Brève présentation
Commercialisée en 1999 pour succéder à la Ferrari F355, celle-ci succédant elle même à la Ferrari F348 qui comme comme la 355 était produite en TB, TS et Spider à la fois. La firme l'a mise au point avec le concours de Pininfarina pour le design et de Scaglietti pour la carrosserie.
Pour la première fois chez Ferrari, la carrosserie est intégralement réalisée en aluminium. La 360 Modena fait un grand pas en avant par rapport à son aînée : l'électronique devient de plus en plus présente (aide à la conduite, commande de boîte, sécurité). Les dimensions et l'habitabilité sont en hausse.
La Ferrari 360 Modena est propulsée par un moteur V8 à 90° en position centrale arrière dont le puissance maximale (400 ch) est atteinte à 8500 tr/min. Comme sur la F355, ce moteur comporte 5 soupapes par cylindres (40 en tout). La boîte de vitesses F1 (en option), avec ses palettes au volant, permet de passer les vitesses très rapidement : quand le pilote engage un rapport supérieur, un " ordre " sous forme de courant électrique est transmis à un calculateur qui aura au préalable eu un maximum de données sur le régime moteur ainsi que quelques informations sur les actions du pilote. Ce dernier commande des pistons hydrauliques en envoyant de l'huile à l'embrayage (qui se scinde en deux parties) et à la commande de boîte qui passe la vitesse supérieure. Il en est de même pour les rapports suivants ainsi que lors d'une rétrogradation.
Cette Ferrari a été produite à 17 500 exemplaires, toutes versions confondues.
En 2004, elle est remplacée par la F430 qui sera elle-même déclinée à la fois en coupé et en cabriolet (spider) comme celle qui l'a précédée.
Wikipedia
Photo-reportage
Après un paquet d'années passées à rêver de m'acheter un jour une Ferrari, j'ai enfin assez économisé pour me payer un bolide rouge... Je me suis d'abord orienté vers les 348, plus abordables, mais j'ai vite laissé tomber à force d'entendre de mauvais échos sur sa fiabilité. J'ai ensuite commencé à m'intéresser aux 355, mais j'ai été déçu par l'intérieur que j'ai jugé plus assez dans le coup, et surtout par le prix à débourser pour en trouver une soignée. Je me suis donc résigné à augmenter mon budget pour m'orienter naturellement vers celle qui apparaissait comme me correspondant le mieux : la 360 Modena. Elle est plus fiable, plus moderne, plus spacieuse, d'un gabarit plus imposant ; bref, tout pour me plaire.
J'ai donc l'honneur de vous présenter la "alwanmobile"...
Design
Je ne vois pas trop ce qu'il y a à ajouter au niveau du design, que personnellement je trouve splendide, dans l'esprit fluide et galbé, très féminin en fait. Les dimensions sont particulièrement généreuses par rapport aux précédentes berlinettes Ferrari : 1m92 de large, 4m47 de long. La voiture reste très ramassée avec 1m18 de hauteur.
Le rouge vernis "Rosso Corsa" lui va à merveille, je n'aurai pu envisager d'acheter ma première Ferrari dans une autre couleur.
Déceptions : la peinture et le vernis sont très fragiles... pas droit à l'erreur, à aucun moment ! Le rouge est magnifique, mais... très difficile à vivre au quotidien...
Intérieur
L'intérieur cuir est absolument splendide et d'une finesse époustouflante. La couleur "tan" lui va à ravir, et souligne l'atmosphère prestigieuse et exclusive d'une telle voiture. L'ambiance voulue est donc sport prestige, le côté sportif est particulièrement accentué grâce à l'option "sièges sport challenge", des sièges bacquets dont la coque est en fibre de carbone. L'ergonomie est parfaite, à tel point que chacun/chacune de mes copilote a cru que le siège était taillé pour lui/elle, du colosse de 100 kg à la donzelle de 45 kg. Peut-on rêver mieux ?
Pour avoir essayé les deux, j'ai préféré la boîte méca à la boîte F1, peut-être mon esprit "puriste" ?
