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 Sujet :

"La Passion" de Mel Gibson (resurgence de l'integrisme chretien ?

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n°5593755
tifon   profil
Profil : Pilote assidu
Note : 1.5/4 pour 12 votes
Posté le 06-04-2004 à 23:35:12  answer
 
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Reprise du message précédent :

Mac-Patxaran a écrit :

 
Non. Un type est trimballé d'un endroit à l'autre pour finalement être accroché à une croix.




effectivement ça parait un peu sommaire ! Pas de quoi en faire un fromage !  
 
C'est comme un peu comme l'autre film alors : il y a un gros bateau avec 4 cheminées, il y a des gens dedans, il heurte un gros tas de fromage blanc, il coule !  
Nul !
 
Ah ces américains et leurs scénars à la con ! :W

n°5593783
Mac-Patxar​an   profil
Charcutier-maçon
Profil : Pilote confirmé
Avatar
Note : 2/4 pour 213 votes
Posté le 06-04-2004 à 23:37:14  answer
 

Ridemetal a écrit :

 
Tu ne t'attendais tout de meme pas à une autre histoire ? :W




 
Je pensais que ça commencerait avant la capture.

n°5595327
Laure   profil
Hollywood poney star
Profil : Pilote confirmé
Avatar
Note : 2.3/4 pour 93 votes
Posté le 07-04-2004 à 09:26:17  answer
 

Je l'ai vu hier aussi, et franchement, je reste sur ma faim...  
Il faut vraiment connaître la Bible pour comprendre le film, je pense que celui qui n'a pas cette culture sera largué pendant deux heures... Si on pense que certains n'auront de la Bible que cette interprétation (sans le courage d'aller voir le texte en lui-même et ce qui s'y dit), ça fait froid dans le dos !!!
Au niveau réalisation, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs, et beaucoup de sang pour rien...

mood
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Posté le 07-04-2004 à 09:26:17  profilanswer
 

n°5596262
najat   profil
Radars: pas vu pas pris
Profil : Pilote confirmé
Note : 1.9/4 pour 251 votes
Posté le 07-04-2004 à 10:33:42  answer
 

Mac-Patxaran a écrit :

 
MAIS QUELLE DAUBE INFÂME CE FILM ! Pour 4.80€, j'aurais mieux fait de m'acheter une pinte tiens...
Il ne se passe que dalle dans ce film : des gens gueulent, un type se fait rouer de coup. En gros, on peut résumer à ça. N'empêche, il est vachement fort Jésus : il est capable de faire un marathon en montagne avec une croix de 150kg sur l'épaule en perdant 10L de sang par minute, tout en tombant une cinquantaine de fois. En outre, je l'ai vu en VO (araméen & latin) : ils auraient pu faire un effort pour mettre des paroles en latin classique plutôt qu'en latin moderne quoi c'est qu'un détail certes).
Je me serai rarement autant fait chier au cinéma quand même.




D'autant qu'à l'époque il me semble que dans l'empire, on pratiquait plutot le grec que le latin...

n°5596596
error404   profil
Je fais ce que je peux
Profil : Pilote confirmé
Avatar
Note : 2.3/4 pour 186 votes
Posté le 07-04-2004 à 10:57:27  answer
 

najat a écrit :

 
D'autant qu'à l'époque il me semble que dans l'empire, on pratiquait plutot le grec que le latin...




 
Certainement pas.
Le grec etait une langue pour des rares intellectuels.
Le latin etait la langue officielle et celle utilisée par la plupart
des gens a part celle de leur propre pays.

n°5615879
Ziriako   profil
Profil : Pilote confirmé
Avatar
Note : 2.2/4 pour 110 votes
Posté le 08-04-2004 à 12:38:17  answer
 

Citation :

Les traces historiques de Jésus restent rares et fragiles
 
 
À quelques jours de Pâques, dimanche 11 avril, la polémique sur le Jésus historique rebondit avec la sortie du film La Passion du Christ, de Mel Gibson, et celle du documentaire télévisé L'Origine du christianisme, à l'initiative de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, en dix épisodes depuis le 3 avril sur Arte.  Les interrogations demeurent plus nombreuses que les réponses dans un domaine où les sources littéraires et archéologiques sont rares et fragiles.
 
