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 Sujet :

avenir de la france en 2009

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n°17716418
joann87   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:41:50  answer
 
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quel avenir la france peut elle envisager

n°17716420
Arnaud57   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:42:15  answer
 

RAB :oui:


---------------
Bonsoir monsieur Silvo... la table là-bas t'offre un verre...oh putain un lait fraise.... les salauds! :W :W :W :W    
n°17716423
lapinlov   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:42:52  answer
 

Ca c'est pertinent dis donc [:fonsd:8]


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Fréquenter des sites pornos c'est comme admirer les chefs d'œuvre de Rubens©nullos [:minustitus:16]
4m52s plus tard Nullos répond "han t'as répondu en 5min20s t'es un nolife" [:minustitus:16]
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Posté le 16-01-2009 à 14:42:52  profilanswer
 

n°17716424
lapinlov   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:43:12  answer
 


 
Évidemment toi t'es un sale belge :/


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n°17716429
Arnaud57   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:44:11  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:43:12, lapinlov a écrit :


 
Évidemment toi t'es un sale belge :/


 
Pas du tout  [:gui-93:3]


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Bonsoir monsieur Silvo... la table là-bas t'offre un verre...oh putain un lait fraise.... les salauds! :W :W :W :W    
n°17716437
grogoc'h   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:45:36  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:41:50, joann87 a écrit :

quel avenir la france peut elle envisager


rien que de te poser la question donne la réponse !
 
Si ca continue, l'avenir de la france sera Dub', c'est pour dire !


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On se calme, on se calme, rien n'est fait © KoKo WipriZent' !
:hihi:
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Posté le 16-01-2009 à 14:45:36  profilanswer
 

n°17716440
lapinlov   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:46:12  answer
 


 
Merde, t'as le même avatar que cette pédale de crapahut [:pob]
 
Shame on me :oops:


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n°17716441
Arnaud57   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:46:52  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:46:12, lapinlov a écrit :

 

Merde, t'as le même avatar que cette pédale de crapahut [:pob]

 

Shame on me :oops:

 

Ha oui? :W je savais pas! :W pas de prob Lapin ;)


Message édité par Arnaud57 le 16-01-2009 à 14:47:06

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Bonsoir monsieur Silvo... la table là-bas t'offre un verre...oh putain un lait fraise.... les salauds! :W :W :W :W    
n°17716442
Reservoir ​Road   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:46:53  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:41:50, joann87 a écrit :

quel avenir la france peut elle envisager


Vu de Limoges, ça peut être noir en effet :buzz:

n°17716443
joann87   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:47:12  answer
 


attends la suite !!! tout d'abord reponds à la question

n°17716447
grogoc'h   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:47:55  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:47:12, joann87 a écrit :


attends la suite !!! tout d'abord reponds à la question


les blagues à tiroir c'est nul !


---------------
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n°17716449
lapinlov   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:48:35  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:47:12, joann87 a écrit :


attends la suite !!! tout d'abord reponds à la question


 
Euh... kamoulox ? [:fonsd:8]


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n°17716452
mouffette ​2   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:49:27  answer
 

" l'avenir est devant nous et quant ont se retournent il est dans le dos "
 
 [:aimkdu13:1]


---------------
Si j'étais Dieu, je croirais pas en moi. ©HFT
 
n°17716458
grogoc'h   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:50:41  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:49:27, mouffette 2 a écrit :

" l'avenir est devant nous et quant ont se retournent il est dans le dos "
 
 [:aimkdu13:1]


ah bon à sochaux c'est l'inverse en ce moment tant en foutre qu'en auto


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n°17716462
joann87   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:51:38  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:46:53, Reservoir Road a écrit :


Vu de Limoges, ça peut être noir en effet :buzz:


effectivement mais je pose cette question au niveau européen

n°17716463
mouffette ​2   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:52:00  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:50:41, grogoc'h a écrit :


ah bon à sochaux c'est l'inverse en ce moment tant en foutre qu'en auto


 
:voyons:
 
Ça bayse plus à Sochaux ?  :D


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n°17716466
grogoc'h   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:53:23  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:52:00, mouffette 2 a écrit :


 
:voyons:
 
Ça bayse plus à Sochaux ?  :D


c'est la crise...


