Bonjour à tous les forumistes…
J’aimerai vous raconter aujourd’hui comment mon rêve a pu se réaliser… Depuis que je suis enfant (j’ai aujourd’hui 22 ans), j’ai toujours été fan de la marque Ferrari- au travers des yeux de mon père- de Prost à Räikkönen, d’Enzo Ferrari à Lucas Di Montezemolo. Au fil des années, je suis passé de fan à passionné, la Scuderia devenant pour moi le mythe, l’exclusivité, la marque absolue en matière de sport automobile une drogue dure à accoutumance directe….
Étudiant, je devais passer un concours important cette année, qui m’a demandé beaucoup de travail. Et je m’étais promis que pour fêter ça, je me paierai un très à la mode « baptême de pilotage ». Les résultats mi-juin m’ont donc poussé dans une recherche infernale de la perle rare…Comparaison à outrance des différentes formules, du meilleur rapport qualité/prix, du circuit le plus près (et oui je suis un peu au bout du monde dans l’Aveyron à Rodez
), le plus long, le plus intéressant etc.
Cependant, mon choix devenait très complexe en raison de la voiture que je cherchais à piloter, une Ferrari 348 TB ou GTB de 1993 ou 1994, les premiers modèles accusant un comportement très, voir trop pointu selon différents essais automobiles parus dans la presse.
Mais alors, allez vous me dire, pourquoi tant d’entêtement dans ce modèle, pourquoi ne pas plutôt partir sur un modèle plus récent comme la F355 ou la fantastique 360 Modena F1 !? Et bien c’est tout simplement pour une histoire d’âge ; la 348, comme un bon vin, se bonifiant avec le temps. En effet, à l’heure où le respect de la planète devient un enjeu prioritaire, où le développement durable s’imprègne dans les esprits des consommateurs et des dirigeants des grands groupes automobiles, je vous répondrai par une autre question : N’avez-vous pas peur pour l’avenir de l’automobile ? Ne craignez vous pas une disparition du moteur à explosion qui serait remplacer par un moteur, dont le bruit électrique à haut régime ressemblerai à celui d’un aspirateur ? N’avez-vous pas peur que l’automobile ne deviennent plus qu’un simple moyen de locomotion transformant la passion en un simple besoin ?
Et bien c’est en me posant ces questions que j’en suis arrivé à cette idée d’essayer absolument la 348, une voiture qui représente pour moi, le plaisir de conduire à l’état pur, sans aucune aide électronique (hormis l’abs), digne héritière de la Grande Époque où la conduite était un sport, où le pilotage était un art ; une époque à laquelle les pilotes de F1 passés toujours les vitesses au levier…
Au détour d’une pages Internet, je m’arrête sur une page d’une personne qui propose de faire essayer sa Ferrari 348 TB de 1993 sur route ouverte pour 150 euros près de Cahors (possibilité d’essai aussi sur Toulouse je crois). Le programme semble intéressant ; 30 minutes passées dans la voiture, 10 minutes en passager, puis 20 minutes au volant. Je n’hésite donc pas une seconde et je prends contact avec la société TMT Location Prestige qui propose l’essai. Dans un premier temps et à cause de mon âge je craignais de ne pas être accepté, mais mes doutes se dissipent rapidement après pas moins de 20 minutes de conversation téléphonique centrées autour de la voiture et de la marque ; j’avais compris que j’avais à faire à un passionné…Le rendez vous était pris pour le vendredi 26 juin à 19heures 30.
Arrivé devant le portail, je vois la Ferrari au fond de la cour, le nez tourné vers la sortie prête à partir. L’accueil est des plus chaleureux, David, l’heureux propriétaire, nous invite à prendre un verre (à moi et à mon frère qui s’était déplacé pour l’occasion) pour nous présenter mutuellement. Au milieu de la conversation David eu la très bonne idée de nous dire « attendez je vais la démarrer afin de laisser le moteur monter doucement en température ». La clé tourne, contact. Le V8 se réveille et commence à émettre un ronronnement sourd des plus mélodieux
. La respiration s’accélère, le cœur se met à battre de plus en plus fort, j’étais tout près de mon rêve.
J’ouvre la portière passager et je m’étonne d’abord de l’impressionnant mais néanmoins magnifique seuil de porte marqué « Ferrari » à enjamber pour monter- ou non, plutôt descendre- dans l’engin. A l’intérieur, ce qui m’a d’abord marqué c’est la hauteur de la voiture, être assis à ras de par terre prend ici toute sa signification. A titre d’exemple, lorsque je suivais une Polo, mes yeux se trouvaient au niveau de la plaque d’immatriculation !
Les premières 10 minutes servent à sortir de la petite ville où se trouve la société et à rejoindre une route plus sinueuse et peu fréquentée, « le plaisir de conduite n’étant pas dans la ligne droite » ; surtout sans direction assistée ! Pendant les premiers kilomètres donc, David va me conseiller sur les trajectoires à prendre, les points de corde, les moments pour bien raccélérer mais surtout dans le maniement de la boite à vitesse qui, comme pour les boites à vitesse Getrag, est inversée (la première étant en bas à gauche).
