Après 3000 km je peux vous donner mes impressions sur ma Seat ALTEA TFSI DSG
commandée le 20 mai 2007 et reçue le 3 août 2007.
Je suis passé par un mandataire sur internet : Auto Planet (19% de remise soit 23 000€) et j’ai réceptionné mon véhicule chez Seat Gonesse dans le 95.
Il s’agit d’un « modèle 2008 », innovations par rapport au modèle 2007 : les airbags « thorax arrières » n’étaient plus disponibles
, les vitres fumées à l’arrière sont de série, le gris sombre et remplacée par le gris Dauphin, les monogrammes de rappelle de clignotant TDI ou TFSI ont disparus et la sérigraphie des clignotants a été modifiée.
Les options que j’ai choisies sont les suivantes :
- Boite DSG
- Toit ouvrant
- Grand ODB + blutooth
- Prise USB
- Couleur : NOIR MAGIC
J’ai également fais poser en concession le radar de recul (utile compte tenu de la faible visibilité arrière)
J’ai rajouté les monogrammes TFSI qui avaient disparus et me suis inspiré de la gamme CUPPRA en peignant les étriers de frein en rouge. Je trouve que ces deux modifications renforçe l’agressivité de la belle.
L’appellation commerciale de la voiture et bien TSI , pourtant le cache moteur et l’étiquette de sortie d’usine du manuel affichent toujours TFSI…(ma carte grise affiche elle TSI…).
La nouvelle politique commerciale de Seat contribue à brouiller les cartes car l’appellation TSI était jusqu’à présent réservée aux moteurs dits Twincharger) dotés d’un compresseur et d’un turbo, ce qui n’est pas le cas du 2 litres de l’ALTEA
.
Confort/équipement :
Les sièges sont très confortables avec de multiples réglages (hauteur, lombaire, réglage volant) ce qui permet de trouver une position de conduite idéale.
L’équipement de série est pléthorique, il ne manque que les tablettes au dos des sièges et le radar de recul par rapport à la finition haut de gamme mais en contrepartie beaucoup d’équipements sont spécifiques à la finition FR (Pars chocs sport, jantes spécifiques, sièges, fonds de compteur blanc, châssis sport..)
Les suspensions dures altèrent sensiblement le confort mais cela reste supportable.
Je n’ai pas de bruit d’air dans les rétros.
Les moquettes de couleur noir sont de qualité moyenne et très sallissante.
Les plastiques durs ne proviennent à l’évidence pas de la banque d’organe AUDI…
L’assemblage est cependant de bonne facture.
La peinture sensible aux rayures est belle en NOIR MAGIC mais excessivement sallisante…
L’insonorisation est bonne.
L’équipement audio de série (8HP) me semble d’assez bonne qualité.
La banquette arrière fractionnable 2/3 1/3 est très pratique et permet de donner au coffre une capacité très au dessus de la moyenne de beaucoup de berlines.
Il y a pas mal d’espaces de rangement intérieur dont la contenance reste cependant limitée.
Le toit ouvrant est un peu petit mais contribue à rendre l’habitacle plus lumineux.
Consommation/autonomie :
Malgré l’injection direct pas de gros miracle, le poids conséquent de l’auto (1.5 tonnes) étant le premier responsable après le turbo et la puissance développée.
10 litres en conduite calme, 12 litres en conduites sportives soit pour ce qui me concerne environ 11 litres au 100, (ce qui reste cependant un chiffre assez honorable pour un moteur turbocompressé de cette puissance et de cette cylindrée).
Dans ses conditions les 55 litres du réservoir n’autorisent qu’une autonomie limitée à environ 500 kms.
Le moteur accepte le SP 95 mais me semble plus réactif et un peu moins gourmand avec du SP 98 (impression confirmée par le manuel SEAT qui reconnaît une légère perte de puissance en SP 95).
Le bouchon qui nécessite l’utilisation de la clef me renvoie une dizaine d’années en arrière…
Performance/agrément :
Le son moteur est très agréable, rauque à bas régime, métallique en haut. (faudra que j’essaye de mettre un fichier avec du son…)
Le rupteur est perché haut vers 6500 t/Mn (pour une puissance maxi annoncée de 200 CV entre 5100 et 6000) .
