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 Sujet :

Voyage au cœur de la France des radars

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n°14980400
alban_92   profil
Profil : Pilote assidu
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Posté le 28-06-2008 à 13:02:52  answer
 

Le premier engin automatique a été installé le 31 octobre 2003 et plusieurs milliers d'autres seront installés d'ici à 2012.
 
La route nationale qui passe aux alentours de la commune de Fayl-Billot, en Haute-Marne, a changé. Redoutée des automobilistes, une nouvelle silhouette a fait son apparition sur le bas-côté de la route. Depuis le 23 juin, un nouveau radar automatique fixe est en service. C'est l'un des derniers-nés des 1 258 équipements identiques installés en France.
 
Sa soudaine irruption dans ce paysage rural ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d'une lente gestation qui a tout d'abord démarré dans les couloirs de la préfecture de la Haute-Marne. Il y a quelques mois, la carte des axes routiers étalée sur son bureau, le représentant de l'État a posé son index sur un croisement situé à Fayl-Billot. C'est précisément là qu'il faudrait agir, avait-il estimé, en désignant l'intersection. Un carrefour de la mort, où six vies se sont brisées au cours de ces dernières années, où des dizaines de blessés ont dû être arrachés à la tôle froissée des véhicules.
 
Des projets de nouveaux radars dans les cartons
 
À l'instar de toutes les autres, la proposition du préfet de la Haute-Marne a ensuite atterri au 17e étage d'une des tours de la Défense, en région parisienne, au siège de la Dipica (direction du projet interministériel du contrôle automatisé), dirigée par le préfet Jean-Jacques Debacq. Dans son bureau fonctionnel, sans ornement prétentieux, ce dernier est le maître absolu du dispositif. Tel un général des armées, c'est lui qui règne sur les bataillons de radars, mobiles et fixes. Soit 2 037 équipements disséminés sur les routes françaises. Semaine après semaine, ce fonctionnaire minutieux, au visage d'étudiant, peaufine avec soin son plan de bataille antivitesse et surveille comme le lait sur le feu toutes les remontées d'informations. Les pannes, les procédures de réparation, les actes de vandalisme, la qualité des images issues des radars, tout est passé au peigne fin avec un seul objectif à la clé : faire tourner à plein régime ce système sans cesse alimenté.
 
D'ici à décembre prochain, 300 nouveaux radars entreront en action. Puis, dans les quatre années suivantes, selon la feuille de route fixée par Nicolas Sarkozy, 2 000 autres s'ajouteront au dispositif, dont 800 fixes. Autant dire une forêt de caméras qui seront braquées sur les conducteurs.
 
D'ici là, d'ailleurs, de nouveaux modèles auront peut-être vu le jour. Des projets sont en effet dans les cartons. Parmi eux, le radar qui pourra « prendre» quatre voies d'autoroute d'un coup, ou encore le radar «intelligent», qui reconnaîtra les formes pour flasher les poids lourds, lesquels échappent aujourd'hui à ce genre de sanctions. Est aussi à l'étude, le radar réagissant à la pluie : il pourrait changer automatiquement ses réglages de vitesse, pour passer de 130 à 110 km/heure. Fait certain, en 2009, une dizaine de tunnels seront équipés de radars qui sanctionneront le non-respect des distances de sécurité. Les premiers radars aux feux rouges seront installés au cours de cette même année.
 
Quelques grains de sable ralentissent parfois la progression impressionnante du maillage. «La topographie du lieu peut empêcher l'installation d'un nouvel équipement», explique Jean-Jacques Debacq. D'autres fois, le grain de sable prend forme humaine. Certains présidents de conseils généraux refusent, par principe, de donner leur accord, pourtant indispensable quand il s'agit d'installer un radar sur leurs routes départementales. Une bonne dizaine en France ferait ainsi de la résistance.
 
Loin de la tour de la Défense, l'autre centre stratégique du pays des radars se situe à Rennes. Si la tête de ce vaste dispositif est en Ile-de-France, son corps, lui, est en Bretagne, retranché derrière les murs de deux immeubles hautement sécurisés. C'est là, dans ce centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT), que les ordres donnés par le préfet Debacq sont exécutés. C'est donc bien là qu'en pressant un simple bouton, notre fameux équipement de Fayl-Billot, répertorié sous le numéro 4008, a été mis en service. Dorénavant, toute sa vie de radar faite de flashs, de pannes, de contrôles techniques périodiques, d'actes de vandalisme sera consignée dans la machine informatique.
 
