Sdrive 30i luxe depuis 3 semaines :
Spacegrau, cuir Camberrabeige, inserts Frêne, jantes 18" style 293.
BVM, Ligne dynamique, Pack techno, sièges chauffants, alarme ... mini Coyote (indispensable pour garder quelques points).
C'est ma première béhème, et mon premier roadster, alors mes impressions ne seront pas forcément celles d'un habitué de la marque ou des sportives...
Avant l'aspect dynamique, mes critères de choix:
La couleur : le blanc me plaisait bien, mais je trouve qu'il gomme un peu trop les lignes de carrosserie. Le noir : bof, donc gris.
L'intérieur : noir exclu car trop sombre, j'hésitais entre cuir rouge inserts alu, pour une ambiance plus sportive, ou beige inserts bois pour une ambiance plus luxueuse (l'alu ne crée pas assez de contraste avec un cuir clair). Choix cornélien, puis, le long capot rappelant les vieilles Jags, ambiance luxe (il faut bien trouver un moyen de se décider, hein ?).
Le moteur : j'ai essayé le 23i avant de passer commande, et l'ai trouvé un peu creux. Obligé de rester en permanence dans les tours pour allumer un peu (bonjour la conso). Peut être un bon choix pour qui veut "cruiser", mais pas idéal pour les courses de côtes.
J'ai aussi essayé le 35i en BVM sur un coupé 135i. Ce moteur est formidable, mais doit à mon avis être impérativement associé à la boîte DKG. Comme mon budget a ses limites, la 35i DKG m'aurait obligé à faire l'impasse sur les packs d'options...
Donc 30i, sachant que ce moteur est par ailleurs encensé sur toute la gamme BM.
Alors, mes impressions :
Tout d'abord, sachez que je suis encore en rodage. Eh oui, la belle à besoin d'être dépucelée : 2000 km sans dépasser 4500 t/mn, je croyais que ça n'existait plus depuis des lustres... mais puisqu'il le faut, on "essaie" de jouer le jeu. Frustrant, tant le moteur a envie de grimper dans les tours. Il commence tout juste à s'éclaircir la voix, et là, il faut lever le pied ! Un vrai calvaire, mais qui devrait prendre fin ce WE si la météo le veut bien...
La position de conduite est excellente, et les commandes tombent parfaitement sous la main, tout comme le iDrive, qui n'est finalemet pas si compliqué que cela (merci les touches de raccourci), et permet d'accéder à plein de paramètres. Attention, avec le iDrive et l'écran de navigation, le tableau de bord et la console sont extrêmement chargés : pas facile d'y caser le Coyote...
Le maintien des sièges (sports dans mon cas) est très correct, même en conduite soutenue sur route sinueuse. Le confort est préservé, tant en mode sport que normal, y compris pour le (la) passager(e), et quel que soit son gabarit : un très bon point si l'on ne veut pas se voir freiner dans ses ardeurs au troisième virage, ou être condamné à rouler exclusivement en solo.
A propos des sièges, dommage qu'il n'y ait pas d'option ventilation : une brise fraiche dans le dos en roulant décapoté en plein soleil, ce serait le top.
On est vraiment assis très bas, très en arrière, et il est absolument impossible de voir le bout de l'interminable capot. On s'y fait vite en roulant, mais le park distance avant est indispensable en manœuvres : a mettre impérativement dans votre liste d'options. L'affichage sur l'écran de navigation et le bouton d'activation sont en outre très pratiques.
Toujours par rapport à cette position particulière, en ville, il n'est pas toujours facile d'aborder les carrefours : le capot barre souvent la rue transversale avant même qu'on puisse voir si un véhicule arrive ou pas... pensez-y si la ville doit constituer votre principal terrain de jeu.
Je trouve le toit rétractable absolument génial, et s'est l'un des paramètres qui m'a fait craquer pour ce modèle (n'en déplaise aux aficionados de la toile) vu que je lorgnais jusque là plutôt vers le SLK. Le look est d'enfer aussi bien couvert que découvert, et évite totalement le côté gros c.. de beaucoup de CC.
