J'ai déterré mes "vieux" photoreportage de la section générale et je vous les repropose ici :
Une semaine au volant d’un Kia Carens, voilà le temps qui m’a été donné pour faire plus amples connaissances avec ce joyau de la technologie Coréenne.
Pour ceux qui ne connaissent pas, la Carens rentre dans la catégorie des « monospaces moyens », catégorie qui compte des pointures du type le Renault Scenic/Grand Scenic, Citroën Picasso, VW Touran, Ford C-Max, Opel Zafira. S’il est difficile pour une marque comme Kia de lutter contre les locomotives du marché, ses véritables concurrentes seront plutôt d’autres asiatiques qui jouent la différence ou le prix réduit pour tenter de se faire une place au soleil : Chevrolet (Daewoo Tacuma – pas de diesel, Hyundai Matrix – dont le Carens reprend le moteur, Mitsubishi Space Star, Nissan Almera Tino).
Classique dans son design comme dans son aménagement, le Kia Carens n’est pas vraiment un premier prix de beauté mais sa silhouette passe partout le permet de se fondre dans paysage automobile dans l’indifférence la plus totale. Le manque de notoriété de la marque est d’ailleurs impressionnant, je n’ai cessé de devoir expliquer que cette marque existait tout au long de la semaine.
Le moteur est donc un 4 cylindres 2.0 CRDI d’origine Hyundai doté de 112ch et 245Nm de couple et doté de l’injection directe par rampe commune et d’un intercooler, rien que du classique. Ce moteur sage sans qualité ni défaut suffit amplement à la motorisation de l’engin et lui permet de suivre le rythme partout.
Donné pour 185km/h en pointe (je ne me suis pas amusé à vérifié), il se fait largement dépasser en reprise et en accélération par un Scenic 115ch.
Au niveau de la consommation, elle doit tourner à un peu plus de 7,5 en roulant peinard. Avec beaucoup de ville et le pied un peu lourd, j’ai calculé au pifomètre un bon 8,5.
La transmission se fait par une classique boîte à 5 rapports dont le levier implanté trop bas et trop en arrière gagnerait à rejoindre la planche de bord façon Scenic (entre autres). Le siège conducteur est d’ailleurs muni d’un accoudoir dont on ne peut finalement se servir que sur autoroute parce qu’il gène encore plus l’accès au sélecteur.
La direction réglable en hauteur est fortement démultipliée, un peu trop légère à mon goût. On peut également lui reprocher un certain flou autour du point milieu sur autoroute sans que ça ne devienne catastrophique et, en pinaillant, un léger manque de retour après un changement de direction. Rien de rédhibitoire d’autant que le volant est gainé d’un cuir agréable au toucher.
Le freinage est muni d’un ABS et ses performances semblent suffisante pour la conduite « en bon père de famille » à réserver à ce véhicule. Bruxelles ne disposant toujours pas de col de montagne, je n’ai pas pu tester son endurance.
Le tenue de route est bonne sans plus. Même si le catalogue annonce une comportement « digne d’un berline sportive », la conjugaison d’une forte prise de roulis, d’un suspension très souple et les gros pneus Michelin Energy en 205 de large a vite faite de tempérer les ardeurs des plus optimistes. Replacée dans son contexte de familiale passe-partout, la Carens n’a pas à rougir de son comportement.
La suspension fort souple a au moins l’avantage d’offrir un bon confort de suspension en gommant les divers cahots, nids de poules et autres dos d’âne du réseau routier belge. L’habitacle tendu d’un cuir gris de bonne facture n’offre pas la modularité d’un vrai monospace en se contentant d’une classique banquette 1/3 2/3 à l’arrière.
Le confort acoustique est loin d’être idyllique avec un moteur fort présent dans l’habitacle (y-compris à vitesse stabilisée en 5ème sur l’autoroute) et n’est pas aidé par un climatisation fort bruyant. Notons au passage que le mode automatique de cette dernière ne diffuse aucun air sur le pare-brise, obligeant à devoir repasser régulièrement en soufflerie manuelle pour le dégager lorsqu’il fait humide.
L’ergonomie générale n’est pas exempte de reproches avec le levier de vitesse mal placé évoqué plus haut et surtout un commande de lave vitre arrière placée en contrebas à gauche de la planche de bord, obligeant à quitter la route des yeux pour trouver le bon bouton.
La finition intérieur est d’un design agréable et moderne par contre si la finition cuir présente bien, on ne peut pas en dire autant des plastiques gris dur qui font toc-toc comme du plastoc et qui viennent un peu gâcher le plaisir. Les espaces de rangements sont nombreux et assez vastes à l’exception de la boîte à gant qui tient plus de la boite aux lettres en raison sans doute d’un compresseur de climatisation volumineux.
Le coffre offre un bon volume de chargement mais son seuil est assez haut. Un filet cache-bagage est disponible ainsi qu’une astucieuse trappe compartimentée permettant de cacher des objets précieux des regards indiscrets.
La rétrovision est assurée par deux grands rétroviseurs latéraux qui viennent au secours du rétro intérieur qui a peu du mal à montrer quelque chose de correct entre l’appuie-tête central de la banquette arrière et le seuil de vitre assez haut du hayon.
La version essayée était une finition EX offrant la climatisation, le cuir, le toit ouvrant, une installation audio efficace (pas de commande au volant par contre), antibrouillards avant. Pas beaucoup de fioritures mais l’achat d’un Kia est avant tout économique.
Au niveau du budget, l’ensemble de la gamme reste sous les 20.000 €.
C’est d’ailleurs ce dernier point qui devrait être le principal atout de cette auto méconnue qui est en conclusion une alternative solide pour les familles qui sont plus à la recherche d’un solution économique que de la reconnaissance sociale de leurs voisins.
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Don't talk to girls; they'll break your heart
If dreams are like movies, then memories are films about ghosts
I really don't mind what happens now and then as long as you'll be my friend at the end