Dans ce service «d'état-civil» des radars fixes, on peut tout analyser et tout savoir. Quel est le plus ancien ? Il se trouve dans l'Essonne, à Ville-aux-Bois. Il a été installé le 31 octobre 2003. Quel est le plus productif, ou plutôt le «plus gros mifeur», selon l'expression maison, d'infractions ? Le sujet est tabou… Il est quelque part dans le Var, sur un axe d'autoroute. «Si on donne sa localisation précise, il sera aussitôt vandalisé» , affirme-t-on à la Dipica, où l'on redoute les représailles contre les machines. Et le moins mifeur ? Cette fois, la communication est plus prolixe. Il se trouve à Saint-Péray, dans l'Ardèche. Un autre également se situe à Barjac, en Lozère. Ceux-là ne risquent guère de voir la main vengeresse d'un conducteur s'abattre sur eux. Ils ne flashent une voiture que tous les dix jours.
 
Solides arguments à faire valoir
 
C'est aussi à Rennes, que l'on traite du sort des automobilistes pris par radars fixes ou mobiles. Ce qui s'y passe ne se raconte d'ailleurs qu'avec des superlatifs tant la masse d'amendes traitée est importante. Le CNT en chiffres, c'est en effet 14 millions de messages d'infractions en 2007, donnant lieu à 8 millions d'avis de contravention. Une énorme machine conçue pour un traitement de masse et qui a rapporté 450 millions d'euros l'an passé. Collectivités locales, agence de financement des routes et Dipica se partagent le gros de la recette.
 
Après avoir été flashé, le conducteur reçoit dans les trois jours, en moyenne, son avis de contravention. Un traitement incroyablement rapide comparé au nombre d'infractions reçues. Au CNT, rien ne se fait sur papier. Tout se traite derrière des écrans et par courrier type. Le numéro de la plaque du contrevenant est relevé sur la photo, un service expédie l'avis de contravention au propriétaire du véhicule. En parallèle, les courriers de protestation des automobilistes, réclamant leurs photos ou donnant des explications, sont examinés : ouverts, scannés, triés et expédiés aux services compétents. Tout est conçu pour faire vite, mais aussi pour limiter le nombre de contestataires. Même s'ils s'opposent à la sanction, ces derniers devront quand même payer le prix fort de l'amende. Un moyen apparemment dissuasif : en 2007, 241 000 contestations, sur 8 millions de contraventions, ont été enregistrées et soumises à des juges.
 
Pris dans la nasse de cette incroyable machine, le conducteur n'a plus guère la possibilité de s'en échapper. Le temps où l'on pouvait faire sauter les PV semble bel et bien révolu. Toutefois, il reste encore une maigre échappatoire. À condition d'avoir de solides arguments à faire valoir, le conducteur peut défendre son cas devant le procureur de Rennes, le magistrat qui veille sur le CNT. «Je veux garder la main sur l'opportunité des poursuites», insiste Hervé Pavy. Un pompier appelé sur une urgence, une mère de famille qui conduit à toute allure son fils grièvement blessé vers un hôpital pourront ainsi plaider leur cause par écrit. Des cas qui restent donc exceptionnels.
 
Le CNT est presque déjà de l'histoire ancienne. Dans un an, il déménagera et occupera de nouveaux locaux, qui sortent déjà de terre, juste sous ses fenêtres. Plus grand, plus performant, le CNT2 est en préparation. Il héritera alors du traitement des 25 autres millions de contraventions à la circulation routière pour stationnement gênant, feu rouge non respecté, stop grillé… L'ensemble sera informatisé et automatisé. Le glas devrait bientôt sonner pour l'ère du papillon sur le pare-brise.
 
http://www.lefigaro.fr/actualite-f [...] radars.php


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Posté le 28-06-2008 à 13:02:52  profilanswer
 

n°14980454
alanan07   profil
Profil : Routard
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Posté le 28-06-2008 à 17:02:04  answer
 

Le 28-06-2008 à 13:02:52, alban_92 a écrit :

Le premier engin automatique a été installé le 31 octobre 2003 et plusieurs milliers d'autres seront installés d'ici à 2012.
 
La route nationale qui passe aux alentours de la commune de Fayl-Billot, en Haute-Marne, a changé. Redoutée des automobilistes, une nouvelle silhouette a fait son apparition sur le bas-côté de la route. Depuis le 23 juin, un nouveau radar automatique fixe est en service. C'est l'un des derniers-nés des 1 258 équipements identiques installés en France.
 