Son existence. Aucune trace archéologique connue ne vient corroborer les récits évangéliques de la vie de Jésus (Nouveau Testament) dans l'Israël du premier siècle. Et les indices sont très fragmentaires. Parmi les plus récents, une statue retrouvée en 1961 dans le théâtre de Césarée Maritime, capitale administrative de Judée, portant les noms de l'empereur Tibère et de Pilate, gouverneur de Judée (de 26 à 36), qui ordonna la crucifixion de Jésus. C'est la première preuve épigraphique de l'existence de Pilate cité depuis des siècles dans le Credo des chrétiens.
 
Les sources littéraires sont plus nombreuses, mais d'origine chrétienne et donc sujettes à caution. La plus ancienne, la correspondance de l'apôtre Paul, les "épîtres", est adressées entre 50 et 58 aux premières communautés de convertis (Ephésiens, Corinthiens, Romains, etc.). L'Evangile de Marc est composé vers 65 à Rome : c'est le premier des quatre Evangiles canoniques (reconnus par l'Eglise). Suivent l'Evangile de Matthieu, écrit en Palestine entre 75 et 90, et celui de Luc, dans les milieux grecs de Syrie, entre 65 et 80. L'Evangile de Jean, le plus tardif, est publié entre 90 et 100, en Asie mineure. Mais ces témoignages de croyants ne sont pas des récits historiques.
 
Les sources juives et latines constituent des données scientifiquement plus fiables. La première attestation écrite non chrétienne de l'existence de Jésus est celle de l'historien juif Flavius Josèphe, mort en l'an 100. Dans ses Antiquités juives, il rapporte le martyre de Jacques, "frère de Jésus, dit le Christ", un texte de 93-94 dont les critiques reconnaissent l'authenticité. A la différence d'un autre passage plus connu dont les savants estiment qu'il a été retouché par des scribes chrétiens : "A cette époque-là, écrit Flavius Josèphe, il y eut un homme sage nommé Jésus. Pilate le condamna à être crucifié et à mourir (...). Mais ses disciples racontèrent qu'il leur apparut trois jours après sa crucifixion et qu'il était vivant."
 
Côté romain, Pline le Jeune, Tacite et Suétone parlent de Jésus ou plutôt de "Christ" (mot formé à partir du grec Khristos, qui veut dire "celui qui a reçu l'onction";) à propos des démêlés des premiers chrétiens avec les autorités impériales. Légat de Bithynie (Asie mineure), Pline informe Rome, vers 112, de mesures prises contre ses disciples "qui chantent entre eux un hymne à Christ, comme à un dieu". Plus tard (vers 116), l'historien Tacite mentionne aussi dans ses Annales (XV, 44) la "détestable superstition (...) au nom d'un Christ que, sous le principat de Tibère, le procurateur Pilate avait livré au supplice". Les exégètes accordent plus d'authenticité au juif Flavius Josèphe, jugé plus neutre que les patriciens romains comme Suétone et Tacite qui n'avaient que mépris pour cette secte chrétienne venue d'Orient.
 
Sa famille. En octobre 2002, un archéologue français, André Lemaire, a mis au jour un ossuaire sur lequel une inscription en araméen porte le nom de trois figures évangéliques : "Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus". Mais en juin 2003, le département des antiquités en Israël rendait publiques les réserves des paléographes, des linguistes, des géologues et des archéologues : l'inscription est postérieure à l'ossuaire, dont la provenance est inconnue.
 
Le Nouveau Testament atteste sans équivoque l'existence de frères et sœurs de Jésus : l'évangéliste Luc dit de Marie qu'"elle enfanta son fils premier-né", ce qui laisse supposer qu'elle eut d'autres enfants. Quand Jésus quitte son métier d'ouvrier du bois à Nazareth, son auditoire aussi s'inquiète : " Ta mère, tes frères et tes sœurs te cherchent"(Marc). Au nom du dogme de la virginité de Marie, les Eglises catholiques et orthodoxes ont toujours refusé de reconnaître des frères et des sœurs à Jésus. Les noms cités feraient partie d'une parentèle proche.
 
