rosso racing a écrit :
Allez une autre photo pour faire plaisir à Miragex. Réplique de Simca Abarth.
En réalité la Simca Abarth n'a jamais été importée en France.
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Je vous laisse apprécier ce document exceptionnel publié dans la revue trimestriel du CRAC (club Ritmo Abarth et Cabrio). Les photos suivront.
Nous étions évidemment très impatients d’essayer la version rapide de la Simca 1000 proposée par le constructeur Turinois. Au moment ou j’écris ces lignes, le prix de ce modèle en France n’a pas encore été fixé. Il sera offert en Italie à 1.180.000 lires, soit un peu moins de 10.000 Francs. Malheureusement sur le marché français, les droits de douane s’ajouteront à ce chiffre.
Il n’est pas douteux que cette voiture sera appelée à faire une carrière populaire, car ses caractéristiques répondent au désir des utilisateurs qui veulent des meilleures performances et une sécurité accrue sans pour autant verser dans le genre compétition ou même sportif.
En effet, quatre stades de gonflage seront offerts à la clientèle, et c’est le plus calme d’entre eux que nous avons essayé.
Les autres élaborations sont, dans l’ordre :
La S, 58 CV DIN, plus de 155 km/h, radiateur à l’avant :
La SS, carburateur double-corps Solex, 65 CV DIN, suspension compétition, plus de 160 km/h.
La Corsa, enfin, carter d’huile en alliage léger, carburateurs Weber, embrayage renforcé, pneus Dunlop SP, carrosserie allégée, plus de 170 km/h.
On voit qu’il y en a vraiment pour tous les goûts.
DESCRIPTION TECHNIQUE
Le moteur de la Simca 1000 a à l’origine une cylindrée de 944cc et développe 40 CV DIN à 5200 tr/mn. Par augmentation de l’alésage – 69 mm au lieu de 68- et surtout de la course –76 pour 65- Abarth a obtenu une nouvelle cylindrée de 1136, 747cc exactement. Du coup, la puissance est passée à 55 chevaux DIN à 5600 t/m pendant que dans le même temps le couple maximum s’établissait à 8.7kgm à 3500 t/m, à la place des 6.5kgm à 2750 t/m initiaux.
Le taux de compression a été très légèrement augmenté : il est maintenant de 8.5 : 1. Le carburateur de série (Solex 32 PBIC) a été conservé.
En somme, la puissance spécifique a été augmentée d’environ 30%, et la souplesse favorisée par l’adoption d’une course très longue qui est par contre défavorable aux hauts régimes.
La boite de vitesses n’a pas été touchée. Seul le couple de pont a été légèrement allongé afin de coïncider avec la vitesse accrue de la voiture.
La direction, les suspensions sont également d’origine.
Par contre, le montage des quatre freins à disque a été adopté en lieu et place des tambours jugés in-compatibles avec les nouvelles prestations.
Pour ce faire, on a monté des jantes à voile ajouré de 13 pouces qui permettent de les accueillir, et qui ont également pour effet d’augmenter un peu la démultipli-cation. La voiture essayée était équipée de pneus Michelin par 145x13.
AU VOLANT
De l’extérieur, ces roues ajourées et un nouveau motif de calandre sont les premiers signes permettant de reconnaître la 1150 d’une 1000 normale. L’intérieur est également identique excepté le tableau de bord qui offre un éventail d’instruments beaucoup plus complet. Qu’on en juge : groupés derrière le volant, on trouve un compte-tours gradué jusqu’à 8000 tours, un compteur de vitesse, des thermomètres d’eau et d’huile, une jauge à essence et un manomètre de pression d’huile. En somme, à part l’ampèremètre, tout ce qu’un conducteur attentif désire trouver sous ses yeux. En route la première constatation concerne la civilité de cette voiture. Le niveau sonore n’est pas plus élevé que celui de la 1000 ; Par contre, la souplesse est plus grande et, de ce fait, la voiture est plus agréable à conduire. La nervosité ne paraît pas exceptionnelle et vue l’élasticité du moteur, on est tenté de conduire en père tranquille, sans changer trop souvent de vitesses et même sans chercher à atteindre les 6000 tr/m autorisés sur les intermédiaires. En fait, les résultats de nos essais confirmeront nos impressions.
Complimentons Abarth sur la justesse de son compteur de vitesse : à 151,3 réels, l’instrument indiquait 153 km/h.
Le fait est assez rare pour être souligné. En interprétant les chiffres, on voit que la 1150, manque de vivacité sur le 400 mètres, s’améliorant à l’épreuve du 1000 mètres et offre une bonne vitesse de pointe. Par ailleurs, à mon avis, la seconde est réellement trop courte, malgré l’endurance de bon aloi manifestée par la troisième.
Comme on pouvait s’y attendre, les freins sont très puissants et progressifs, et ne méritent que des éloges. Les pneus de 13 pouces paraissent avoir amélioré la tenue de route, sans pour autant que l’on puisse parler de transformation. La direction qui, comme nous l’avons vu, n’a pas subit de modification, paraît encore plus imprécise que sur la 1000, puisque la vitesse est sensiblement augmentée : le temps de réponse trop lent est ici plus regrettable.
Au cours de ce très bref essai, il ne nous a pas été possible d’effectuer une mesure de consommation.
CONCLUSION
La Simca Abarth 1150 est une voiture qui, conservant et amplifiant les qualités connues de la Simca 1000 en ville, se révèle beaucoup plus plaisante sur la route.
Elle n’a certes rien d’une voiture sportive, mais peut être mise entre toutes les mains, d’autant que son coefficient de sécurité est nettement augmenté par les meilleures reprises et le freinage plus efficace qui sont offerts. Je souhaiterais pour ma part une boite mieux étagée et une plus grande nervosité. Néanmoins, telle qu ‘elle est, c’est un petit véhicule ambivalent aux performances valables par rapport à ses rivales. Et les trois autres versions plus ou moins poussées permettront à l’amateur de plus grandes performances de faire son choix.
400 m départ arrêté : 21’’
1000 m départ arrêté : 37’’
Vitesse maximale 151,3 km/h à 6100tr/m
Vitesse maximale lue sur les intermédiaires
1ère 40 km/h à 6000 tr/m
2ème : 65 km/h à 6000 tr/m
3ème 100 km/h à 6000 tr/m
N.D.L.R. : certainement le seul essai de la Simca Abarth 1150 paru dans la presse française de l’époque.
Des décisions de dernières minutes liées à la nouvelle politique de Simca, ont fait que l’usine Abarth n’a pas été admise à présenter cette 1150 au Salon de l’auto à Paris.
De ce fait, cette Simca Abarth 1150 n’a pas été homologuée en France et n’a pas eu une grande carrière même en Italie, ou l’on préférait monter sa voiture à la carte et choisir ses équipements en fonction de l’épaisseur de son porte-feuilles.
Dernièrement un article paru dans Gazoline de novembre 2002, nous montre un passionné qui a réalisé une réplique. Fabrice Morello