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n°17716468
joann87   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:53:26  answer
 


c tout ça vole bas v peut etre changer de forum

n°17716472
grogoc'h   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:54:03  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:53:26, joann87 a écrit :


c tout ça vole bas v peut etre changer de forum


ben on allait te le proposer justement !
 
Au revoir


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n°17716475
Reservoir ​Road   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:54:14  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:53:26, joann87 a écrit :


c tout ça vole bas v peut etre changer de forum


Non, reste :'(

n°17716477
lapinlov   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:56:45  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:53:26, joann87 a écrit :


c tout ça vole bas v peut etre changer de forum


 
Tiens, tu peux aller sur ce site : http://www.desirsdavenir.org/
 
Il parait qu'il regorge d'hypothèses plus ou moins fumeuses sur 2009 [:fonsd:8]
 


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n°17716491
xav 38   profil
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Posté le 16-01-2009 à 14:59:31  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:41:50, joann87 a écrit :

quel avenir la france peut elle envisager


 
 [:alex883:1] Inscrit aujourd'hui, et déjà au bistrot!! [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  
 
On met un F majuscule à France , même si on est un beauf moyen qui a voté sarko.

n°17716514
joann87   profil
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Posté le 16-01-2009 à 15:03:16  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:59:31, xav 38 a écrit :


 
 [:alex883:1] Inscrit aujourd'hui, et déjà au bistrot!! [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  [:aimkdu13:1]  
 
On met un F majuscule à France , même si on est un beauf moyen qui a voté sarko.


sarko laisse tomber et le F majuscule je le reserve pour la france que g connu avant pas ce que c devenu m peut etre es tu trop jeune?

n°17716575
Reservoir ​Road   profil
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Posté le 16-01-2009 à 15:13:36  answer
 

Le 16-01-2009 à 15:03:16, joann87 a écrit :


sarko laisse tomber et le F majuscule je le reserve pour la france que g connu avant pas ce que c devenu m peut etre es tu trop jeune?


Et tu te dis pertinent? :cyp:

n°17716678
xav 38   profil
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Posté le 16-01-2009 à 15:39:27  answer
 

Le 16-01-2009 à 15:03:16, joann87 a écrit :


sarko laisse tomber et le F majuscule je le reserve pour la france que g connu avant pas ce que c devenu m peut etre es tu trop jeune?


 
 
 [:alex883:1] De qui peux-tu bien être le multi ?  [:rallyman69:4]  

n°17716854
thundo   profil
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Posté le 16-01-2009 à 16:34:10  answer
 

2009 sera prometteur pour moa :)

Message cité 1 fois
Message édité par thundo le 16-01-2009 à 16:36:05

---------------
/Reset parameters
n°17716866
mouffette ​2   profil
Glück
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Posté le 16-01-2009 à 16:35:56  answer
 


 
 [:argh69:7]


---------------
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n°17716869
thundo   profil
Torpilleur de lapins
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Posté le 16-01-2009 à 16:36:11  answer
 

ca va :o


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/Reset parameters
n°17716919
matttttttt​ttrix   profil
Alpine addict
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Posté le 16-01-2009 à 16:47:20  answer
 

Le 16-01-2009 à 14:46:53, Reservoir Road a écrit :


Vu de Limoges, ça peut être noir en effet :buzz:


 
je confirme :o


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Pilote.......de 4L alpine :ibizatdi:
Musée Peugeot :fier:
Refection moteur :fier:
n°17716924
wbs2   profil
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Posté le 16-01-2009 à 16:49:19  answer
 


Le 16-01-2009 à 14:41:50, joann87 a écrit :

quel avenir la france peut elle envisager


 

Le 16-01-2009 à 14:51:38, joann87 a écrit :


effectivement mais je pose cette question au niveau européen


 
 [:apache 972:10]  
 
ALERTOGOGOL


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/!\ Recherche Gsx-r 750 K4 /!\
n°17717159
mrlop76   profil
Tu3jp powered
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Posté le 16-01-2009 à 17:50:46  answer
 

2009 osef  [:mrlop76]


---------------
Je veux une Integra Type-®, mais pas possible pour l'instant :mad:
Après un divorce, se cache toujours une blonde :veedub:
Mon chez moi :oui:
Je me vois bien en X-Trail, Land Cruiser
n°17717175
ma2t - 68   profil
né à la morgue
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Posté le 16-01-2009 à 17:53:45  answer
 