En puisant à la fois aux Evangiles de Jean et de Marc, les Eglises soulignent la présence au pied de la croix du Christ d'une "sœur" de Marie, femme de Clopas et mère de Jacques et de Joset, qui ne seraient donc au mieux que les "cousins" de Jésus, appelés "frères du Seigneur" à la manière orientale. A l'époque, dans tout l'Orient, les enfants vivant sous un même toit étaient tous "frères", même s'ils n'étaient que de simples cousins. D'ailleurs, la Septante (traduction grecque de l'Ancien Testament, 150 avant J.-C.) emploie beaucoup plus souvent le mot "frère" (adelphos) que celui de "cousin" (anepsios).
 
Sa mort. Les premiers témoignages écrits sur la mort de Jésus (vers 30-33) datent du milieu des années 50 chez l'apôtre Paul, premier auteur chrétien connu. Mais, dégageant surtout la portée métahistorique de l'événement (rédemption des péchés du monde), Paul est avare de détails. "La portée salutaire de ces faits importait plus aux premiers chrétiens que les contingences extérieures qui les ont historiquement provoquées", explique l'exégète François Bovon, professeur à la Divinity School de Harvard.
 
La tâche des chercheurs est toutefois facilitée par le fait qu'avec beaucoup de différences les quatre Evangiles ont une structure identique : Jésus est livré aux chefs juifs, puis à la justice romaine ; il est exécuté sur une croix et ressuscite trois jours plus tard. Ces récits de la Passion sont à la fois apologétiques et missionnaires.
 
Apologétiques : dans le contexte de polémique croissante avec le judaïsme (fin du premier siècle), ces récits évangéliques montrent la conformité de la mort de Jésus le Messie avec les écrits prophétiques de l'Ancien Testament. Ils tentent de répondre à l'incrédulité des juifs pour qui un condamné à mort, suspendu à une croix, loin de pouvoir être le Messie, est maudit par la Loi. Saint-Paul dira : "La croix, scandale pour les juifs, folie pour les païens."
 
Missionnaires : pour convaincre les païens, précisément, les récits évangéliques tendent à disculper les Romains. Matthieu dépeint Ponce Pilate se lavant les mains. Luc le montre proclamant par trois fois l'innocence de Jésus. Jean décrit Pilate livrant Jésus aux juifs pour être crucifié.
 
Son supplice. En 1968, à Jérusalem dans le quartier de Giv'at ha-Mivtar, des chercheurs israéliens ont mis au jour la tombe, datant du premier siècle, d'un crucifié nommé Johanan (Jean). De quoi préciser - sans certitude - la façon dont Jésus a été mis à mort. Les talons du crucifié étaient transpercés par un clou en fer de 17 cm, les jambes étaient fléchies, les tibias avaient été brisés.
 
Les Romains faisaient subir la crucifixion aux condamnés des classes inférieures. Le supplicié devait porter la traverse (patibulum) et non la croix entière. Sur le parcours du gibet, les flagellations étaient courantes. Le condamné était déshabillé et ses vêtements partagés. Ses membres étaient fixés aux poutres par des clous : dans la partie osseuse de l'avant-bras, non dans la paume de la main, comme chez Gibson. Les tibias étaient fracturés avec une barre de fer pour accélérer la mort par asphyxie. Hormis les témoignages de ses disciples, aucune source non chrétienne n'évoque bien sûr la résurrection de Jésus.
 
Le Monde 6 Avril 2004

n°5615922
bultotf   profil
Profil : Pilote addict
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Note : 2.1/4 pour 8 votes
Posté le 08-04-2004 à 12:40:59  answer
 

Ziriako a écrit :

 
 




 
Autant crédible que Raël :jap:

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