La Miura de 1966 est annoncée pour 350 ch, 980 kg et 300 km/h. Cette vitesse ne sera jamais atteinte mais les performances sont pourtant impressionnantes, avec notamment un 24''7 au 1000m DA réalisé lors d'un essai. A noter que même si les ingénieurs au départ du projet la destinaient à la compétition, la Miura ne courra jamais, F. Lamborghini s'y opposant. 475 exemplaires de cette première version seront produits.






Au salon de Turin 1968 est présentée la 1ère évolution, la "S". Des évolutions sont apportées, notamment au niveau du refroidissement, des arbres à cames, des chambres de combustion et des carburateurs, faisant gagner 20 ch. L'échappement est retouché, la qualité des matériaux intérieurs est améliorée, les vitres électriques et la climatisation sont disponibles en option. le poids augmente, majoritairement à cause de renforts de chassis supplémentaires utilisés pour pallier un des défauts du 1er modèle. Il y aura 140 "S".






L'évolution la plus marquante interviendra au printemps 1971, avec l'apparition de la "SV". La puissance grimpe à 385 ch, un différentiel autobloquant ZF est disponible mais surtout la boite bénéficie enfin d'un carter séparé du moteur, évitant ainsi un des défauts endémiques de la Miura, la présence de limaille de fer dans la lubrification du V12. Un réservoir de 110 litres est disponible en option, les garnitures intérieures sont en cuir et non plus en skaï, les phares avant sont retouchés et des pneus de profil 60 en 15 pouces viennent asseoir la voiture avec de nouveaux réglages des trains roulants. 150 "SV" ont été fabriquées mais de nombreuses Miura antérieures ont été converties avec les améliorations proposées.










Il existe une version dite "Jota", qui a été construite sur les directives de Bob Wallace, pilote-essayeur officiel de la marque et qui correspond à une définition compétition: 440 ch pour 1000 kg. L'intérieur est dépouillé, les vitres en plexiglas, la carrosserie épurée, des carburateurs Weber 46 remplacent les 40. Elle a servi au développement de pièces pour la SV notamment. Vendue par l'usine, elle a été achetée par un riche industriel italien. Son mécanicien l'a prise un soir pour épater sa petite amie et a tapé le réservoir d'essence latéral contre un pilier de pont. La seule et unique Jota a ainsi été détruite... 




5 Miura "SVJ" ont été fabriquées par l'usine, pas vraiment des répliques de la "Jota", mais lui empruntant beaucoup au niveau carrosserie ou mécanique.

















Last but not least, un Spyder a été réalisé par l'usine à 1 seul exemplaire, resté à l'état de prototype. Rachetée par ILZRO (International Lead Zinc Research Organization) elle a la particularité d'avoir été modifiée par Bertone pour avoir un maximum d'éléments en zinc !
D'autres spiders existent mais sont dus à des initiatives privées.
