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Attention, c’est long et fastidieux. Lecture à vos risques et périls.
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Permettez-moi de parler, un peu de fiabilité, un tout petit peu.
La fiabilité n'est pas un problème de marque au sens direct du terme, elle est un problème de management d'entreprise avec le fameux rapport ventes/qualité qui soi-disant adapte les frais de production à la clientèle que l'on a, que celle-ci soit contente ou pas. Il faut aujourd’hui obtenir le maximum de "bénéfices" immédiats. Demain est un autre jour !
L’assentiment de la clientèle nationale, un certain "m'as tu vu" aussi, peut être lié à une l’habitude de voir des choses mal faites ou qui déçoivent. Un certain chauvinisme national aide aussi a faire passer la pilule. Cette autodéfense sert bien les producteurs de véhicules, de Mercédès à Fiat en passant par Renault et Général Motors. J'achète français, puis européen !!!
Je dois reconnaître que c'est ce que j'ai dit, bêtement (et trop méchamment) à un ami, il y a 45 ans. Il avait une Ford (à l’époque nous avions 5 ou 6 constructeurs). Il m'en a voulu, mais je ne l'ai su que bien plus tard. Il est inutile de blesser les gens et toute vérité n'est pas bonne à dire (enfin celle qu'on croît à l'instant T)
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Il faut avoir pris une raclée comme moi pour savoir, hélas, que ce n'est pas les français (et les européens) qui abandonnent leurs constructeurs, mais que ce sont les industriels qui ont failli à leurs missions. L'automobile n'est qu'une parcelle de ce que nos responsables ratent depuis 30 ans. (Je parle de notre intelligentsia, de ceux qui nous explique à longueur de journée ce que nous devrions faire, et qu'ils ne font pas, y compris de mettre leurs enfants dans les écoles "républicaines" en France). Vous savez où nous en sommes ! Mais le verre peut être vu à moitié plein et ça pourrait être bien pire. Il faut encore les remercier de ne pas plus intervenir dans nos pensées et nos actes.
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La qualité est une conjonction d'attentions, de contrôles, de choix de fournisseurs, d'essais, et surtout, la capacité à refuser de laisser sortir un véhicule bâclé. Pour assumer cette dernière condition, il faut que les techniciens (les emmer...) aient suffisamment de poids sur les administratifs. C'est ce que je subodore (crois) qu'il doit se passer chez Mazda ! ! Là aussi, question de principe. Pour continuer à construire un moteur rotatif à l’heure où les chevaux vapeurs vont être remplacés par des chevaux tout court, il faut plus que de l’intérêt financier.
Tout laisse à penser que ce n'est pas le cas chez les constructeurs français qui préfèrent (ou sont obligés de) faire supporter les risques qu’ils prennent par leurs clients.
J'en sais quelque chose : en juin 2006, Renault ne pouvait pas me faire essayer une Clio à boîte automatique alors qu'il en avait plusieurs à son catalogue. Petit garagiste puis grosses concessions, enfin Renault lui-même, téléphones, émails, pas de réponse. Rien n’y a fait (cette histoire est malheureusement pas exagérée, demander à l’entreprise .
J'ai failli disjoncter et me voyait à la tête d'un commando anti constructeurs bidons. J’avais un édredon devant moi. Il est vrai qu’à 74 ans, on n’intéresse plus personne, même pas les docteurs. Peut-être les maisons de « retraite » privées !
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Ce "je m'en fou", demain est un autre jour, à déteint chez Opel.
Ma Vectra 1996-2006 m'a coûté en 10 ans (127 000 km) autant en entretien-réparation que son prix d'achat (140 000 F) (et j'en ai oublié). Les deux précédentes avaient été vendues plus tôt (vers 60 000), donc avec moins de pertes, mais n'étaient pas très fiables aussi.
Fiabilité estimée : 70 000 km max : çà c'est du boulot. Merci Général Motors, Opel acoquiné avec Fiat. J’ai donné.
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Pourtant j'étais sorti de Peugeot après avoir acheté trois 505 diesels (2 vendues à 80000 km et la dernière à 120 000). Si vous voulez la liste des pépins envoyez un cahier de 100 pages. Jusqu'à la cloche de l'embrayage qui s'est fêlée à 60 000 km, le joint de culasse bien sûr a sauté à 80000 et le tuyau d'alimentation du turbo s'est coupé 3 fois, je dis bien 3 fois, le tuyau de commande d’embrayage qui s’est rompu 2 fois, avant que les réparations ne deviennent définitives. Les nombreuses lettres à Peugeot n'ont eu que des réponses bidon.
