savilleRW  J'ai quitté les fêtes urbaines Profil : Routard confirmé | Bonjour.
Right!
Ca risque d'être d'être un tantinet hors sujet.
J’espère que la modération jugera ce message pas trop anormal... ou au moins relié à la marque... et que l'entropie de Shannon habituellement présente sur les forums (et dans la tête des forumeurs) nous épargnera... il est vrai que j'écris beaucoup pour peu de monde... l'entropie est donc faible!
Anyway : j'ai été confronté à plusieurs questions d'ordres personnelles qui je pense sont aussi celles d'autrui, pour les réponses, je ne sais pas, 'vais pas me relire, donc : voir plus bas :
Jusqu'à il y a peu, j'avais coutume de changer d'autos tous les deux ans... grâce à mon pouvoir d'achat d'abord, puis aux facilités de financements proposés par les marques et/ou par les banques.
Que vais-je faire des mes sous (ou de l'absence de ces mêmes sous), de ma façon de vivre les mois et les années prochaines? alors que la crise n'en est qu'à mi-hauteur ascendante de la Loi Normale (1).
Ai-je vraiment besoin de... ? Dois-je me concentrer sur les contingences (nécessités), ou céder au superflu... ?
D'ailleurs, est-ce réellement un superflu...?
- Dois-je profiter de l'aubaine qui consiste à utiliser un marché déprimé pour négocier des remises intéressantes? Voitures neuves = pas de souci d'entretien (inclus), décote compensée par un système LLD qui permet de changer d'autos avec un apport initial extrêmement limité, gestion des biens personnels/d'entreprise intelligente etc...
- Pour relancer la consommation, notre cher gouvernement, et de nombreux autres, ont décidés comme les précédents d'instaurer "une prime à la casse". Cela soutient artificiellement le marché, mais cela permet d'assainir le parc (pollution) etc... vous connaissez comme moi la litanie. Vais-je investir dans un véhicule "raisonnable", et raisonné, répondant ainsi aux attentes nécessaires mais aussi politiques de l'empreinte-carbone™?
- Dois-je sortir du système en investissant dans un véhicule d'occasion, que je conserverai très longtemps et ayant déjà subi l'obsolescence financière programmée (environ trois ans de sa vie) qui n'a rien à voire avec son obsolescence usuelle (environ dix ans)? Mais forcément plus coûteux en entretien...
- Connaissant la situation actuelle, dois-je acheter un cheval et le faire brouter sur mon terrain, faire les foins sur mon pré, et me préparer à l'ancienne à la récession la pire que notre société contemporaine a connu et... connaîtra? Faire des stocks de sucre, d'huile et de sel?
Ne sombrons pas dans le catastrophisme : tentons d'être positifs.
Un véhicule d'occasion est le meilleur compromis. Surtout s'il n'est pas vieux et réputé fiable (comme XJ par exemple).
Mais bon sang, tout ça pour ça? Hm, oui, comme d'hab, j'avais du temps à tuer, je l'ai tué à coup de bavardage...
Pourtant...
Le hasard (légèrement provoqué tout de même) à voulu qu'en huit jours je rencontre deux personnes travaillant en complément du secteur d'activité qui est le mien (enfin, le principal).
N'ayant pas du tout la même fonction dans le spectre secteur, nous avons donc une vision très catégorielle de la situation.
Un, une personne faisant partie de la maîtrise d'oeuvre/sous traitance (dans le bâtiment donc). Brassant pas mal d'affaires, plutôt pessimiste (bien que ne rognant pas vraiment sur ses habitudes), constatant le recul d'activité et la défaillance de plus en plus nombreuse de tous les maillons du secteur. Grande gueule, tannée, trois pontages : il s'en sortira, mais les boîtes qu'il tient à sa botte vont souffrir. Celle qui ne suivront pas... hum...
