"La Dame en Noir"
C'est ainsi que je nomme volontiers celle qui fût ma compagne à 4 roues dans les années 65-66, je veux parler bien sûr de la Citroên Traction avant.
C'était tout simplement la reine de la route, appréciée de tous, policiers,gangsters,voyageur de commerce, cadre, avec ses aîles rapportées et ses gros phares,elle avait l'air de sortiur d'une autre époque, face aux versailles,Aronde, 403 et frégate.
son seul défaut, c'était sa consommation, sinon, pour le reste, c'était vraiment du solide.
Elle nous quitta dans l'indifférence générale en juin 1957, après plus de 600.000 exemplaires construits.
Aujourd'hui pourtant, tous ses défauts deviennent des qualités.
D'abord,il y a le plaisir des oreiulles, cette sonorité caractéristique du dsémareur, puis le cliquetis du moteur, faisant songer à la machione à coudre de votre grand mère, puis les pets mats de l'échappement.
Et que dire de sa direction, quand on empoigne le volant, c'est comme si l'on tenait son destin en main.
Sa tenue de route : Inimaginable, elle était rivée au sol, ne connaissant pas la force centrifuge dans les virages.
Et sa curieuse boite à 3 rapports au tableau de bord,
Je peux vous dire que c'était de la voiture, avec un grand V.
Pour ceux que ça interessent, j'en parle plus en détail dans mon Topic :
La traction Avant Citroên 11 BL de 1955.
Pour ceux qui ne connaissent pas, la traction, c'était ça :
Je vous laisse mijoter un peu, et je vais préparer mon document,après avoir regardé les débats à l'Assemblée Nationale,et après une petite marche avec Philette, car nous avons aussi besoin de prendre l'air, d'autant plus qu'il y a l'air d'y avoir un beau ciel bleu.
Allez, patience,la machine est enclenchée, mon cerveau fume,il ne me reste plus qu'à coordonner mes doigts afin que le clavier ne s'amuse à trop vous distiller les quelques fautes d'orthographe que je combats avec véléhité, même si je me plais à dire que ce ne sont que des fautes de frappe.
Enfin, ce n'est pas bien grave, mais, vu le nombre de lignes que je remplis, vous me pardonnerez bien volontiers, sinon,je rédige mon texte en smileys, il y aurait ainsi beaucoup moins de risques de faire des fautes de syntaxes, de grammaire,voire d'orthographe !,mais,vous ne me reconnaitriez plus.!!!!!
Phil
Voici un lien utile pour découvrir les caractéristiques techniques de "La Bête":
Caractéristiques techniques de la Citroên Traction Avant
La Citroën traction avant 1934-1957
Difficile de résumer en une seule page l'histoire de ce mythe automobile qu'est la traction avant Citroën. Pourtant les débuts de la TA Citroën sont laborieux et les ennuis multiples faute de temps suffisant pour la mise au point. Elle devra être rapidement améliorée au niveau de la structure elle-même et de la mécanique. En fait la voiture n'est réellement aboutie qu'en 1936 avec la suspension Pausodyne du moteur et la direction à crémaillère. Après les importantes évolutions des 2 premières années la traction évolue ensuite plus doucement. Pour simplifier on peut distinguer 3 familles de tractions, les 7 les 11 et les 15, la 22 n'étant qu'un projet sans lendemain. De nombreuses carrosseries seront produites : berline, roadster, faux cabriolet, conduite intérieure, familiale, commerciale et même un rare "coupé de ville". Sur son ultime évolution, la 15/6 H de 1954, Citroën expérimente la suspension hydropneumatique pour le train arrière, qui équipera ensuite la DS, autre Citroën mythique. Le dernier modèle une 11 familliale sera livrée le 25 juillet 1957 à St Malo.
La technique
tration 11 bl 1955
Type : 7A
Moteur : 4 cylindres 1300 cm3 (72x80) 32 cv à 3800tr/mn, puis rapidement 1600 cm3 et 35 cv . Soupapes en tête et culbuteurs.
