Ayant recu un joli pavé sur les Mercedes à Noël, je me suis dis que je pourrais préparer un dossier sur l'un ou l'autre modèle ou série. J'ai donc décider de faire un dossier assez court mais complet(plus sympa à lire
). Dans ce dossier je m'interesse donc à la série Mercedes-Benz 220b-300SE, qui débuta en 1959...
Cette voiture a marqué les esprits grâce à un style un peu différent des classiques de Mercedes, par ses ailes arrières possédant des arètes proéminentes, des ailes de requins pourrait-on dire, facon Cadillac, ou encore Lincoln, mais beaucoup moins marquées que sur les modèles de ces deux marques américaines... Cette caractéristique lui a valu, auprès du grand public, le surnom de Mercedes aux "dérives" ou à "ailerons". Chez Mercedes, on aspire toujours à ce que la forme obéisse à la fonction, elle recoit donc le surnom : "le collimateur".
Le principal champ d'action de ce véhicule : la sécurité, pour laquelle on a systématiquement transposé la philosophie de Bela Barényi, le spécialiste de la sécurité chez Mercedes. Elle a pour arguments une solide cellule passagers amortie par des zones à déformations programmées à l'avant et à l'arrière, le moyeu de volant est rembourré, le tableau de bord capitonné, les commandes et manettes proéminentes sont montées élastiquement et un minimum possible affleurantes...
Pour ce qui est des motorisations, la "220sb" est pourvue d'un moteur à deux carburateurs Solex et développe 95ch. La "seb" développe 120 ch grâce à l'injection. Les versions les plus puissantes (par exemple la 280SE 3.5) obtiennent en 1969 le moteur V8 3L5 de 200ch. On distingue ces dernières du reste de la gamme grace a leur calandres moins élevées.
En avril 1962, les modèles S recoivent les freins à disques, progrès que les versions de bases n'obtiennent qu'en aout 1963, ces dernières recevant en même temps de série un servofrein.
Une boite semi-automatique Hydrak est proposée jusqu'au début 1962, mais elle était déjà dépassée par la boite totalement automatique de la "seb". A partir d'aout 1962, on peut avoir pour un supplément de prix un embrayage hydraulique avec boite planétaire à 4 rapports en aval (pas tout compris là
). Cette boite fait partit, tout comme la suspension pneumatique et la direction assisté, de l'équipement de série du vaisseau amiral 300SE (qui connaitra d'ailleurs une version avec empattement rallongé de 100mm en mars 1963, à l'occasion du salon de printemps de Genève).
Un truc que j'ai pas compris
mais qui a l'air important, donc je le recopie tel quel : "Le berceau auxiliaire ne consiste plus en une poutre transversale simple reliée élastiquement au cadre à deux endroits. Un ressort de compensation au-dessus du point de rotation de l'essieu brisé assure une répartition équilibrée de la charge d'essieu entre les deux roues motrices."
La production de la gamme fut suspendue durant l'été 1965 (concerne seulement les berlines, pas les coupé ni les cabriolets), seule la 230s est encore proposée un certain temps.
Quelques photos(dommage que je n'ai pas de scanner, celles de mon livre son magnifiques!!!):
Ce sont deux modèles de 220b destinés à l'export vers les Etats-Unis, on les reconnais car elles ne comportent pas de carénage en plexiglas sur les phares
Une 300SE et son intérieur:
Une 300SE cabriolet:

Message édité par Vince84 le 03-01-2004 à 21:12:49