L'avenir de la France, c'est l'Europe. Non pas l'Europe éphémère des grands conquérants, celle des Césars, des Habsbourg ou des Bourbons, celle de Charlemagne ou de Napoléon, mais l'Europe libre, cimentée par le consentement de ses composantes telles que l'histoire nous les a léguées, l'Europe respectueuse d'une diversité culturelle qui sera le socle de sa propre culture, qui sera source d'une fraternité fondée non pas sur un projet jacobin d'uniformisation, mais sur la valorisation des différences.
 
On peut dire de l'Europe ce que Walter Bagehot disait de la nation : " Nous savons ce que c'est quand on ne nous le demande pas." De même que l'univers est insaisissable en dehors d'une relation dialectique toujours particulière entre une modélisation mathématique et un ensemble structuré d'observations, de même l'Europe ne se conçoit pas en dehors de la combinaison d'un projet toujours à animer et d'une expérience historique. Toute tentative pour enchâsser l'Europe est vouée à l'échec. Même celle de Paul Valéry disant : " Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise quant à l'esprit à la discipline des Grecs est absolument européenne ". L'adverbe " successivement " introduit l'idée d'une suite possible, et si l'on parle d'une race ou d'une terre " absolument " européenne, c'est que l'européanité n'est pas nécessairement absolue. Ainsi puis-je imaginer une Europe qui serait un jour le lieu de réconciliation des trois monothéismes. Les projets européens qui se sont succédé à travers les siècles, généralement inspirés par l'idéal de la paix perpétuelle, sont toujours restés ambigus du côté de la géographie. Le tractatus du roi de Bohême Podiébrad de 1464 - donc onze ans après la prise de Constantinople - dessinait les contours d'une organisation de l'Europe chrétienne au sein d'une universitas ayant pour objet la résistance à l'Empire ottoman. Près de cinq siècles plus tard, les Turcs étaient devenus nos alliés, et c'est contre l'Empire soviétique que l'Europe atlantique a pris naissance. Également ouvert était le projet de Henri IV que Sully formule magnifiquement dans ses Mémoires : " partager avec proportion toute l'Europe entre un certain nombre de puissances qui n'eussent rien à envier les unes aux autres du côté de l'égalité ni rien à craindre du côté de l'équilibre ". Plus tard, l'abbé de Saint-Pierre, dont allaient s'inspirer Rousseau et Kant, a balancé entre l'idée de l'Europe et celle de Chrétienté, et cette hésitation perdure. Plus proche de nous, l'immense Victor Hugo, visionnaire comme peuvent l'être les poètes, prédisait - à l'occasion de l'Exposition universelle de 1867 - l'avènement d'une " nation extraordinaire ". " Cette nation, écrivait-il, aura pour capitale Paris et ne s'appellera point la France : elle s'appellera l'Europe. Elle s'appellera l'Europe au vingtième siècle, et aux siècles suivants, plus transfigurée encore, elle s'appellera l'Humanité."
 
