Merci à tous.
Pour l'histoire, j'ai acheté ce coupé en 2001 dans la région de NIMES.
Malgré un séjour d'une dizaine d'années dans la cour du vendeur, l'auto me parut sauvable et compte tenu du prix, je n'ai pas hésité trente secondes, au pire elle aurait pu me servir de banque de pièces.
Avec les factures j'ai pu remonter sur les 3 derniers propriétaires, dont le plus ancien était un pilote de chasse de la patrouille de FRANCE, à l'époque il avait choisi ce modèle pour ses performances, toutes les semaines il faisait METZ, la base d'ISTRES à côté de MARSEILLE à fond sur l'autoroute soit un bon 180 et ce sans jamais avoir eu un problème, il est vrai que le double arbres est une petite merveille.
Une fois l'auto à la maison, commença son déshabillage intégral et là j'ai commencé d'aller de surprise en surprise, sous tous les joints m'attendaient une grosse misère, le chantier ressemblait plus à de l'archéologie qu'à un projet de restauration d'une voiture.
Deux solutions s'offrent à moi, la première tout arrêter et chercher une nouvelle coque et la deuxième continuer tout en faisant attention qu'à la sortie le coût de la restauration ne dépasse pas trop la côte du marché. Après réflexion et impatience j'ai pris la deuxième option, d'autant que pour ces modèles le marché des pièces d'occasion et neuf est riche.
Encore une fois avec l'objectif de limiter les coûts, je n'ai pas sablé la coque, heureusement peut-être parcequ'au final il se serait peut-être pas rester grand chose, donc ponçage de toutes les parties métalliques, j'ai passé un nombre inimaginable de brosses, l'enfer puis toutes les surfaces métalliques je les ai traitées à l'acide phosphorique 75% un produit miracle et pour les parties inaccessibles des bombes de produits anticorrosion style DINITROL ou bombes de zing à froid. Après quatre années de fin de restauration, la coque n'a toujours pas bougé bien qu'elle soit entièrement déblaxonée!!!
Fini l'histoire des anciens combattants, place à la situation actuelle.
Donc, le moteur est un 2L double arbres à cames tout en alu, développant d'origine 132 CV, la boîte est à 5 vitesses syncro PORSCHE, le pont est autobloquant.
Pour moi, les ALFA des années 70 restent toujours (peut-être pour pas très longtemps) le meilleur compromis prix/perfomances, elles ont marqué leur histoire en GT avec les GTA dont JEAN ROLLAND et en tourisme groupe 1 avec à l'époque, JEANNOT, LAROUSSE, ANDRUET, FREQUELIN, BEGUIN, BALAS, CHASSEUIL, VINCENT et tant d'autres dont TODT en tant que copilote..................
Pour ma humble part, j'en suis à ce jour à un moteur à configuration d'origine légèrement amélioré, le temps aidant j'en suis loin d'avoir les 132 CV d'origine et ma base de préparation actuelle se limite à des arbres à cames A33, levée 10.5/306°, diagrammes 110°, 2 WEBER 40, buses de 34 et boîte à air dynamique, allumage electronique d'ALFA 75, alternateur et démarreur également d'ALFA 75 TURBO et ventilateur électrique de CITROEN BX, les silentblocs de queue de boîte et arbre de transmission sont renforcés avec du mastic de pare-brise.
La caisse a été renforcée par des cordons de soudures, de la traverse avant jusqu'à la fin du tunnel de boîte, important ; renforts par tôles des points d'encrages du boitier de direction.
Les ressorts de suspension sont des EIBACH (moins 4 cm), amortisseurs KONI jaunes, à l'avant réglés super durs et à l'arrière souples, tous les silentblocs sont en polyuréthane à l'avant comme à l'arrière.
La barre anti-roulie avant est montée sur rotules de 14 type UNIBAL, la tenue en courbe en est très nettement améliorée, mais téléphone tout.....
Pour charger au maximum l'arrière, point faible des ALFA, j'ai placé la batterie dans la malle avec un cable de 35 mm², inversement pour les DAUPHINES à l'époque ils mettaient un sac de sable à l'avant (salut PAPY CLAUDE!!!)
Cette après midi je vous poste les photos.