Deux, un promoteur/MOA privé/marchand de biens, extrêmement aisé, roulant accessoirement en XKR Drophead (entre autre). Lui, voit en cette crise le moyen de faire la culbute, de faire de très gros bénéfices en achetant à prix bradés, à serrer les coûts en profitant du peu d'activité que connaissent les sous-traitants, à utiliser les crédits d'état (pas uniquement Français) pour promouvoir les ventes à un prix encore relativement soutenu des biens "classiques", toujours prisés (en gros : maisons de lotissements, accession à la propriété). Bel homme, la quarantaine, fonds propres solides... il a les moyens de ses ambitions.
Et moi... (MOAS (2) )
dubitatif....
très dubitatif...
‘Me suis vu dans leur comportement, et je me suis donc remis gravement en question... ça ne peut plus continuer selon ces deux principes complémentaires d'autodestruction, moteurs d’une catastrophe «work in progress».
Ceux qui sont déjà engagé dans la broyeuse ne se posent déjà plus la question.
Mais ceux qui ont la chance d'être encore au bord, peuvent encore se poser la question qui leur sauvera peut-être la mise dans un ou deux ans... lorsque la bulle "endettement publique" éclatera.
J'ai décidé deux choses : D’ordre personnel :
ne plus m'endetter sans véritable motif (je ne le suis déjà très peu, mes boîtes, pour celles qui me restent, modérément...) et réduire de façon drastique celles que j'ai contracté il y a peu. Bref, maîtriser de facto les charges fixes sur un terme ne dépassant pas les phases moyennes des cycles gaussiens pressentis.
Investir dans des objets ad-valorem, à l'obsolescence déjà avérée, solide, modérément coûteux, et accessoirement plaisants (donc, sûrement XJ... pas en SC, diesel, faut voir, V8 sûrement).
Et ce faisant, d’ordre sociétal. Cet endettement volontairement réduit au strict nécessaire réduira aussi mon train de vie, au profit d’une capacité, soit d’épargne, soit d’investissement productif à faible effet levier de levier économique, mais à fort levier d'IDH (3), bien plus utile et pérenne que la consommation de bien ou de services. L’idéal étant un juste équilibre des choses. Je roulerai donc en XJ d'occasion et non en Bentley... neuve , ce qui n'est pas très important en soi .
Non, ce bavardage n'est pas celui d'un égotique... et je ne découvre pas la lune en décidant de m'acheter une auto d'occasion... non, mais une problématique intime est par son unicité même un question universelle : comment changer d’habitudes sans perdre tous ses repères nécessaires au, sinon bonheur (doxa), au moins un bien être matériel raisonné... de continuer à vivre décemment... et utiliser ce qui me reste pour lancer des projets humainement responsables.
Et c’est où je voulais en venir concernant Jaguar : c’est grâce à cette marque confidentielle et à certains de ces modèles que j’aurai le plaisir paradoxal de changer de mode de consommation tout en gardant mes (vielles) habitudes.
En fait, je crois qu’il en va de même pour beaucoup d’entre nous. Non?
Que ce soit X-type, S-type, XJ ou même XK, elles relèvent toutes d’un point commun : affirmer un choix pas entièrement consumériste... plutôt sociétal... de différentiation certes, mais aussi d’aboutissement : nonobstant l’obligation de changer d’auto lorsqu’elle est trop vielle ou mal adapté à l’usage qu’on en a, ceux qui désirent acheter une Jaguar le font aussi pour sortir, au moins un temps, de l’obsolescence programmée, du terme révolu de la nouveauté... En cela, je ne sais pas (vraiment pas, je n’utiliserai donc pas la formule «je doute»), si la génération XF - New XJ le permettra...
qu'en pensez vous?
cordialement
Avaro omnia desunt, inopi pauca, sapienti nihil (1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_normale
(2) Maîtrise d'OuvrAge Stratégique
(3) Indice de Développement Humain. ---------------
http://blogs.denverpost.com/captur [...] ghanistan/
≠
http://www.gabrielerigon.it/
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