Ce qu'il faut retenir, c'est la justesse de l'intuition d'une transformation radicale des unités politiques, dont la cause la plus fondamentale, comme aurait dit Thucydide, est le progrès des sciences et des techniques, et de tout ce qui en facilite l'éclosion et la diffusion. Il en fut ainsi, plus de trois mille ans avant Jésus-Christ, avec la découverte de l'écriture et, il y a un peu plus de cinq siècles, avec celle de l'imprimerie. Une cinquantaine d'années avant Valéry, Hugo avait compris que le temps du " monde fini " allait commencer. Il a entrevu ce qu'au début du XXIe siècle on recouvre sous le vocable de " mondialisation " et qui fait que, au-delà de la réconciliation franco-allemande et de la lutte contre les méfaits du communisme, l'Union européenne est devenue le grand laboratoire de fabrication d'une nouvelle sorte d'unité politique adaptée aux temps nouveaux. Il a entrevu que, de toute façon, la construction de l'Europe ne serait qu'une étape vers un projet plus vaste. De là résulte qu'il n'est pas nécessaire de s'attarder sur la question actuellement insoluble des limites de cette construction. Mais si l'Europe ne se laisse saisir dans aucune formule simple, du point de vue historique, géographique ou culturel, qu'est-elle ? Cette question, on n'a cessé de se la poser au XIXe siècle, mais à propos de la nation. Et ce n'est pas un hasard si, de nos jours, les discours sur l'Europe et sur la nation sont inextricablement liés. Au risque de caricaturer, je dirais qu'à une extrémité du spectre des opinions, se trouvent les partisans du cosmopolitisme caractéristique d'une partie des élites européennes depuis le Moyen Âge, et qu'un écrivain comme Stefan Zweig incarnait ; à l'autre se regroupent ceux qui croient à la nation comme une réalité à jamais figée, véritable atome de ce qu'on appelle selon une terminologie significative les " relations internationales " et non pas " interpopulaires " ou " interethniques ". Dans un cas on rêve, pour paraphraser Hugo, d'une Europe qui serait plus que nation, mais civilisation, et mieux que civilisation, qui serait famille ; de l'autre, on ne conçoit que " l'Europe des nations " ou, si l'on va jusqu'à identifier nation et État, " l'Europe des États ". Toute la difficulté tient au fait qu'on manipule des concepts associés à des constructions sociales, en oubliant, particulièrement dans le second cas, l'éternelle transformation des choses matérielles et humaines. Or, le phénomène national est récent et il ne durera pas éternellement.
 
Le sens moderne de " nation " n'est pas antérieur au XVIIIe siècle. Natio désignait à Rome la déesse de la naissance et de l'origine. Le mot se rapportait à gens et à populus, et s'opposait à civitas. Dans le vocabulaire classique, la nation correspond à l'idée anthropologique moderne d'ethnie. Le nationalisme, qui s'est développé à partir du siècle des Lumières et surtout après la Révolution française, est un principe idéologique qui, - comme l'écrivait l'anthropologue tchèque contemporain Ernst Gellner - , " exige que l'unité politique et l'unité territoriale se recouvrent ". Le nationalisme moderne se distingue des formes moins exigeantes d'identification à un groupe par le devoir de subordination des nationaux envers l'État, lequel englobe et représente la nation, c'est-à-dire le groupe ethnique. Cette subordination est absolue en cas de guerre. Mais les ethnies sont rarement " pures ". Le nationalisme réel a pris d'autres visages. La définition de la France révolutionnaire était encore essentiellement territoriale. Pour un Lazare Carnot, la nationalité était entièrement déterminée par la citoyenneté. En particulier, la langue française ne constituait pas, en théorie, un critère de nationalité. En pratique cependant, plus une nation se prétendait une et indivisible comme la France et plus l'hétérogénéité en son sein la gênait. Dans son rapport sur les langues au Comité de salut public, Barère écrivait : " Dans les départements du Haut et du Bas-Rhin, qui a donc appelé, de concert avec les traîtres, le Prussien et l'Autrichien sur nos frontières envahies ? L'habitant des campagnes qui parle la même langue que nos ennemis, et qui se croit ainsi bien plus leur frère et leur concitoyen que le frère et le concitoyen des Français qui lui parlent une autre langue et ont d'autres habitudes." Ainsi, dans un État comme la France, le critère linguistique a-t-il finalement tendu à s'imposer dans la définition de la nationalité. Par la suite, l'unification linguistique s'est répandue pour des raisons pratiques autant qu'idéologiques, contribuant à une modification radicale de la notion d'ethnie. Alors que, pour les nationalistes, la création d'unités politiques fondées sur les équations État = nation = peuple présuppose une ethnie, c'est l'État qui devient le concept central pour les révolutionnaires. Dans les deux cas, on va beaucoup plus loin que le simple patriotisme d'État, dont la loyauté des Finlandais à l'Empire des tsars jusqu'à la politique de russification engagée après les années 1880 donne un bon exemple. L'identification du " peuple souverain " à l'État est en quelque sorte forcée par anticipation, car dans la réalité la conscience nationale se développe de façon inégale parmi les groupes sociaux et entre les diverses régions d'un pays. En règle générale, les masses populaires sont les dernières à être touchées. Bien après la Révolution française ce mode quelque peu hégélien de construction nationale restait la règle. Massimo d'Azeglio, l'un des chefs modérés du Risorgimento, pouvait s'écrier lors de la première session du parlement du royaume d'Italie nouvellement unifié : " Nous avons fait l'Italie, maintenant nous devons faire les Italiens." Et peu importait à ceux qui discutaient de la " question polonaise " que la plupart des paysans parlant polonais ne se sentissent pas nationalistes. Le maréchal Pilsudski disait : " C'est bien l'État qui fait les nations et non pas les nations qui font l'État." En France, effectivement, c'est l'État - à travers notamment les recensements, l'état civil, le système métrique, les routes, les chemins de fer, les postes ou l'École, surtout primaire - qui a consolidé la nation et le sentiment national tout au long du XIXe siècle, de manière particulièrement volontariste, sinon agressive, après la défaite de 1870. En fait, ce n'est qu'après 1880 que l'attrait du nationalisme s'est exercé sur les populations dans leur ensemble, échappant aux dirigeants et aux gouvernements. Avec le recul du temps, il n'est pas sûr qu'on puisse voir dans cette évolution l'un des grands progrès de l'humanité.
 