Sa soudaine irruption dans ce paysage rural ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d'une lente gestation qui a tout d'abord démarré dans les couloirs de la préfecture de la Haute-Marne. Il y a quelques mois, la carte des axes routiers étalée sur son bureau, le représentant de l'État a posé son index sur un croisement situé à Fayl-Billot. C'est précisément là qu'il faudrait agir, avait-il estimé, en désignant l'intersection. Un carrefour de la mort, où six vies se sont brisées au cours de ces dernières années, où des dizaines de blessés ont dû être arrachés à la tôle froissée des véhicules.
 
Des projets de nouveaux radars dans les cartons
 
À l'instar de toutes les autres, la proposition du préfet de la Haute-Marne a ensuite atterri au 17e étage d'une des tours de la Défense, en région parisienne, au siège de la Dipica (direction du projet interministériel du contrôle automatisé), dirigée par le préfet Jean-Jacques Debacq. Dans son bureau fonctionnel, sans ornement prétentieux, ce dernier est le maître absolu du dispositif. Tel un général des armées, c'est lui qui règne sur les bataillons de radars, mobiles et fixes. Soit 2 037 équipements disséminés sur les routes françaises. Semaine après semaine, ce fonctionnaire minutieux, au visage d'étudiant, peaufine avec soin son plan de bataille antivitesse et surveille comme le lait sur le feu toutes les remontées d'informations. Les pannes, les procédures de réparation, les actes de vandalisme, la qualité des images issues des radars, tout est passé au peigne fin avec un seul objectif à la clé : faire tourner à plein régime ce système sans cesse alimenté.
 
D'ici à décembre prochain, 300 nouveaux radars entreront en action. Puis, dans les quatre années suivantes, selon la feuille de route fixée par Nicolas Sarkozy, 2 000 autres s'ajouteront au dispositif, dont 800 fixes. Autant dire une forêt de caméras qui seront braquées sur les conducteurs.
 
D'ici là, d'ailleurs, de nouveaux modèles auront peut-être vu le jour. Des projets sont en effet dans les cartons. Parmi eux, le radar qui pourra « prendre» quatre voies d'autoroute d'un coup, ou encore le radar «intelligent», qui reconnaîtra les formes pour flasher les poids lourds, lesquels échappent aujourd'hui à ce genre de sanctions. Est aussi à l'étude, le radar réagissant à la pluie : il pourrait changer automatiquement ses réglages de vitesse, pour passer de 130 à 110 km/heure. Fait certain, en 2009, une dizaine de tunnels seront équipés de radars qui sanctionneront le non-respect des distances de sécurité. Les premiers radars aux feux rouges seront installés au cours de cette même année.
 
Quelques grains de sable ralentissent parfois la progression impressionnante du maillage. «La topographie du lieu peut empêcher l'installation d'un nouvel équipement», explique Jean-Jacques Debacq. D'autres fois, le grain de sable prend forme humaine. Certains présidents de conseils généraux refusent, par principe, de donner leur accord, pourtant indispensable quand il s'agit d'installer un radar sur leurs routes départementales. Une bonne dizaine en France ferait ainsi de la résistance.
 
Loin de la tour de la Défense, l'autre centre stratégique du pays des radars se situe à Rennes. Si la tête de ce vaste dispositif est en Ile-de-France, son corps, lui, est en Bretagne, retranché derrière les murs de deux immeubles hautement sécurisés. C'est là, dans ce centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT), que les ordres donnés par le préfet Debacq sont exécutés. C'est donc bien là qu'en pressant un simple bouton, notre fameux équipement de Fayl-Billot, répertorié sous le numéro 4008, a été mis en service. Dorénavant, toute sa vie de radar faite de flashs, de pannes, de contrôles techniques périodiques, d'actes de vandalisme sera consignée dans la machine informatique.
 
Dans ce service «d'état-civil» des radars fixes, on peut tout analyser et tout savoir. Quel est le plus ancien ? Il se trouve dans l'Essonne, à Ville-aux-Bois. Il a été installé le 31 octobre 2003. Quel est le plus productif, ou plutôt le «plus gros mifeur», selon l'expression maison, d'infractions ? Le sujet est tabou… Il est quelque part dans le Var, sur un axe d'autoroute. «Si on donne sa localisation précise, il sera aussitôt vandalisé» , affirme-t-on à la Dipica, où l'on redoute les représailles contre les machines. Et le moins mifeur ? Cette fois, la communication est plus prolixe. Il se trouve à Saint-Péray, dans l'Ardèche. Un autre également se situe à Barjac, en Lozère. Ceux-là ne risquent guère de voir la main vengeresse d'un conducteur s'abattre sur eux. Ils ne flashent une voiture que tous les dix jours.
 