Transmissions : roues AV, boite 3 vitesses et MA
Direction : boitier Gemer
Suspension : barres de torsion AV et AR
Pneus : 140 x 40
Dimensions : 4,45 x 1,64. Empattement 2,91, voie AV, AR : 1,34 1,33. 975 kg
Vitesse : 100km/h
traction 7C cabriolet
Evolutions
1934 : Dès le mois de juin présentation de la 7B (1529 cm3 et 35 cv) en juillet le toit simili est suprimé et la traction est intégralement en acier. En décembre 7C (1628 cm3 et 36 cv) c'est l'aboutissement de la 7. Un modèle équipé d'un 1911 cm3 (46 cv, 105km/h) est produit dès juin 1934 la 7S, il évoluera rapidement en 11AL. Au même moment (novembre) apparait la 11 normale dont la carrosserie s'allonge de 20 cm et s'élargie de 12.
1935 : Cardans Glaenzer-Spicer et suspension moteur type Pausodyne toit en tôle. Malle arrière ouvrante.
1936 : Evolution des cardans Glaenzer-Spicer.
1937 : Apparition de la 11 commerciale. Les 11A 11AL deviennent 11B et 11BL.
1938 : Présentation de la 15/6 équipée d'un 6 cylindres de 2867cm3 et 77cv. Sa vitesse est de 135 km/h. Nouvelles jantes pilotes avec pneus 165x400. Carrosserie élargie à 1,67m pour les 7C et 11BL et 1,79m pour les 11B.
1939 : La 7C avec une consommation en baisse de 10% devient 7C économique. La puissance des 11B et 11BL passe à 56cv (115km/h) la dénomination devient 11B perfo et 11BL perfo.
1941 : disparition de la 7.
1945 : Après guerre la production redémarre avec le seul modèle 11BL.
1946 : Jantes pilotes remplacées par des jantes à voile plein BM.
1947 : Le sens de rotation du moteur de la 15/6 change l'appelation devient 15/6 D
1949 : Nouveau sièges Pullman.
1952 : Apparition de la malle bombée.
1953 : Réapparition de la familiale.
1954 : La 15/6 est équipée d'une suspension hydropneumatique à l'arrière, le moteur passe à 80cv. La commerciale réapparait au catalogue.
1955 : Modernisation du moteur 4 cylindres (villebrequin, bielles, pistons, distribution...) la puissance passe à 60 cv.
Voici quelques photos de cette magnifique et mythique voiture:
Pour le plaisir le 6 Cylindres de la 15, un vrai bijou:
Voilà, j'espère que cela vous a plu,je vais sauvegarder sous Word au cas où, et prochain article :
Comment s'est faîte cette acquisition le Samedi 27 Novembre 1965, et bien sûr mes impressions de conduite,du haut de mes 19 Ans,en passant sous silence toutes les bêtises annexes dont j'ai pu être l'Auteur à cette époque, .............à moins que vous n'insistiez!!!!!
A plus tard, mes Amis, et si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas.
Phil
Nous sommes le Samedi 27 Novembre 1965, il est 17 H 30 (Non, ce n'est pas Alain Decaux qui parle !!!!
,mais simplement moi qui lis mon cahier privé ouvert à cette page là.
Comme si vous y étiez :
"On va au garage,je fais un tour dans Nogent avec lui.Je pars de Nogent à 6H moins dix environ.J'emmène Ric,Jourdain et Taupe.Je marche à 110-120.Il y a une tenue de route impeccable.Entre La Loupe et Courville,je fais la course avec le train.On arrive pareil.J'arrive chez nous à 6h 30"
Voilà donc un extrait de cet épais cahier,seul compagnon de mes années de jeunesse,et détenteur de nombreuses anecdotes relative à ma tumultueuse vie,pour la période Décembre 1963 à Mars 1966, représentant un nombre de pages noircies incalculables.
Déjà à cette époque, l'écriture tenait une grande place dans ma vie,à côté des Copines et des voitures.
Comment à 19 ans j'ai pu avoir la chance de posséder ce petit joyau ?
Tout simplement parce qu'à l'époque où j'étais lycéen à Nogent le Rotrou,mon Beau Frère, de 24 ans mon aîné,journaliste de renom pour un grand quotidien Parisien ne savait quoi faire pour gâter son prochain, famille et amis compris, n'ayant bien sûr aucun problème financier, loin de là.
