phil a écrit :
Les polluants toxiques sont le VRAI probleme des moteurs a explosion et pas le CO2 qui lui est directement proportionnel a la consommation de petrole sur terre ( pour son implication dans l'effet de serre). Or si on consomme moins par km parcouru avec une voiture, la consommation ,et les rejets donc, ne baisseront pas si par ailleurs on roule plus ou on si utilise le petrole pour autre chose ( exemple l'aviation ou l'energie ). Or les petroliers cherche a gagner un max ( logique economique) donc si le marche automobile en consomme moins grace au diesel ,ils vont le vendre sous d'autre forme et le rejet de CO2 ne baisseront pas.
Par contre un moteur qui rejete moins de "toxiques" c'est un gain definitif si on peut dire quel que soit la consommation de petrole totale.
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C'est vraiment tout le problème.
Faute de pouvoir viser un but "accessible" qui consisterait à rendre les effluents des véhicules moins nocifs (ou même plus nocifs du tout), on vise un but inaccessible car de toute façon on consomme tout le pétrole disponible, et on produit tout le Co2 correspondant !
Cet objectif de baisse du Co2 doit rester purement "idéal" et ne jamais être atteint car il sert à détourner l'attention (mais aussi la réflexion et l'action !) et à tolérer la production de véhicules aux rejets anachroniques.
Il doit même durer le plus longtemps possible, car il doit servir nos intérêts industriels sur la durée (qui nous font aboutir à des solutions à la technologie disproportionnée, mais qui aussi nous font travailler et vivre) !
--> Alors que pourtant la diminution drastique du Co2 est un objectif valable.
--> Mais qui n'est pas réaliste: notre (dés)organisation internationale ne permet pas dans l'immédiat de traiter le problème de la baisse du Co2.
(pour preuve, la baisse de prix du pétrole décrêtée récemment par l'OPEP est incompatible avec un essor des carburants renouvellables).
(voir aussi l'extrait du Monde plus loin)
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Vis-à vis de cela on peut mettre en regard l'opinion de Moteur Nature, et son manque de réalisme (malgré l'intérêt technique de ses articles) par non prise en compte de la nocivité actuelle du Diesel.
Même si ce carburant aurait pu être très prometteur s'il avait été correctement dépollué il y a 5 ans, quand on a mis en évidence simultanément sa nocivité et les moyens de la contrer...
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Concernant l'effet de serre, et ce qu'il faut bien appeler "les manipulations" effectuées en son nom (et l'euphorie autour du Diesel en fait partie), voici un article du Monde que je trouve extrêmement important (j'ai rajouté des titres en gras):
"Un rapport estime que la France peut diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre"
LE MONDE | 09.10.06 | 15h46 • Mis à jour le 11.10.06 | 07h15
"Ce rapport supervisé par l'économiste Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique découle de l'engagement, annoncé en 2003 par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et confirmé par Jacques Chirac en 2005, de diviser par quatre les émissions polluantes en moins d'un demi-siècle.
--> la définition de l'impératif !
Pourquoi ce chiffre ? Parce que, si l'on veut limiter le réchauffement de la planète à 2 oC, il faudra limiter la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) à 450 ppm (parties par million). Pour y parvenir, l'humanité doit plafonner ses émissions annuelles de carbone à 4 milliards de tonnes, soit 0,6 t pour chacun des 6 milliards d'humains de la planète.
--> le rôle de la France
Comme les pays les moins riches vont, en se développant, atteindre progressivement ce niveau, les pays industrialisés doivent réduire substantiellement leurs rejets. La France devait ainsi passer de 140 millions de tonnes à 38 millions.
--> la technologie n'est pas la solution
Peut-on attendre 2040 pour s'engager en espérant que des technologies seront alors disponibles pour opérer cette réduction ? Certainement pas. L'accroissement de l'effet de serre est un phénomène cumulatif. 'Plus nous agirons tard, écrivent les rapporteurs, plus il sera difficile de revenir à un niveau d'émissions absorbable par la biosphère, plus les concentrations atmosphériques seront élevées et plus les effets perturbateurs seront importants'.
S'il est indispensable de poursuivre et d'accentuer les recherches dans de nombreux secteurs technologiques pour réduire l'effet de serre, les experts préviennent que l'on ne peut se reposer sur elles seules. De même, il apparaît que le nucléaire, le solaire et l'éolien ne sont pas la solution à tous nos maux.
--> le nucléaire n'est pas la solution
L'énergie nucléaire en Europe représente 6 % de l'énergie finale, 2 % dans le monde, 17 % en France. Au vu de ces pourcentages, il n'apparaît pas justifié, pour bâtir une stratégie climat, de centrer le débat sur l'énergie nucléaire."
--> le renouvellable n'est pas la solution, sauf un rôle pour la biomasse bois
Quant aux "énergies renouvelables (soleil, éoliennes) si souvent mises en avant, (elles) ne constitueront pas la panacée et la solution à tous les problèmes". En revanche, la biomasse, et notamment la filière bois, semble présenter un potentiel très important.
--> le marché n'est pas la solution
Enfin, on ne peut se reposer sur les seules forces du marché. Il n'est pas certain que le prix du pétrole montera assez rapidement pour orienter différemment le système énergétique, et des substituts comme le charbon ou les schistes bitumineux, très polluants, pourraient se voir privilégiés par les industriels.
--> la solution, c'est la maîtrise des besoins énergétiques
L'accent doit être mis sur "la maîtrise de la demande d'énergie". C'est là que les actions à mener sont "à la fois très nombreuses, souvent peu onéreuses, et disponibles relativement rapidement".
--> axée sur les transports et le batiment
Aussi faut-il agir prioritairement sur le transport et le bâtiment qui sont responsables de plus de la moitié des émissions françaises."
Message édité par essonne le 11-10-2006 à 23:24:40