Vient le moment de se garer et de prendre le volant. Ca y est, j’allais pouvoir conduire une Ferrari ! La première impression est que tout est très dur. Le châssis, la caisse, les sièges baquets, la pédale de frein(qui n’a quasiment aucune course), l’embrayage et surtout la boite à vitesse !!! Elle est dure dans son maniement mais finalement après un petit quart d’heure, on s’y habitue très vite et je peux même dire que j’ai pris un certain plaisir à changer de rapport pour relancer la mécanique en décramponnant autoritairement le levier de vitesse de la mythique grille en H. Ce qui est moins évident, c’est bien sûr les vitesses inversées. Il faut une grande concentration pour ne pas se tromper et faire bien attention au rapport enclenché. Sur route ouverte il est bien entendu hors de question de s’amuser à aller chercher les limites d’une telle auto tant elles paressent éloignées d’une part et surtout tant mes capacité de pilotage d’une telle machine sont minimes d’autre part.
Coté performance, est-il bien nécessaire de dire que les accélérations sont franches ? On se sent très vite collé dans le siège !!!Mais attention, cette Ferrari parait quand même très civilisée. En effet pour revenir au garage il a fallu traverser la ville et j’ai vraiment été très surpris de son aisance en plein trafic. De plus, sur la nationale, on peut très facilement rester à 90 en 5ème sans avoir à changer de vitesse au moindre ralentissement ; elle ne demande qu’une chose, c’est se relancer ! J’ai eu aussi l’occasion de la pousser un petit peu plus (jusqu’à 140 car petites routes et donc dangereux d’aller plus vite). Là aussi, l’impression de facilité est bien là. De plus, le bruit sourd du moteur à bas régime se transforme en un bruit métallique magnifique à partir de 6500 tours -> Impressionnant !
Pour terminer et dire un mot sur ce châssis tant critiqué, comment à mon niveau de conduite pourrai-je le juger ? Je les trouvé particulièrement bon, la voiture semble vissée au sol et adopte le comportement karting !
Pour mettre des images sur tout ça, je vous propose une vidéo de ma soirée montée rapidement un soir au coin du feu et quelques photos
!
Je sais aussi que sur un forum la publicité est mal venue mais je voudrai dire pour terminer un petit mot sur la Société TMT Prestige Location. Je vous la recommande tout particulièrement car bien au-delà d’un simple essai, j’ai trouvé des personnes extrêmement sympas avec qui j’ai vraiment pu, le temps d’une soirée, partager ma passion avec un autre vrai passionné (moquette de la chambre et du garage rouge, écusson Ferrari à de multiples endroits, modèles réduits, et chemise Ferrari sortie pour l’occasion de la rencontre).
Il faut savoir que cette personne ne loue pas sa voiture pas pour gagner de l’argent mais pour partager sa passion. Alors les 20 minutes de conduites se sont vite transformées en 40 minutes et au retour au garage, mon frère qui était resté sur place pour m’attendre et qui pendant notre absence a eu droit à la visite de tout le parc automobile faite par l’amie de David (Hummer, limousine, Lamborghini Diablo…), a été invité à monter pour faire lui aussi un tour de Ferrari pour son plus grand bonheur et gratuitement, ce qui en dit long sur le propriétaire.
Lorsqu’ils sont enfin revenus, voila les mots qui m’ont été dits : « Moi aussi j’ai été jeune et passionné par Ferrari alors voici les clés. Mets la voiture comme tu veux et prenez toutes les photos que vous voulez !!!! Vous pouvez m’appeler si vous souhaitez que je vous prenne en photo. Résultat pendant 45 minutes, c’est quelques 40 photos qui ont été prises ! Je vous en donne quelques unes à la fin de cet article.
Si je dois conclure, je dirai plusieurs choses. D’abord que je remercie Monsieur Murat David et son amie de l’accueil et de l’excellent moment que nous avons passé en leur compagnie. Je conseil vraiment ce stage à tous les amoureux de la marque, les vrais, ceux pour qui avoir une Ferrari ne veut pas dire « faire le beau »…
En ce qui concerne la voiture, que dire ? Elle est sublime ! 16 ans, un cœur et un corps d’athlète, elle est en excellent état, aucun coup ni marque, une ligne qui ne vieillie pas, et un arrière qui n’est décidemment pas sans rappeler une des Ferrari mythique ; la testarossa … Une voiture qui me fait rêver et que j’espère pouvoir acheter un jour…
J’ai essayé maintenant pas mal de voiture malgré mon âge et notamment une de ses concurrentes directes, la BMW M3 e36 3.0 ou même Porsche 911 996 3.4, et sans tomber dans l’argumentation pour savoir laquelle est la meilleure, j’ai compris quelque chose. Tous les essais automobiles papiers, vidéos, statistiques, comparatifs ne peuvent en aucun cas prendre en considération un paramètre qui pour moi maintenant est déterminant :
-> L’ÉMOTION !
La video ici : http://www.youtube.com/watch?v=MXCn2FIgIMo
Adresse TMT Prestige location: http://prestigelocation.unblog.fr/