Pour vous situer le personnage, au demeurant charmant et ami personnel de Marcel Dassault entre autre,il aurait pu posséder une belle Facel Vega,mais il préférait se déplacer avec sa vieille frégate Renault qu'il me laissait souvent conduire quand il venait à la campagne avec ma frangine.
Bref,moi, de mon côté,j'étais interne externé, donc avec une chambre "en ville" pour être censé y dormir, mais avec la bande de copains que je fréquentais,nous pensions plus à faire la bringue et à aller traîner au Mans ou à Paris, plutôt que de se reposer pour être en forme le lendemain au lycée.
Dans un bar que nous avions l'habitude de fréquenter, le nouveau Patron, ancien chauffeur d'un Sous préfet de département limitrophe me dit:
"Philippe, tu ne veux pas me racheter ma traction,j'ai envie de m'offrir une "Ariane" ?
Il s'agissait en fait de l'ancienne voiture du Sous préfet qu'il véhiculait, avec un intérieur en cuir bleuté du plus bel effet, et surtout une séparation avec vitres coulissantes, séparant ainsi l'avant de l'arrière de la voiture.
Je n'ai jamais compris par contre pourquoi le choix s'est porté sur une version courte (Traction 11BL, et L pour légère),alors qu'il existait une version normale qui aurait offert plus de place aux occupants de ces places arrières, même si je vous assure que cette parte était déjà immense à mes yeux.
Pour me convaincre,il m'assurât que le moteur avait été refait depuis 13.000 Km, alors que le compteur indiquait moins de 100.000 Km, me semble t'il.
Les 4 pneus Michelin X étaient neufs,et l'état général plus qu'impeccable.
Ne restait plus qu'à convaincre ma Mère,Institutrice de son état, mais cela ne posât aucun problème quand ce fût "Georges" mon beau Frère qui lui dit :
"Mamie, ne vous inquiétez pas, je paie tout, la voiture,la carte grise,la vignette,l'assurance et quelques pleins d'essence, c'est bien la moindre des choses."
Ce type là était un véritable mécène, et j'ai eu beaucoup de chance qu'il épouse ma sœur.
Le prix, me direz vous ?
Et bien, tout simplement pour un "Pascal" de l'époque, c'est à dire 500 Francs.
Je vous laisse faire la translation avec les euros de maintenant,car, vous allez rire, mais, je ne m'y suis pas encore vraiment mis, et je mélange même maintenant les anciens francs avec les nouveau francs, alors, vous pensez bien que les euros, moi, je m'en balance totalement !!!!!!
La première impression,quand on découvre la voiture, c'est son imposante taille, aussi bien en longueur qu'en largeur.
Après avoir ouvert la lourde porte avant dans le mauvais sens de la marche,vous vous asseyez sur le siège, non réglable en hauteur et à moins d'être un géant, vous levez la tête pour allez voir ce qu'il y a devant l'imposant capot.
Ensuite,après vous être assuré d'être bien au point mort avec le levier de vitesse au tableau de bord,vous tournez la clef de contact, s'il fait froid, vous tirez le starter, et pour pouvoir démarrer le monstre, il vous faut tourner vers la gauche une petite manette afin de mettre l'avance à l'allumage sur plein retard
Il ne vous reste plus ensuite qu'à tirer sur la petite manette du démarreur actionné par une petite batterie de 6 volts, et vous entendez tout de suite le doux bruit de ce merveilleux moteur, puis, vous remettez la manette d'avance à l'allumage à la bonne position.
Quelques petits coups d'accélérateur rageurs,puis vous appuyez de toute vos forces sur la dure pédale d'embrayage,un mouvement du levier à droite et en bas, et voilà la première vitesse enclenchée.
Vous accélérez alors franchement en lâchant doucement le pied droit, content d'être soulagé, tellement le ressort de la pédale, ou de l'embrayage lui même, était raide.
Ensuite, vous enchaînez sur la seconde, en haut à gauche, puis la troisième tout en bas à gauche
Tant que la route est droite, aucun problème, mais si vous avez envie de manœuvrer le grand volant, là,il faut être costaud, surtout à basse vitesse.