Bon, toit fermé, ça grince un peu lors des croisements de ponts, et il ne faut tout de même pas vous attendre à un silence royal à haute vitesse... mais le plaisir d'avoir deux voitures en une est incomparable. D'autant que la manœuvre est largement assez rapide pour se la jouer "Transformers" au feu rouge.
Le volume du coffre toit replié est largement suffisant pour y loger un sac de voyage de taille respectable et la trousse à outils de madame. Par contre, ne pas oublier de remettre en place le cache après avoir chargé ou déchargé, sinon, pas de manœuvre du toit.
Au chapitre des mesquineries : si le toit peut être ouvert par la télécommande, impossible de le refermer par ce biais sauf à avoir souscrit l'option "accès confort" ... dont le but est justement d'éviter l'usage de la télécommande
Rageant, surtout quand faute d'avoir lu la doc dans son intégralité, on se retrouve comme un c.. sous le regard amusé des passants, à appuyer frénétiquement sur ce foutu bouton de verrouillage en se demandant ce qui ne marche pas...
J'aborde enfin l'aspect dynamique :
Le mode "Normal" est bien pour la ville, pour une ballade tranquille, ou sur autoroute à vitesse légale. La réponse de l'accélérateur est vraiment soft, faisant même paraitre le moteur creux si l'on n'appuie pas franchement sur la pédale. Dès que le rythme s'accélère, la direction et les suspensions trop molles rendent la trajectoire imprécise : ça flotte un peu (attention, tout est relatif : on n'est tout de même pas dans un Scenic).
Je lui préfère de loin le mode "Sport". Celui-ci transcende complètement l'engin, et je conseille fortement à tous ceux qui veulent faire un essai de passer directement dans ce mode pour avoir un véritable aperçu des capacités du Z4. L'accélérateur répond au moindre titillement du pied droit, et les montées en régime sont beaucoup plus franches et rapides. Les suspensions sont plus fermes, et la prise de roulis quasi-inexistante. Cela reste tout de même très confortable grâce au bon maintien des sièges, sauf sur route très dégradée ou ça sautille un peu de l'arrière en virage. Dans ces conditions, le DSC intervient fréquemment, sans être pour autant castrateur.
Quant-à-la direction, elle devient beaucoup plus directe et précise, mais manque cependant de retour d'information. Je m'explique : sur route lisse, tout va bien, mais dans un virage bosselé, si on sent bien les petits décrochages du train arrière (on est assis dessus), on ne ressent quasiment pas ceux du train avant : le volant qui devrait partir d'un coup vers l'intérieur en corrigeant "naturellement" la trajectoire, reste ferme comme sur route lisse. Problème de temps de réaction de l'assistance électrique ? En tout cas, c'est le principal reproche que je ferai à cette voiture, et c'est probablement de là que lui vient le caractère sous-vireur mis en avant par les journalistes. Attention, là encore, rien de catastrophique, on prend un énorme plaisir à attaquer sur petites routes sinueuses, mais si votre seule motivation est d'être toujours à la limite, passez votre chemin et allez voir chez Porsche.
Rodage oblige, je suis encore loin d'avoir trouvé les limites de l'auto, et n'ai pas encore réellement testé les modes "Sport +" et "DSC Off" : allez entretenir des glissades sans dépasser 4500 tours !!!
En tout cas, je projette une sortie sur circuit un de ces jours pour voir vraiment ce que la belle a dans le ventre. Je vous tiendrai au courant...
En attendant, n'hésitez pas à me poser vos questions.
Bon, le soleil n'a pas l'air de vouloir percer, mais il ne pleut pas. Je vais quand même aller m'en jeter un petit coup
. A plus...
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Mitsu Pajero 3.2 DiD ... BMW Z4 sDrive30i. Vive les extrêmes !