (pneus, assurances, maintenance), elle est capable de beaucoup de chose insoupçonnées, y compris des longs trajets en étape et des kilométrages élevés. Les économies faites avec cette Vivio vous payeront l'hôtel !
Et à propos, le nom VIVIO vient de sa cylindrée en chiffres romains : VI VI 0 (660cm3)
L'usage demandé guidera l'achat (nombre de places, ville / banlieue /autoroute), assurances, pneus, etc. etc..
Dans les petites japonaises, regardez aussi chez
Suzuki (Alto, Wagon R),
Daihatsu (Cuore, Charade (Gtti ;-))) )
Honda (Jazz ou Zest (première génération de 1987, esthétique discutable))
mais comme toujours attention à la rouille avec ces yeux bridés.
Toyota est surcoté et la Starlet fini comme toutes les autres par bouffer de l'huile et rouiller...
Google, Wikipedia feront le reste !
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