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C'est vrai que je n'ai pas essayé Renault depuis qu'un ami avait eu une Frégate !
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- Revenons au parc français.
Si les voitures françaises sont si bien, si robustes, si fiables, pourquoi en voit-on des dizaines de milliers, et de très belles et pimpantes, attendant un acheteur dans les parkings ventes. (Banlieue parisienne à visiter) ? Pourquoi les possesseurs s'en débarrassent-ils si vite ? (moins de 100 000 km).
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Fiabilité ? Si je ne me trompe pas, Fiat en sait quelque chose. Il a vu s'évanouir sa clientèle pourtant chauvine et a du faire un monumental effort de redressement. Voir ses nouveaux modèles !
Voici mon expérience automobile :
- 2 Simca Montlhéry, une a été en Grèce 6000 km. Elle a souffert du voyage (et moi aussi) Max 60 000 km.
- 3 DS 19 ; Deux d'occasion qui n'ont pas mal marché. À l’époque : superbe. Pour ne pas se faire emboutir, il fallait regarder dans son rétroviseur lorsqu’on freinait. La première (pompe basse pression + pompe haute pression, allumage type 2 CV avec double étincelle) a été en Grèce aussi (à cette époque 1961 on pouvait faire Paris Athènes par l’Italie et la Yougoslavie ! Sans problème !) La dernière était à 140 000 km lorsque la pompe haute pression m'a lâché. Je faisais construire et me suis rabattu sur les GS Break (il me fallait du volume, avec deux enfants).
- 5 GS break à convertisseur 3 vitesses. De la crotte, mais si bon marché en achat et réparations. À condition de les vendre avant 60 000 km. J’ai souhaité bien du plaisir aux suivants.
- 3 Peugeot 505 Diesel dont la dernière turbo
- 3 Opel Vectra à boîte automatique.
- 1 Mazda 3 1,6 à BA ; 20000 km et pour la première fois, Oh surprise, pas un pépin, pas le plus petit ennui qu'affectionne nos épaves nationales.
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Terminons avec le diesel PSA qui équipe les Mazda 3.
Bizarre, les conditions de changement de la courroie de distribution sont différentes entre PSA et Mazda (et BMW) (entre autres).
De là à dire que dans la même usine il y a des préparations différentes, il n'y a qu'un pas.
Comment croyez-vous que l'on fait de la marge ? Sur le coût des pièces par la qualité des matériaux (donc leur prix) de leurs fournisseurs, sur l'usinage et le traitement des pièces.
Et pourquoi Mazda tient-il a être indépendant de Ford (qui semble être en progrès)
Je termine par un retour en arrière (je voudrais bien faire le contraire) Les français qui le pouvaient se procuraient des voitures françaises d'exportation. Pourquoi ?
Octobre 2006, après avoir fait un essai qui m’a très agréablement surpris, j’ai acheté une Mazda 3 (il me fallait pas plus de 4,4 m de longueur) parce que, quelqu’un que je connais a une Mazda 6 (c’est un autre nom, mais qu’importe) qu’il n’est pas parvenu à user. Il l’a gardé en dépannage après avoir acquis un 4x4 Mercédès.
Je dois avoir mes chances pour 200 000 km.
Salut Byrautor,
Ouf il était temps que tu interviennes dans ce forum, car cela fait maintenant quelques mois que je l'observe de loin et il me semblait que ce forum partait en "cou...". Plus rien de vraiment intéressant ne s'y passe, évidemment il y a de l'usure sur le sujet de la "3". Je suis tout-à-fait de ton avis concernant ton analyse.
Ce que moi je constate, c'est que les Mazda s'améliorent dans le temps. J'ai des Mazda depuis 1979 et je constate ces améliorations. Avec la 323F précédente, aucun pépin sur + de 10 ans et 150000 km, que les entretiens normaux. Avec ma 3 Diesel, encore rien (touchons du bois). Alors toutes ces petites guéguerres entre Mazdaïstes et marques françaises n'apportent aucune valeur ajoutée à ce forum.
Si la Mazda 3 a des qualités, il est bien de le dire. Si elle a des défauts il faut le dire aussi.
Mais pas la peine de tuer les autres marques qui ne le méritent sûrement pas !
Bravo Byrautor et bonne continuation.