alban_92  Profil : Pilote chevronné | claudedu67 a écrit :
Si on voulais VRAIMENT faire quelque chose pour la sécurité, on rendrait les autoroutes GRATUITES en permanence. C'est bien connu, l'autoroute est bien moins dangereuse que le reste du réseau. Au départ, les concessions étaient PROVISOIRES pour 20 ou 30 an s( je ne me rappelle plus du chiffre exact), pour financer les nouvelles autoroutes. Maintenant que les autoroutes ont étés vendues pour avoir un peu de cash à court terme, les autoroutes appartiennent à des (grosses ) entreprises privées et il y a peu de chance de voir les tarifs baisser. C'est dommage pour la sécurité et pour l'état qui a eu une vision à court terme. Encore du gaspillage !!!!
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Bah non ça il n'y a aucun risque que les prix baissent, bien au contraire. Lorsqu'une entreprise nationale est privatisée, les prix sont systématiquement augmentés. En ce qui concerne les sociétés d'autoroute, cela est particulièrement vrai, en témoigne l'article suivant :
Citation :
LA PRIVATISATION, en décembre 2005, des concessions d´autoroutes a-t-elle accéléré la hausse des tarifs des péages ? C´est la question à laquelle s´efforcent de répondre, depuis l´été, la direction générale des routes et la direction de la concurrence et de la consommation. Leur attention a été attirée par divers articles de la presse locale ou automobile et des remarques des transporteurs et des consommateurs sur des dérapages de prix.
Ainsi, le parcours Belfort-Mulhouse a augmenté de 8,33 % entre 2004 et 2006, et le Belfort-Besançon, de 6,56 %. L´automobiliste allant de Lille à Paris paie son trajet 7,90 % plus cher en 2007 qu´en 2006. Ces hausses sont très supérieures à l´inflation et aux pourcentages autorisés par l´Etat, d´environ 2,5 % en 2007.
Car théoriquement, la privatisation n´a rien modifié de l´encadrement juridique des tarifs, toujours sous le contrôle de la direction des routes. Un contrat d´entreprise quinquennal définit le mode de calcul des prix, avec une dose d´inflation, 80 % à 85 %, et les investissements envisagés.
Entre ces rendez-vous quinquennaux, les exploitants soumettent chaque année leurs barèmes à l´approbation de l´administration. Les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR, groupe Eiffage) sont ainsi en négociation, avant la modification de leurs tarifs, le 1er octobre. Pour la Société des autoroutes du nord et de l´est de la France (Sanef ; détenue par l´espagnol Abertis), l´échéance est au 1er décembre. Enfin, les Autoroutes du sud de la France (ASF, groupe Vinci) sont concernées au 1er février.
CONTRÔLES
Les résultats financiers des quatre principales sociétés d´autoroutes sont excellents et ne s´expliquent pas seulement par la seule augmentation du trafic. Au 1er semestre 2007, APRR affiche une hausse du chiffre d´affaires de 8,5 %, quand le trafic ne progresse que de 2,5 %. Les recettes d´ASF augmentent, dans le même temps, de 7,5 % alors que la circulation sur son réseau gagne 3,6 %. Pour Cofiroute (groupe Vinci), le chiffre d´affaires est en hausse de 8,7 % et le trafic de 5,5 %.
Pour contrôler la bonne application du barème 2006, Patrice Parisé, directeur général des routes, a donc réclamé le détail de leurs tarifs pour chaque tronçon. L´administration épluche ces documents (près de 3 500 données pour la seule société APRR).
Il s´agit de vérifier que les hausses moyennes négociées sont respectées, les exploitants s´ingéniant à tirer le meilleur parti financier des tronçons les plus rentables de leurs réseaux. Les tarifs des sections les plus fréquentées subissent ainsi une substantielle hausse quand ceux des zones plus tranquilles stagnent.
Les barèmes peuvent aussi tenir compte de la période de l´année et de l´horaire, au motif de réguler la circulation aux heures de pointe. Les règles "d´arrondi" viennent aussi abonder les recettes. "Nous faisons là notre métier d´exploitant", justifie Pierre Coppey, directeur de la communication chez Vinci.
Enfin, une directive européenne, applicable à partir de 2008, enjoint la France de plafonner à 13 % les avantages tarifaires accordés aux gros clients, au lieu de 30 % auparavant. Cela fera gonfler mécaniquement les recettes des péages : "C´est une aubaine pour les concessionnaires, que nous chiffrons à 200 millions d´euros", déplore Stéphane Levesque, de Transports logistiques de France, qui se souvient que, sur ce dossier, la réunion du 30 août, entre transporteurs et sociétés d´autoroutes, a été animée.
De son côté, la Cour des comptes enquête sur les conditions et les conséquences de la privatisation, dans un rapport à paraître début 2008. Et se demande si la compétition entre attributaires a été assez ouverte et la valorisation des sociétés bien estimée.
Lors de cette privatisation, le Conseil de la concurrence avait d´ailleurs exigé des garanties de transparence et contraint le gouvernement à revoir le cahier des charges. Ses investigations dans ce domaine, en 2003, 2004 et 2005, sur l´entreprise privée Cofiroute, avaient permis de corriger les dérives d´une gestion qui omettait les investissements prévus.
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http://www.lemonde.fr/web/arti [...] 186,0.html  ---------------
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