Sans oublier le *kling* au passage de vitesses...
Le pédalier est bien centré et sa disposition permet de mettre en application le talon-pointe sans aucun problème.
Le volant, mythique, au milieu du "poste de pilotage"
Assez petit, très ergonomique, avec le fameux logo...
Le coffre, de taille relativement correcte pour une sportive, suffisant pour un weekend en couple, ou une semaine en célibataire (ou couple naturiste
).
Petit détail bling bling, l'inscription "Ferrari" sur les seuils de porte, "360 MODENA" sur la boîte à gant...
A noter : la voiture est équipée en série d'un système anti-vol SRA avec alarme, coupure à l'allumage, etc.
Déceptions : le système de sonorisation qui est vraiment à la ramasse par rapport aux allemandes de chez Mercedes... En même temps, l'autoradio est dans le coffre donc... Le contact obligatoire pour ouvrir coffre avant et trappe à essence... La jauge d'essence imprécise...
Impressions de conduite
La sonorité du V8 est absolument magique. Il s'agit d'un échappement d'origine avec valves ouvertes (modification effectuée par Ferrari pour libérer l'échappement à bas-régimes). A mon sens, l'une des plus belles mélodies de moteur de toute la production automobile. Caractéristique du V8 et typique de la marque, ça barde SEC, et à quel volume en plus !! Impossible pour moi de rouler fenêtres fermées...
La tenue de route est exceptionnelle. Je n'ai jamais fait décrocher ni l'avant, ni l'arrière... en même temps je reste relativement prudent. Par contre l'ASR (Anti Slipping Regulation) se déclenche assez facilement à la réaccélération, même à l'allure "balade rapide". C'est une très bonne chose, il permet d'éviter les excès d'optimisme, et vu le prix de la voiture, il est fortement déconseillé de se prendre un mur / un arbre / une rocher. On a toutefois la possibilité de le déconnecter par un petit interrupteur à gauche du volant. On peut également enclencher le mode "sport" qui est censé raffermir les suspensions... je n'ai senti aucune différence.
La boîte mécanique est un exemple de précision en conduite sportive et extra urbaine, un peu plus délicate à manier en ville, dès lors qu'on est trop bas dans les tours, la 2 a un peu de mal à passer... alors un petit coup de gaz et ça glisse comme papa dans maman. Et en plus les nanas sont raides dingues
Le moteur est relativement souple (grand axe à 50 km/h = 6ème rapport), mais manque un peu de couple à bas-régime... La puissance est bien au rendez-vous, on sent la cavalcade de 400 bourrins qui déboule à partir de 6000 RPM dans une symphonie démoniaque... et c'est la même sensation à chaque fois...
Le confort est bon. On est assis très bas, mais c'est relativement confortable et pas tape-cul du tout comparé à une Porsche des 90's. Après avoir fait 500 bornes de nationale, aucun problème, j'étais frais comme un gardon
L'intérieur est d'ailleurs très spacieux, à l'inverse d'une 355. On se sent vraiment à l'aise pour parcourir toutes les distances. En quelques mots : ferme sans être spartiate, sportif, et ergonomique.
Synthèse
Pour avoir essayé beaucoup de voitures de sport, la Modena est celle qui m'a le plus convaincu.
Ce n'est pas la plus performante, ce ne sont pas les meilleures finitions, elle ne décroche pas la palme de la fiabilité, la consommation est déraisonnable, mais franchement... c'est un mythe ! On achète ça pour la marque, pour la sonorité, pour la globalité... le charme à l'italienne... une auto de caractère, et quand on l'entend rugir, on va même jusqu'à se persuader qu'elle a une âme... alors, persuadé qu'elle est consciente, on la soigne, on la bichonne, on la protège.
Bref, on aime ou on aime pas, mais quand on aime, on ne peut plus s'en passer. On ne peut plus s'arrêter et n'importe quelle voiture devient fade à côté. Chaque moment passé derrière le volant est unique, un moment de privilège, en quelques sortes.
Des questions ?