À l'évidence, les intellectuels ont contribué à la construction de l'" identité nationale ", et spécialement les historiens, parmi lesquels : François Guizot, théoricien de la civilisation européenne autour des idées d'État-nation et du couple liberté-égalité ; Augustin Thierry, secrétaire de Saint-Simon, admirateur de Walter Scott, qui lisait le passé en termes d'affrontements de races et de lutte des classes, et dont Karl Marx pouvait se réclamer ; Jules Michelet, metteur en scène de la saga des peuples personnifiés, lui aussi pénétré de l'idée d'une histoire orientée par la Providence.
 
Un aspect particulier de la question nationale au XIXe siècle, très éclairant pour toute réflexion contemporaine , doit être relevé. Il s'agit de l'idée de viabilité. Comme aujourd'hui pour l'Europe elle-même, l'émergence des nations était en particulier débattue du point de vue économique. Pour les théoriciens libéraux ouverts à l'idée nationale, la nation devait être assez étendue pour former une unité de développement viable. En 1843, dans son Dictionnaire politique, Garnier-Pagès jugeait " dérisoire " que la Belgique et le Portugal fussent des nations indépendantes, parce qu'elles étaient trop petites. Mazzini et Cavour, apôtres du principe des nationalités, partageaient ce jugement et l'appliquaient à l'Irlande. À leurs yeux, le principe des nationalités ne valait que pour des entités très enracinées et d'une certaine étendue, musclées et dotées de " l'esprit de conquête ". La prolifération de mini-États incapables de survivre sans assistance extérieure était donc jugée négative, comme l'indique la connotation péjorative du mot plus récent " balkanisation ". On discutait des nationalités et des langues appelées à disparaître et, à l'inverse, des critères assurant à un peuple l'accès au statut d'État-nation. En fait, ce n'est que depuis 1945, plus encore depuis la décolonisation et la chute de l'URSS, que l'on a laissé se multiplier les États non viables, qui obligent la " communauté internationale " à intervenir de diverses manières. Dans la conception libérale de l'État-nation, qui a prévalu entre 1830 et 1880, le développement des nations était perçu comme une étape vers une grande unification plus ou moins pacifique de l'humanité, dans laquelle les " barrières des nationalités, qui appartiennent à l'enfance de la race humaine, fondront et se dissoudront à la lumière solaire des sciences et des arts " (G. Lowes Dickinson). Ce monde devait en particulier être unifié sur le plan linguistique, les langues nationales se trouvant réduites au rôle local des dialectes. Pareille conception à laquelle font écho de nos jours les partisans d'une mondialisation sans retenue, était naturellement combattue par les conservateurs et les traditionalistes, pour qui la nation moderne se rattachait au libéralisme honni. Il en va de même aujourd'hui. Tout l'art de la construction européenne consiste à trouver un équilibre entre le paradigme libéral et le modèle jacobin qui, paradoxalement, tendent chacun vers l'uniformité, mais à des échelles différentes : mondiale dans le premier cas, nationale dans le second.
 
