L’homogénéité, voilà qui caractérise assez bien le comportement de la Manta. L’auto est certes rustique (pont arrière rigide), mais elle est sérieusement conçue.
Le pont arrière est bien guidé, et il y a juste sur des mauvaises routes où il se fait parfois un peu ressentir.
L’auto est assez bien équilibrée, la répartition des masses est bonne.
Par ailleurs, l’auto n’est jamais piégeuse, et « téléphone » à l’avance ses réactions.
Sans autobloquant, il est parfois difficile de trouver la motricité.
La meilleure preuve de ce bon comportement routier se trouve peut être dans le palmarès sportif de la Manta B. Celle ci s’est distinguée (et se distingue encore ! ! !) dans bon nombre de rallyes.
Ca serait trop long de tout citer mais on peut au moins rappeler les titres de champion de France des rallyes 1983 et 1985 de Guy Fréquelin.
En ce qui concerne les diverses motorisations, il s’agit de mécanique de grande série utilisées dans d'autres modèles de la gamme. Ca va du 1200 carbu (60 ch) au 2 litres injection (110 ch). Sans oublier le trés beau 2,4 l 16 soupapes (élaboré par Cosworth) de la Manta 400
La fiabilité n’est plus à démontrer.
Ces moteurs ont peut être un peu moins de caractère que certaines mécaniques transalpines. Ils sont un peu moins vivant que (par exemple) un 1300 Alfa ou un 1600 double arbre Lancia.
Dans une gamme équivalente on trouvait la Ford Capri, les R15/R17, la Fuego, l’Alfa Sprint ( pour le GTV6 , je comparerais plutôt à la Monza), Lancia Beta, Fiat 124 coupé, Toyota Célica. J’en oublie surement, car de 1975 à 1988, la carrière de la Manta B fut longue! !
Pour conclure, la Manta B constitue un excellent compromis pour qui recherche une ancienne facilement utilisable au quotidien.