Solides arguments à faire valoir
 
C'est aussi à Rennes, que l'on traite du sort des automobilistes pris par radars fixes ou mobiles. Ce qui s'y passe ne se raconte d'ailleurs qu'avec des superlatifs tant la masse d'amendes traitée est importante. Le CNT en chiffres, c'est en effet 14 millions de messages d'infractions en 2007, donnant lieu à 8 millions d'avis de contravention. Une énorme machine conçue pour un traitement de masse et qui a rapporté 450 millions d'euros l'an passé. Collectivités locales, agence de financement des routes et Dipica se partagent le gros de la recette.
 
Après avoir été flashé, le conducteur reçoit dans les trois jours, en moyenne, son avis de contravention. Un traitement incroyablement rapide comparé au nombre d'infractions reçues. Au CNT, rien ne se fait sur papier. Tout se traite derrière des écrans et par courrier type. Le numéro de la plaque du contrevenant est relevé sur la photo, un service expédie l'avis de contravention au propriétaire du véhicule. En parallèle, les courriers de protestation des automobilistes, réclamant leurs photos ou donnant des explications, sont examinés : ouverts, scannés, triés et expédiés aux services compétents. Tout est conçu pour faire vite, mais aussi pour limiter le nombre de contestataires. Même s'ils s'opposent à la sanction, ces derniers devront quand même payer le prix fort de l'amende. Un moyen apparemment dissuasif : en 2007, 241 000 contestations, sur 8 millions de contraventions, ont été enregistrées et soumises à des juges.
 
Pris dans la nasse de cette incroyable machine, le conducteur n'a plus guère la possibilité de s'en échapper. Le temps où l'on pouvait faire sauter les PV semble bel et bien révolu. Toutefois, il reste encore une maigre échappatoire. À condition d'avoir de solides arguments à faire valoir, le conducteur peut défendre son cas devant le procureur de Rennes, le magistrat qui veille sur le CNT. «Je veux garder la main sur l'opportunité des poursuites», insiste Hervé Pavy. Un pompier appelé sur une urgence, une mère de famille qui conduit à toute allure son fils grièvement blessé vers un hôpital pourront ainsi plaider leur cause par écrit. Des cas qui restent donc exceptionnels.
 
Le CNT est presque déjà de l'histoire ancienne. Dans un an, il déménagera et occupera de nouveaux locaux, qui sortent déjà de terre, juste sous ses fenêtres. Plus grand, plus performant, le CNT2 est en préparation. Il héritera alors du traitement des 25 autres millions de contraventions à la circulation routière pour stationnement gênant, feu rouge non respecté, stop grillé… L'ensemble sera informatisé et automatisé. Le glas devrait bientôt sonner pour l'ère du papillon sur le pare-brise.
 
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Perdu : le radar de Saint-Péray (un an de vie) a déjà été vandalisé !

n°14980457
laurent mo​tard   profil
Profil : Routard confirmé
Posté le 28-06-2008 à 17:15:52  answer
 

on dirait un argumentaire pro-radar...
lol  quand aux endroits choisis à partir du moment qu'ils sont connus pas de soucis..maintenant installer un radar à proximité d'un croisement c'est sans doute utile.. surtout lorsqu'on peut croiser un abruti qui ne respecte pas un feu rouge ou un stop...

n°14980460
Dogone92   profil
Votez pour moi !
Profil : Routard confirmé
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Posté le 28-06-2008 à 17:28:03  answer
 

oui et?

n°14980465
laurent mo​tard   profil
Profil : Routard confirmé
Posté le 28-06-2008 à 17:53:21  answer
 

et quoi ?  ben rien.. moi je m'en fous des radars fixes.. ce qui me "dérange" le plus ce sont plutot ceux qui sont dans les voitures ou débarqués...lol  

n°14980473
alban_92   profil
Profil : Pilote assidu
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Posté le 28-06-2008 à 18:36:09  answer
 

certains fixes peuvent être de bons pièges pourtant


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n°14980475
nocbr   profil
Profil : Pilote addict
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Posté le 28-06-2008 à 18:41:27  answer
 

Le 28-06-2008 à 13:02:52, alban_92 a écrit :

Le premier engin automatique a été installé le 31 octobre 2003 et plusieurs milliers d'autres seront installés d'ici à 2012.
 
La route nationale qui passe aux alentours de la commune de Fayl-Billot, en Haute-Marne, a changé. Redoutée des automobilistes, une nouvelle silhouette a fait son apparition sur le bas-côté de la route. Depuis le 23 juin, un nouveau radar automatique fixe est en service. C'est l'un des derniers-nés des 1 258 équipements identiques installés en France.
 