Le moteur en fait probablement 215/220 réels à en croire les passages au banc réalisés par certains possesseurs de Golf GTI ou d’Audi TT , l’écart de performance avec le TDI 170 (qui a été jaugé à 185 réel sur trois modèles différents par Auto-plus) et les performances enregistrée par mes soins (http://www.dailymotion.com/cunyster/1)
L’association DSG/TFSI fait des miracles et procure une conduite jubilatoire
.
La dsg par sa douceur et sa réactivité sublime les performances du moteur, en accélération le mode S permet l’utilisation des capacités optimales du moteur avec des changements de vitesse au régime le plus favorable à la performance pure.
En reprise, en cas d’enfoncement max de la pédale des gaz la DSG tombe en quelques centièmes de seconde 2 ou 3 rapports ce qui permet de laisser sur place (ou presque) près de 95% de ce qui roule.
Le 90 -120 en mode S est abatu en 4.2 seconde (voir vidéos sur http://www.dailymotion.com/cunyster/1)
En conduite coulée la douceur de passage des rapports (absence de rupture de couple) laisse sans voix.
Il existe même un mode départ arrêté avec la fonction « Launch contrôle » .
L’intérêt en usage normal est certe nul et la procédure complexe (pas décrite dans le manuel d’utilisation…)
Le véhicule à l’arrêt, il faut passer le sélecteur en position « S », ESP déconnecté, appuyer à fond sur la pédale de frein puis simultanément à fond sur l’accélérateur. Le régime moteur se stabilise alors vers 3.000 tr/min, et le relâchement de la pédale de frein procure un départ canon.
Je souligne que sauf erreur de ma part le mode « Launch contrôle » n’est pas disponible sur les DSG accouplées à des motorisations DIESEL.
J’ai ainsi pu effectuer un 0-100 en environ 6.5 secondes
(moteur d’origine, SP 98, route sèche, plein au ¾, voiture vide, 3200 km au compteur).
Ce chiffre tout à fait surprenant (digne d’une LEON CUPPRA) est à comparer au 7.7 secondes pudiquement revendiqué par Seat.
Pour ceux qui restent dubitatifs voir 2 vidéos sur " target="_blank">http://www.dailymotion.com/cunyster/1)
Je pense que SEAT minore volontairement un peu les chiffres de ses modèles pour ne pas faire trop d’ombre aux possesseurs de WOLSWAGEN ou d’AUDI.
Pour illustrer mon propos je rappelle que la CUPPRA a récemment été étalonnée à 262 CV par AUTO PLUS pour 240 annoncés…
Le mode séquentielle me plait finalement beaucoup et recueille ma préférence dès que la route se fait très sinueuse.
Les palettes au volants tombent sous la main et permettent une conduite plus intuitive en forçant la boite à rétrograder ou à passer le rapport supérieure (même en D ou S) pour anticiper un virage, utiliser le frein moteur en descente ou adopter une conduite plus coulée.
En conduite active dans les épingles il est cependant nécessaire de se servir du levier de vitesse pour passer le rapport désiré car les palettes tournent avec le volant et ne sont parfois plus accessibles.
Le moteur cumul les qualités, la force, la puissance et la douceur de fonctionnement tout en vrombissant de bonheur.
Sa disponibilité est permanente (couple de 280 N/M disponible de 1800 à 5000 t/mn) et ce, quelque soit le rapport engagée et souplesse donne l’impression de conduire un V6.
Le permis de conduire est en permanence en danger et sur autoroute le régulateur de vitesse est très utile pour calmer les ardeurs et ramener à la raison.
En dépit d’un poids important les performances restent très correcte (officiellement 0-100 en 7,7, 1000 M DA en 28,2) même si voiture très chargée je me demande parfois comment j’ai pu envisager d’opter pour une motorisation moindre…
La tenue de route est très bonne, la voiture semble sur des rails.
Ma conclusion : cette voiture est à recommander aux allergiques du mazout nostalgiques de l’époque des GTI pures et dures, qui ont tous leurs points sur leur permis et une petite famille à transporter.
A ce niveau de prix elle offre en effet un compromis habilité/performance/agrément/esthétique selon moi unique sur le marché.
En prime, on jouit d’une exclusivité, en effet compte tenu de la diffusion confidentielle de ce modèle il est assez illusoire d’espérer jamais croiser la même sur la route…
Pour les photos RDV sur le forum de l'ALTEA sur http://www.autotitre.com/forum/FOR [...] 0p1463.htm