Dans tous les cas de figure, la mesure du taux n'est pas nécessaire pour réprimer l'alcool au volant.
Il existe deux infractions prévues la loi : la conduite en état d'ivresse (CEI) et la conduite sous l'empire d'un état alcoolique (CEEA). La première sera démontrée par le comportement du conducteur (répondant aux critères de l'ivresse publique manifeste : propos incohérents, yeux vitreux, mouvements hésitants, haleine imprégnée d'alcool, etc), la seconde le sera pas une vérification à l'ethylomètre.
Bref, même si le taux n'a pu être mesuré au moment de l'interpellation, la procédure de CEI peut très bien être employée, faisant que le taux mesure reste indifférent.
Pour le reste, lorsqu'on commet une infraction pénale, la conséquence est la mise en mouvement de ce qu'on appelle l'action publique : la société se charge de réprimer ceux qui lui nuisent en violant la loi pénale. A celle-ci, lorsqu'existe une victime identifiée lesée par l'infraction pénale commise, peut se greffer une action civile.
Lorsque la victime retire la plainte qu'elle a déposée, cela éteint l'action civile. Mais l'action pénale reste en mouvement tant que le procureur de la République le désire.
Evidemment, souvent, le procureur de la République classe la procédure sans suite lorsqu'il n'existe plus de plaignant : il y a bien assez de dossier avec des plaignants qui demandent gain de cause. Mais rien ne l'y contraint, et pour un délit lié à une conduite en état d'ivresse, vu que la sécurité routière est une priorité nationale, ce n'est pas certain du tout.