Un vendeur belge rechignera à laisser ses plaques, tout au moins la plaque arrière avec le sceau de la DIV.
A moins d'être au courant de la façon de procéder en France, il va trouver étrange de barrer la carte grise, c'est quelque chose qui ne se fait pas chez nous. Dans une transaction ordinaire, le client étant roi, le vendeur belge fera comme veut l'acheteur français, mais ici il ne verra pas en quoi la carte grise non barrée est une (maigre) garantie de revoir ses plaques qui sont précieuses en Belgique.
Le principal problème est l'assurance : en cas de problème, c'est sur le vendeur que l'assureur va se retourner et pas l'acheteur, à moins que ce dernier prenne une assurance à son nom. Pire : en cas d'utilisation frauduleuse, genre braquer un fourgon sur le chemin du retour, les ennuis peuvent être colossaux. La loi interdit en effet de céder sa voiture avec ses plaques, en tout cas pas en cas de vente à l'étranger comme c'est le cas ici.
Maintenant si le vendeur accepte, pourquoi pas. Tant qu'il n'y a pas de problème, ça va aller comme sur des roulettes, mais au moindre pépin, ça tournera vite au vinaigre.
Si j'étais vendeur, hors de question qu'un acheteur reparte avec ma plaque : ça ne fonctionne pas ici comme en France, le titulaire de la plaque peut être entraîné dans une merde noire tant que celle-ci est sur la voiture, quels que soient les papiers qui ont été faits à-côté.
A la rigueur, je veux bien aller livrer la voiture moi-même et reprendre les plaques sur le champ. Ou alors suggérer ce qui se fait habituellement aux risques et périls de l'acheteur : faire deux copies de plaques correspondant à la carte grise.