La Virage, digne descendante de la lignée des Aston V8 et V8 Vantage, fit son apparition publique au salon de Birmingham en 1988. C'était la première vraie nouveauté de la marque depuis 18 ans ! Une performance dûe en grande partie aux difficultés financières permanentes que rencontrait l'entreprise depuis les années 70. Son prix de vente particulièrement élitiste la réservait, tout comme ses ainées, à une clientèle d'amateurs fortunés, évitant toutefois les vedettes superficielles de la catégorie des supercars. En effet, on achète pas une Aston Martin comme on achète une Lamborghini et les deux types d'acheteurs sont d'ailleurs très différents. Le PDG de l'époque, Victor Gauntlet, n'hésite pas quant à lui à qualifier la nouvelle Aston de plus importante nouveauté depuis la naissance de la marque ! Et pour cause, l'enjeu pour le groupe Ford est de taille : il en va de la survie de la marque, les actionnaires n'ayant pas l'intention de laisser moisir leurs dividendes plus longtemps. Deux ans de travail auront suffit à la genèse de la nouvelle Aston.
La nouvelle Aston hérite d'une version profondément modernisée du vieux V8 à 90°, normes US oblige. La conception de la culasse à 4 soupapes par cylindre et double arbre à cames en tête du V8 5,4L Aston est d'ailleurs confiée à la firme américaine Callaway Engineering, très expérimentée sur les V8 des Corvettes et des Ford. L'utilisation de cette technique a toutefois ici un but très différent de son usage premier. En effet, Aston cherche surtout à dimniuer les émissions polluantes et non à sortir des chevaux à haut régime. Le taux de compression qui grimpe à 9,8:1 et améliore le rendement va d'ailleurs permettre d'homologuer la Virage sur les principaux marchés. Les cotes d'alésage/courses (100/85 mm) sont inchangées, idem pour le bas moteur en aluminium avec son vilebrequin 5 paliers en acier forgé est inchangé. L'assemblage est toujours "of course" made in England, à la main s'il vous plaît. Aston Martin adopte également une injection électronique Weber et tire enfin un trait sur les carburateurs, aussi gourmands que polluants. Même nourrit au super sans plomb, le gros V8 british développe 330 bhp (soit 335 ch DIN) à 5300 tr/mn et un couple de 350lb/ft (soit 483 Nm) à 4000 tr/mn. Le moteur est à la fois plus coupleux et plus robuste, conforme à l'esprit US. Au long de la vie du modèle, la puissance de la grande Aston Martin va osciller au gré des règlementations anti-pollution pour descendre jusqu'à 310 bhp. Le Works Service d'Aston Martin proposera différents kits, dont une augmentation de cylindrée à 6.3 litres en 1991 (plus de 600 ch DIN !) qui fera par la suite les beaux jours de la V8 Virage Vantage de 1992 à 1999. La mécanique de la Virage est associée au choix à une boîte ZF à 5 vitesses manuelles ou à une transmission automatique à 3 rapports. Les performances de l'Aston Martin Virage, si elles n'ont rien d'exceptionnel pour une auto de 335 chevaux, permettent tout de même de voyager rapidement dans un grand confort. Le 0 à 100 est arraché en 6", tandis qu'il lui faut un peu plus de 27" pour passer le kilomètre. Des temps qui sont aujourd'hui à la portée d'une bonne GTI compacte et permettent de relativiser la sportivité de cette "supercar". Enfin, il n'est pas coutume dans parler sur une automobile de cette classe mais le gros réservoir de 113 L a de quoi vous filler une attaque cardiaque au moment de faire le premier plein. Surtout compte tenu de la fréquence à laquelle on y revient...
Vestige d'une époque révolue, celle des Aston V8 "handcraft", la Virage est un pur collector de passionné de la marque. En effet, sans cette adoration pour le constructeur ailé de Newport Pagnell, il est difficile d'envisager s'offrir ce bijou artisanal. Avec autant de billets en portefeuille, notre choix serait sans doute plus "basiquement" orienté vers une contemporaine italienne de cette grosse Aston, ce qui n'enlève rien à sa rareté et à sa réalisation exceptionnelle.
L'Aston Martin Virage Volante a été produite de 1992 à 1996. Cette version était très importante pour la marque car les découvrables représentaient traditionnellement plus de 50% de ses ventes. La capote arrière avec vitre en verre est à commande électrique mais elle dépasse disgracieusement sur la malle. La planche de bord est différente de la Virage, avec une console et une instrumentation redessinnées. Le moteur estc elui de la V8 standard. Ce paquebot de 2 tonnes à ciel ouvert abat tout de même le 0 à 100 en 7". La tenue de route n'est en revanche pas une référence et toute conduite sportive est à proscrire. En 1992 et 1993, la Virage Volante sauva la firme de Newport Pagnell de la faillite, faute de commandes pour le coupé et permis de tenir jusqu'à la sortie de la Vantage. Au total, 224 exemplaires de Virage Volante furent fabriqués. La V8 Volante qui lui succéda directement termina l'épopée "Virage" en 2000.
http://www.netcarshow.com/aston_ma [...] e_volante/
http://www.netcarshow.com/aston_martin/1988-virage/
http://www.astonmartins.com/virage/index.html
http://www.conceptcarz.com/vehicle [...] irage.aspx
http://www.forum-auto.com/marques/ [...] ujet70.htm
108 400 Euros (01/11/2005)
NC CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ASTON-MARTIN VIRAGE
MOTEUR
Type: V8 à 90°, 32 soupapes
Position: longitudinal AV
Alimentation: Injection électronique
Cylindrée (cm3): 5341
Alésage x course (mm): 100 x 85
Puissance maxi (ch à tr/mn): 335 à 5 300
Puissance spécifique (ch/L): 62,7
Couple maxi (Nm à tr/mn): 410 à 5 000
Couple spécifique (Nm/L): 76,8
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports): 6 manuelle
POIDS
Données constructeur (kg): 1 790
Rapport poids/puissance (kg/ch): 5,3
ROUES
Freins Av-Ar (ø mm): Disques ventilés
Pneus Av-Ar: 255/60 ZR16
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h): 250
1 000 m DA: 27"6"
0 à 100 km/h: 6"
CONSOMMATION
Moyenne (L/100 Km): 16,2
pour le debut...
Message édité par astondb le 19-10-2009 à 18:33:40
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..Via ferrata et canyonisme..
"Endormi a son poste ! Mais je dormais pas ! J'étais bourré !" (Homer Simpson)