tiens, je viens de retrouver deux mails ou je cause de mes activités mécanique, et où il y a quelques autres explications sur l'opération décrite ci-dessus.
Ca n'a pas forcement grand rapport, mais c'est il me semble pas trop désagréable à lire...
Je les colle là dessous, donc (bon, quand je parle de gens, c_ normal que vous ne voyez pas de qui il s'agit, hein
):
(pépé, c'est un moteur renault de 1930 récupéré à l'état de bloc de rouille à la décharge)
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EPISODE I
Bon, ben voila, tout fier de moi, j'avais refait péter pépé...
Et ben il n'a pas pété longtemps, le carbu ayant d'abord pris feu sur un
retour de flamme un temps peste tif avant de finir pas se désagréger
lamentablement dans un déguelis d'essence et d'alu pourri :-/
Bon, et puis comme ça ne suffisait pas, la bougie s'est dit dans la foulée
qu'elle avait trop vécu aussi, et a donc décidé de ne plus faire d'étincelles
sans la présence de son avocat.
Grosse mémerde, donc, et pour pépé, le retour à l'hospice. Et là, le sauveur masqué est arrivé (en BX gti), sous la forme de Julien, que certains d'entre vous connaissent, qui a trouvé par hazard un carbu qui va bien, dans cette aire de dépot aussi crade et bordelique que fantastique pour tout bricoleur en mal de pièces, d'idées ou d'activité, qu'est la ferraille du Soler. Carbu, donc, en tout point merveilleux, dans la mesure ou il a le même age que le moteur, qu'il s'y monte sans adaptation douteuse et qu'en plus, il marche nickel chrome cuivre platine et tout. Ayant de plus dégotté une bougie à la santé aproximative, mais qui va encore dans mon bordel bricolatoire et fortement bricologène personnel, ce coup - ci , on a refait péter pépé pour de bon.
Ça marche impecable, ça démarre quart de coup de manivelle et tout et tout. Il ne me reste qu'a adapter la tige de commande du régulateur au
nouveau carbu :-)
C'est cool, je vais pouvoir faire mon fendeur de bûches !
@+ pour la suite des aventures bricolatoires ésotériques du bricofoy
dans le prochain épisode : Le démarrage du moteur aux coussinet de bielle en
cuir ( !! ). Fumée en perspective !
PS : Bon, d'accord, c'est sans doute pas aussi captivant que les aventures de
notre bourrin national hors de sa patrie, mais on fait ce qu'on peut dans les
PO...
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EPISODE II
Coucou, me revoilou pour la suite du feuilleton mécanique !
Ben voila, par la belle journée pluvieuse d'hier, à Escaro, petit village
POtois d'environ 50 âmes en été et accesoirement patrie de Raphaële, le
bricofoy en dormance se réveille. Bon. Et puis là, que faire, vu qu'il fait
un temps de chiottes publics après le bal du village ?
Tout d'un coup, idée ! "Je vais tenter de sauver le démarreur du Peter", se
dit'il. Le voila donc parti pour Ria, petit village POtois aussi, mais moins
petit quand même, de vachement plus d'âmes; même en hiver. Village donc, dans la vallée de le têt, fleuve catalan renommé, où se situe l'atelier de mon
père, dans lequel se trouve le démarreur en question (Oui, j'arrête de parler
à la 3è personne, sinon, je vais me gourrer ds les accords). Ce démarreur est
celui d'un moteur bicylindre diesel, de marque Peter, 11CV, récupéré sur un
frigo de camion, à la ferraille dont j'ai déja causé dans l'épisode I.
Moteur, donc, qui, non content d'avoir intégralement brûlé avec le camion qui
le portait, a ensuite passé quelques années dehors, histoire de refroidir et
de rouiller un peu plus, sinon c'était pas rigolo...
Ce moteur, en cours de restauration dans les atelier bricofoyesques en est
donc arrivé au stade ou il y a besoin de le faire tourner (vite) pour finir
de vérifier nombre de truc et de réglages, comme les soupapes et l'injection.
Seulement voilà, pour le faire tourner, deux solutions : À la main, ou avec
le démarreur. Sauf que voila, à la main, vu la compression d'un diesel, vaut
mieux oublier quand on a, comme moi, riri, glenn et d'autres, que la peau sur
les os des bras !! Reste donc le démarreur. Oui, certes, je l'ai récupéré
avec, mais bon, il a brûlé aussi, avant de rester rempli d'eau un certain
temps ensuite, pour les raisons citées plus haut.
Après ouverture, il apparait plusieurs choses :
-Les isolants de fils sont cramés, mais ça on s'en doutait un peu...
-Le solénoïde et le levier d'engrènement sont totalement anéentis par la
rouille.
-Le support des charbon, pourtant en plastique, a survécu au sinistre et les
charbons sont encore bons. Premier miracle !!
Coté mécanique, après un démontage ardu, avec force douleurs consécutives à
des dérapages de tournevis et autres réjouissances, suivi d'un bon
dérouillage à la brosse métallique, ça ne se présente pas trop mal : le
cliquet du pignon, dopé au dégrippant semble avoir bien survécu, et le reste
n'est pas trop rouillé. Il suffira d'adapter un solénoïde de 4L ou de 2CV et
ça doit le faire !
Coté électrique, une analyse plus poussée à l'ohmètre montre que l'isolation
des fils du rotor comme du stator ne sont pas totalement nases. La , je me
dis donc "nickel, un coup de venis et c'est reparti !" Ce que je fais, donc.
Un vernis super dilué avec un solvant ignoble qui pue et tout, histoire qu'il
soit liquide pour s'infiltrer partout, et hop. Oui, mais non, pas hop en
fait. Sur le rotor ça a marché super. Les fils sont de nouveau bien isolés et
tout et tout. Ça tombe bien, c'est la seule pièce que je ne pouvais pas
refaire moi même.
En revanche, sur le stator, bernique, ça n'a rien isolé du tout, et la bobine
est en court-circuit avec la carcasse :-(.
D'où : démontage de la dite bobine (enfin, des noyaux qui la tiennent), au tournevis à frapper (outil indispensable à qui veut démonter des truc rouillés, soit dit en passant),
puis nettoyage du vernis foireux dans de l'essence, pour pouvoir la revernir
pour de vrai ensuite.
Bon, voila, j'en suis là...
À plus pour de nouvelles aventures !
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Bon, me revoila pour la narration palpitante de mes dernières aventures
mécaniques montagnardes, avec tout d'abord une petite suite de l'épisode II :
Je suis en train de revernir tout les enroulements de la bobine du stator au
vernis à ongle vert fluo, et c'est vachement long, bordel !! (En plus, ça
chlingue le toluène, ce truc !!). Le plus drôle, c'est la tronche du marchant
de vernis quand un gars aux cheveux longs, mal rasé, en bleu de travail et
les doigts passablement graisseux vient lui acheter deux flacons de vernis
vert fluo...)
Message édité par bricofoy le 23-07-2003 à 01:26:57