m-d-s a écrit :
* 1/3 avant (si prioritaire) 0% de responsabilité)
* centre (si prioritaire) 50% de responsabilité
* 1/3 arrière (si prioritaire) 100% de responsabilité
Ensuite tout dépend
1/ des croix cochés sur le constat
2/ des éventuels témoins.
* Le reste (croquis au dos du constat etc...) étant rarement pris en compte !
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C'est du grand n'importe quoi ce type de démonstration. Voilà exactement l'exemple typique des inepties que les assureurs essaient de faire avaler aux gens.
On est pas dans le cadre d'une négociation amiable (c'est une procédure judiciaire et c'est le procureur qui prend la décision de poursuivre ou pas. Il y a également une partie adverse qui risque une condamnation pour homicide involontaire) et il n'y a donc pas de constat qui intervient dans une telle procédure. Seul le juge prendra la décision sur les responsabilités et certainement pas en suivant des principes bidons qui ne sont basés sur aucune règles de droit ou jurisprudences consistantes mais sur base de rapport d'expertise, de témoignages, etc...
jpjeje13 a écrit :
effectivement une requete a ete faite par le procureur de la république, pour qu'un nommé P... expert effectue l'expertise de la moto,de bien vouloir établir la vitesse de la moto ainsi que tous les éléments utiles à leur enquete.Mais aucune traces des conclusions et de l'expertise du véhicule.
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Bonsoir,
Toutes mes condoléances.
Concernant votre dossier, plusieurs points méritent d'être soulevés :
- Première chose la désignation d'un avocat. Ce n'est pas à l'assureur de choisir un avocat à votre place. C'est un dossier qui est compliqué qui nécessite quelqu'un de compétent qui défende vos droits avec force et rigueur. L'assureur n'a en principe pas le droit de vous proposer un avocat sans que vous en ayez fait la demande écrite. Si tel n'est pas le cas, l'assureur commet déjà une faute. On ne peut que vous conseillez de prendre votre propre avocat et de suivre de près ce dossier.
- Il est très difficile de se positionner sur les responsabilités dans un accident de ce type. Ce qu'il est important de savoir c'est qu'une infraction commise ne soumet pas automatiquement la personne à une part de responsabilité. Il existe des jurisprudences de la cour de cassation qui ont été dans le sens des victimes malgré un taux d'alcoolémie au-dessus du seuil autorisé, malgré une vitesse au-dessus de la limitation, etc... De telles décisions ont été prises parce que ce n'est pas l'infraction qui conditionne la responsabilité, mais la survenance du dommage. Tout le problème est donc de déterminer qui est à l'origine de la survenance du dommage, est-ce que l'infraction commise par l'une ou l'autre partie est concomitante à la survenance du dommage ou non ? etc... Le tout est donc de construire un dossier qui tend à amener la preuve que l'infraction commise n'est pas ce qui a causé le dommage mais que cette infraction est survenue parallèlement à l'accident. Que ces deux faits non aucun lien directe. C'est en se basant sur ce principe que vous arriverez à atténuer la responsabilité de votre fils. Il faut donc tenter de démontrer que les évènements se sont produits sur une échelle de temps bien précises et que ces deux évènements (le dommage et l'infraction) ne sont pas produits (ou en tout ont été déclenchés) au même moment.
D'après ce que je comprends de l'accident, celui-ci s'est produit alors que votre fils était en interfile et une personne lui a coupée la route alors que cette dernière avait l'intention de traverser la chaussée. Le véhicule qui lui a coupé la route est donc en manœuvre au moment de l'accident (il n'a donc aucune priorité sur les autres usager). Celui qui entame une manœuvre doit s'assurer de ne pas couper la route aux autres usager. C'est un des points le plus important à soulever car il implique déjà la responsabilité de la personne effectuant cette manœuvre et le juge ne peut pas nier ce fait (qu'il y ait infraction en face ou pas).
Il reste donc à prouver, si la voie était aussi dégagé que l'affirme le responsable de l'accident, que votre fils ne pouvait lui être invisible. Un motard n'est pas silencieux et encore moins invisible. Si la visibilité lointaine était aussi bonne que cela, il aurait fallu que votre fils roule à 250 km/h pour que le conducteur de la voiture n'ait pas le temps de réagir. Et c'est sur cette exagération là qu'il faut jouer. Il faut démontrer qu'une telle vitesse était totalement impossible eu égard des circonstances (et d'ailleurs l'expert désigné par le procureur confirmera très certainement cela) et que donc c'est l'inattention de l'automobiliste qui est à l'origine de l'accident. L'infraction n'étant pas à l'origine de l'accident. En démontrant que votre fils était obligatoirement visible pour un conducteur attentif et que c'est l'origine de sa manoeuvre qui est la cause de l'accident, vous augmentez vos chances d'obtenir gain de cause.
Dans l'état c'est tout ce que je peux dire sur l'aspect stratégique lié à ce dossier. Mais il faut garder à l'esprit que pour gagner ce type d'affaire, il faut usé de beaucoup de subtilité et tout est une question de présenter les choses comme il se doit. Donc préparer le dossier, préparer des schémas, organisé tout cela avec votre avocat (et ne le laisser surtout pas travailler seul - suivez de près la manière dont il compte plaider). Il faut aussi garder à l'esprit que bien souvent, ce type d'affaire est éclaircie uniquement par les plus hautes instances et qu'il est donc souvent nécessaire de faire appel, voir d'aller en cassation. Ce sera donc un long parcours.
- Au sujet de l'expertise demandée par le procureur, il est normal que cela ne figure pas dans le PV. Le PV n'est pas le dossier d'instruction, ce n'est qu'une partie du dossier que le procureur monte et il se peut également que l'expertise ne soit pas encore terminée. Pour obtenir le reste du dossier il faut le demander, par l'intermédiaire d'un avocat, au greffe du tribunal. Arrangez-vous donc que vous pourrez accéder aux diverses pièces du dossier avant l'audience afin de pouvoir monter votre dossier dans les temps.
Bon courage pour la suite.