Ces réflexions me conduisent à ceci, que non seulement la question européenne et la question nationale sont inextricablement liées, mais qu'elles manifestent deux expressions de la même interrogation géopolitique. Pour la penser correctement, peut-on faire mieux que de suivre Ernest Renan dans sa célèbre conférence à la Sorbonne du 11 mars 1882 : Qu'est-ce que la nation ? L'auteur de l'Histoire des origines du christianisme, alors au faîte de la gloire, attachait une grande importance à ce texte dont il a écrit en termes touchants : " Je désire qu'on se souvienne de ces vingt pages là. Je les crois tout à fait correctes." On s'en souvient en effet, quoiqu'on les réduise habituellement à une seule et même citation. Renan procède en trois temps. D'abord, il s'attache à restituer, en historien, la genèse du phénomène national du XIXe siècle, en remontant aux invasions germaniques. Puis il se fait politologue, et recherche des critères propres à fonder l'identité nationale. Il conclut à l'impossibilité d'une telle démarche. D'où le troisième temps, où il expose sa propre théorie. La nation résulte de la conjonction de deux éléments : l'un appartient au passé - c'est l'héritage historique commun ; le second appartient au présent - c'est la volonté de vivre ensemble aujourd'hui. Le texte est un manifeste de combat. On y trouve des éléments venus de la période révolutionnaire (la volonté comme source de l'identité nationale), le vocabulaire de Michelet (la nation comme une " âme ", un " principe spirituel " ), ou encore les idées de Fustel de Coulanges. " Ce qui distingue les nations ", écrivait ce dernier, " ce n'est ni la race, ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances."
 
Il me semble que, pour l'Europe, on peut suivre pas à pas la démarche de Renan et aboutir aux mêmes conclusions. Il n'est pas difficile de retracer la genèse du phénomène européen, de l'Empire romain aux cataclysmes du XXe siècle. Il n'est pas difficile d'identifier des critères d'européanité et de les réfuter. Et il n'est pas difficile de trouver la solution : l'Europe est la résultante d'une tension entre un présent, un vouloir-vivre ensemble à inventer, à créer, et un passé qui fonctionne comme un gisement de souvenirs communs à interpréter ou réinterpréter constamment. Notons à ce propos que Renan n'hésite pas à faire l'éloge de l'oubli. " L'oubli ", dit-il, " - et je dirai même l'erreur historique, sont un facteur essentiel de la formation de la nation." Là encore, on pourrait substituer " Europe " à " nation ". Certes, pareil discours n'est pas " politiquement correct " à une époque où l'on ne parle que de " devoir de mémoire " ou de " repentance ", mais il est bon de le méditer. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'édifier sur le mensonge : Walter Scott " construisait " la nation écossaise sur des territoires imbibés du sang des peuples et des rois. L'Europe se construit sur des territoires imbibés du sang des nations. Il ne s'agit pas de mentir, mais d'interpréter pour transposer, pour produire l'inversion du livre de Job, pour changer le Mal en Bien. Le projet national du XIXe siècle a échappé à ses démiurges et a été perverti. Il s'agit aujourd'hui de le reprendre, mais en le situant au niveau approprié : l'Europe, et non plus la Nation.
 
" La conscience d'une nation ", écrivait encore Renan, cette fois dans La Réforme intellectuelle et morale, " réside dans la partie éclairée de la nation, laquelle entraîne et commande le reste. La civilisation à l'origine a été une œuvre aristocratique, l'œuvre d'un tout petit nombre (nobles et prêtres), qui l'ont imposée par ce que les démocrates appellent force et imposture ; la conservation de la civilisation est une œuvre aristocratique aussi." L'essentiel, pour lui, était de développer l'esprit et l'aristocratie de l'intelligence. De nos jours, pareil langage est difficile à tenir. Et pourtant, il faut avoir le courage d'affirmer, une fois de plus en transposant, que la conscience européenne réside dans la partie éclairée de l'Europe, laquelle entraînera et commandera le reste. Non pas, bien sûr, par la contrainte, mais par la force de la conviction et de l'évidence, et par ce que les spécialistes appellent l'engrenage institutionnel. À cet égard, la libre circulation et la monnaie unique feront plus pour populariser l'Europe dans les premières décennies du nouveau siècle que tout ce qui a été réalisé par ailleurs depuis le traité de Rome. Quant aux institutions à proprement parler, nous en sommes pour l'Europe au point où se trouvait la France quand Guizot et d'autres s'interrogeaient sur le régime représentatif. C'est encore aux élites intellectuelles qu'il appartient de proposer des solutions sages et viables et aux élites politiques de convaincre leurs peuples de les accepter. Tout cela, bien sûr, prendra beaucoup de temps et il y aura bien des essais et erreurs. Les grandes œuvres s'édifient grâce à une volonté soutenue dans la durée. Nous faisons l'Europe, il nous reste à faire les Européens.
 
