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La colère du patron des Renseignements générauxJEAN-MARC LECLERC. Publié le 01 février 2007
Le directeur central des RG réfute les accusations portées par le PS.
« JE N'AI rien fait sur le patrimoine de Ségolène Royal. Maintenant, je vais dire les choses. Tout le reste, ce sont des commentaires. Je n'ai effectué ou demandé aucune enquête sur ce sujet. La grosse caisse des RG qu'on ressuscite à chaque élection, ça commence à bien faire ! » Joël Bouchité, le patron de la Direction centrale des renseignements généraux, mis en cause par Le Canard enchaîné, est très en colère.
Même son de cloche chez le directeur général de la police nationale, Michel Gaudin, qui assure que « cette histoire ne correspond à aucune réalité ». Ce préfet a été mis en cause personnellement dans cette affaire puisqu'il est accusé, ni plus ni moins, d'avoir commandité ces recherches. Fidèle à son tempérament, il répond, un brin ironique : « Pourquoi ne pas inventer purement et simplement les rapports qu'on nous attribue ? » Ce serait, à l'entendre, encore plus « audacieux ». Et un ancien de se souvenir qu'à l'époque de l'affaire de Broglie, avant le retour au pouvoir de la gauche, les plus ardents défenseurs de la thèse du complot politique étaient allés jusqu'à fabriquer de faux procès-verbaux d'écoutes téléphoniques en les faisant publier dans la presse pour accréditer leur thèse.
Transparence financière
Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on s'interroge, en tout cas, sur l'intérêt qu'il y aurait eu à demander une enquête de police sur la situation patrimoniale de François Hollande et Ségolène Royal, dont les réponses se trouvent, comme pour le chef de file de l'UMP d'ailleurs, à la Commission pour la transparence financière de la vie politique à laquelle ils ont été tenus de faire leurs déclarations en tant que candidats aux élections législatives en 2002.
Pour ce qui est de la note des RG sur Bruno Rebelle, l'ancien directeur de Greenpeace devenu conseiller de Ségolène Royal, le ministre de l'Intérieur a rappelé, perfide, que ce document a été rédigé pour la première fois le 2 décembre 1997, à l'époque où les « amis » du couple Royal-Hollande étaient au pouvoir, Jean-Pierre Chevènement étant à l'Intérieur et Lionel Jospin à Matignon. Elle a depuis été réactualisée une trentaine de fois.
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