Le bruit de ce moteur est caractéristique, surtout quand on lâche l'accélérateur,il y avait inévitablement quelques pétarades bien sympathiques, faisant se retourner les passants sur votre passage.
A fond, je me souviens avoir monté le compteur à plus de 140 Kmh, ce qui était pas mal pour 'époque, avec une consommation très élevée par contre,puisque de mémoire,je ne pense pas avoir pu descendre sous la barre des 10 L, mais, à cette époque là le litre d'essence ordinaire coûtant dans les 0, 90 Francs.
Si par malheur vous deviez freiner, il fallait penser que la voiture était lourde, et les freins à tambour avait une fâcheuse manie à chauffer.
Il est vrai que je ne ménageais pas non plus ma monture, j'étais jeune et toujours pressé, de plus aucune limitation de vitesse n'était en vigueur.
Bref, un freinage déplorable, faisait que j'étais occuppé à "rapprocher les garnitures", surtout sur les tambours avants.
Le confort de la traction était sommaire, une suspension très raide, des sièges qui ne vous tenaient pas, donc le mieux loti était le conducteur car il s'accrochait à son grand volant.
Question chauffage,il devait y avoir une trappe communiquant avec le moteur pour envoyer un peu d'air chaud, mais, vraiment léger.
Pas de dégivrage non plus, et j'avais installé un dégivreur électrique à ventouse devant le volant, si bien que je m'y accrochais souvent les doigts en maneuvrant.
Le coffre, bien qu'avec une malle bombée était vraiment ridicule, encombré par une roue de secours posée à plat et avec une planchette dessus pour séparer les bagages.
J'aimais bien les ailes immense de la voiture, avec les clignotants dessus, mais, il fallait vraiment faire attention, car je ne voyais pas toujours où je passais.
La vision à l'arrière était des plus limitée avec une toute petite lunette arrière et un tout petit rétro posé à la base du pare brise.
L'été, par contre, il était possible d'entrouvrir le pare brise à la base, c'était bien agréable.
Question place, 2 bons sièges à l'avant, 3 vraies places à l'arrière, et lors de mes virées nocturnes,nous étions souvent 6, 7 voire 8 dedans, les filles se mettant sur les genoux des garçons pour leurs plus grands plaisirs réciproques. Étant au volant, j'étais un peu frustré à ce niveau là,mais "La demoiselle de l'époque" avait le droit de s'asseoir avec moi à l'avant.
Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, les phares éclairaient pas trop mal, ou bien alors;,ma vue était nettement meilleure que maintenant.
Voilà ce que je peux dire sur cette merveille, qui fût la première d'un longue liste de voitures, c'est peut être pour cela qu'elle y a une place un peu particulière.
J'ai dû faire environ 5 à 10.000 Kms avec, m'en séparant pour acheter une 2 CV,beaucoup plus économique. première d'une longue liste aussi.
Je suis beaucoup moins fier de sa fin de vie,environ 2 années plus tard, puisque, l'ayant laissée chez ma grand mère à l'époque,le bloc moteur gelât (Comme un idiot,je n'avais pas pensé à vidanger le bloc ou tout du moins à mettre de l'antigel), et quelques années plus tard, quand j'étais chauffeur PL,j'ai pris une corde, je l'ai accrochée au cul du camion, un copain au volant, et .....................direction une carrière. (A l'époque il y en avait à foison)
Vous devinez la suite, le copain descend de la voiture et nous la poussons dans un trou en contrebas, avant qu'elle ne soit recouverte de détritus divers pour disparaître, et certainement maintenant être totalement décomposée
J'espère que mon récit ne vous a pas trop ennuyé, je l'ai écris au fil de l'eau, au fur et à mesure que les souvenirs me reviennent.
N'hésitez pas à me poser des questions à ce sujet, je vous répondrai sans aucun problème, et avec la passion que vous devinez.
Voici maintenant une traction vue de dos, et le prochain récit de ce genre sera consacré à l'ID 19, voiture extraordinaire.
Voilà, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyés avec cette "Dame en noir".
A plus tard pour d'autres aventures..
Phil
Message édité par Phil 28 le 03-04-2009 à 18:49:01
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Mon Scénic Latitude DCI 130 sans FAP avec Carminat