L'avenir de la France, c'est l'Europe. Et pourtant, beaucoup de nos concitoyens redoutent cette perspective et, loin d'y voir un progrès, ils craignent une capitulation devant des forces obscures. Cette peur, j'en vois la cause la plus fondamentale dans l'impact toujours considérable du nationalisme de la fin du XIXe siècle, souvent masqué par l'adjectif " républicain " et qui marque l'acmé de l'idéologie jacobine. On dirait que pour beaucoup de Français, l'histoire de la France a commencé en 1789 et que le sommet de l'histoire universelle fut la dictature de Robespierre. Tout ce qui se rattache symboliquement à ce point de l'espace-temps est sublimé. Les animateurs des grèves de décembre 1995 parlaient de sauver une civilisation en péril. Pour que la France soit à la hauteur de son avenir, c'est-à-dire qu'elle joue pleinement un rôle moteur dans l'édification européenne, il faut que les Français découvrent la plénitude de l'histoire en élargissant leur horizon spatial et temporel. Alors ils mettront l'idée nationale à sa juste place et pourront dire, avec Victor Hugo : " La France a cela d'admirable qu'elle est destinée à mourir, mais à mourir comme les dieux, par la transfiguration. La France deviendra l'Europe."
 
 [:ma2t - 68:6]


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J'débarque comme une éjac' faciale
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Posté le 16-01-2009 à 18:44:45  answer
 

Le 16-01-2009 à 17:53:45, ma2t - 68 a écrit :

L'avenir de la France, c'est l'Europe. Non pas l'Europe éphémère des grands conquérants, celle des Césars, des Habsbourg ou des Bourbons, celle de Charlemagne ou de Napoléon, mais l'Europe libre, cimentée par le consentement de ses composantes telles que l'histoire nous les a léguées, l'Europe respectueuse d'une diversité culturelle qui sera le socle de sa propre culture, qui sera source d'une fraternité fondée non pas sur un projet jacobin d'uniformisation, mais sur la valorisation des différences.
 
[...]
 
L'avenir de la France, c'est l'Europe. Et pourtant, beaucoup de nos concitoyens redoutent cette perspective et, loin d'y voir un progrès, ils craignent une capitulation devant des forces obscures. Cette peur, j'en vois la cause la plus fondamentale dans l'impact toujours considérable du nationalisme de la fin du XIXe siècle, souvent masqué par l'adjectif " républicain " et qui marque l'acmé de l'idéologie jacobine. On dirait que pour beaucoup de Français, l'histoire de la France a commencé en 1789 et que le sommet de l'histoire universelle fut la dictature de Robespierre. Tout ce qui se rattache symboliquement à ce point de l'espace-temps est sublimé. Les animateurs des grèves de décembre 1995 parlaient de sauver une civilisation en péril. Pour que la France soit à la hauteur de son avenir, c'est-à-dire qu'elle joue pleinement un rôle moteur dans l'édification européenne, il faut que les Français découvrent la plénitude de l'histoire en élargissant leur horizon spatial et temporel. Alors ils mettront l'idée nationale à sa juste place et pourront dire, avec Victor Hugo : " La France a cela d'admirable qu'elle est destinée à mourir, mais à mourir comme les dieux, par la transfiguration. La France deviendra l'Europe."
 
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J'ai tout lu :fier: Je trouve ton analyse extrêmement pertinente  [:apache 972:10]  


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n°17717468
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Posté le 16-01-2009 à 18:47:36  answer
 


 
 
Un pote d'Arkhan :ddr:


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Moi vouloir être un chat
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Posté le 16-01-2009 à 18:48:47  answer
 

Aussi haut soit le trône, on est toujours assis sur son cul  :o  

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