Meuh non, la gamme EA était fiable jusqu'au malheureux EA82 équipant ces séries L. Il était possible de fiabiliser ces derniers avec quelques modifications, notamment au niveau du refroidissement et des masses électriques, mais le 99,9% des EA82 Turbo ont fini avec des culasses fendues ou des joints HS. Je passe bien sûr sur la rouille qui générait assez vite des séries L "Lightweight"...
Avant ces moteurs, les EA71 et EA81 étaient tellement simples et robustes de conception qu'ils étaient increvables, recyclés après la vie de l'auto dans des avions ou ULM (pas de courroie de distribution, pas d'électronique (hormis un allumage transistorisé et quelques version injection vers la fin).
Subaru s'est aussi engagé en rallye avant ces séries L, par le biais de privés ou d'importateurs mais certainement avec le soutien de la marque. Ainsi, en 1982, une Subaru terminait (dans la douleur) le Paris-Dakar (Subaru Turismo).
Sinon, le XT était véritablement révolutionnaire pour l'époque. Une version 6 cylindres à plat a été proposée en Amérique du Nord. Des détails d'avant-garde comme le volant réglable en hauteur et profondeur (avec les cadrans !), des poignées de portes avec un clapet aérodynamique, une suspension pneumatique réglable, des capacités routières largement supérieures à la moyenne de l'époque et toujours la faculté de crapahuter hors bitume grâce notamment à une transmission intégrale géniale et une garde au sol de plus de 20cm. Toujours amusant de remorquer dans 50cm de neige des syncros, 4matic et autre 4x4 avec un coupé sport ;-)))
Le hic du XT dans nos contrées salées en hiver était bien entendu la corrosion, comme toute série L qui se respecte... Les passages des tuyaux d'air de la suspension dans les passages de roues, le bandeau avant et, conséquence d'un toit ouvrant mal conçu, des bas de caisse qui se remplissent par le haut. Au final, même la rigole du toit ouvrant devient molle... La finition n'était pas non plus au rendez-vous et tranchait dans la qualité des matériaux avec les autres modèles. J'en ai pour souvenir un tableau de bord en plastique dur de chez dur qui finissait par vibrer et se démonter. J'ai retrouvé ce sentiment de "pas Subaru" dans les dernières réalisations, notamment le Tribeca (fait aux USA) et les derniers modèles qui commencent à être pollués par Toyota, actionnaire de l'autre marque aux étoiles. Snif.
Voilà, de bons souvenirs à son volant mais je m'en suis retourné avec joie au EA81 !