Sa soudaine irruption dans ce paysage rural ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d'une lente gestation qui a tout d'abord démarré dans les couloirs de la préfecture de la Haute-Marne. Il y a quelques mois, la carte des axes routiers étalée sur son bureau, le représentant de l'État a posé son index sur un croisement situé à Fayl-Billot. C'est précisément là qu'il faudrait agir, avait-il estimé, en désignant l'intersection. Un carrefour de la mort, où six vies se sont brisées au cours de ces dernières années, où des dizaines de blessés ont dû être arrachés à la tôle froissée des véhicules.
 
Des projets de nouveaux radars dans les cartons
 
À l'instar de toutes les autres, la proposition du préfet de la Haute-Marne a ensuite atterri au 17e étage d'une des tours de la Défense, en région parisienne, au siège de la Dipica (direction du projet interministériel du contrôle automatisé), dirigée par le préfet Jean-Jacques Debacq. Dans son bureau fonctionnel, sans ornement prétentieux, ce dernier est le maître absolu du dispositif. Tel un général des armées, c'est lui qui règne sur les bataillons de radars, mobiles et fixes. Soit 2 037 équipements disséminés sur les routes françaises. Semaine après semaine, ce fonctionnaire minutieux, au visage d'étudiant, peaufine avec soin son plan de bataille antivitesse et surveille comme le lait sur le feu toutes les remontées d'informations. Les pannes, les procédures de réparation, les actes de vandalisme, la qualité des images issues des radars, tout est passé au peigne fin avec un seul objectif à la clé : faire tourner à plein régime ce système sans cesse alimenté.
 
D'ici à décembre prochain, 300 nouveaux radars entreront en action. Puis, dans les quatre années suivantes, selon la feuille de route fixée par Nicolas Sarkozy, 2 000 autres s'ajouteront au dispositif, dont 800 fixes. Autant dire une forêt de caméras qui seront braquées sur les conducteurs.
 
D'ici là, d'ailleurs, de nouveaux modèles auront peut-être vu le jour. Des projets sont en effet dans les cartons. Parmi eux, le radar qui pourra « prendre» quatre voies d'autoroute d'un coup, ou encore le radar «intelligent», qui reconnaîtra les formes pour flasher les poids lourds, lesquels échappent aujourd'hui à ce genre de sanctions. Est aussi à l'étude, le radar réagissant à la pluie : il pourrait changer automatiquement ses réglages de vitesse, pour passer de 130 à 110 km/heure. Fait certain, en 2009, une dizaine de tunnels seront équipés de radars qui sanctionneront le non-respect des distances de sécurité. Les premiers radars aux feux rouges seront installés au cours de cette même année.
 
Quelques grains de sable ralentissent parfois la progression impressionnante du maillage. «La topographie du lieu peut empêcher l'installation d'un nouvel équipement», explique Jean-Jacques Debacq. D'autres fois, le grain de sable prend forme humaine. Certains présidents de conseils généraux refusent, par principe, de donner leur accord, pourtant indispensable quand il s'agit d'installer un radar sur leurs routes départementales. Une bonne dizaine en France ferait ainsi de la résistance.
 
Loin de la tour de la Défense, l'autre centre stratégique du pays des radars se situe à Rennes. Si la tête de ce vaste dispositif est en Ile-de-France, son corps, lui, est en Bretagne, retranché derrière les murs de deux immeubles hautement sécurisés. C'est là, dans ce centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT), que les ordres donnés par le préfet Debacq sont exécutés. C'est donc bien là qu'en pressant un simple bouton, notre fameux équipement de Fayl-Billot, répertorié sous le numéro 4008, a été mis en service. Dorénavant, toute sa vie de radar faite de flashs, de pannes, de contrôles techniques périodiques, d'actes de vandalisme sera consignée dans la machine informatique.
 
Dans ce service «d'état-civil» des radars fixes, on peut tout analyser et tout savoir. Quel est le plus ancien ? Il se trouve dans l'Essonne, à Ville-aux-Bois. Il a été installé le 31 octobre 2003. Quel est le plus productif, ou plutôt le «plus gros mifeur», selon l'expression maison, d'infractions ? Le sujet est tabou… Il est quelque part dans le Var, sur un axe d'autoroute. «Si on donne sa localisation précise, il sera aussitôt vandalisé» , affirme-t-on à la Dipica, où l'on redoute les représailles contre les machines. Et le moins mifeur ? Cette fois, la communication est plus prolixe. Il se trouve à Saint-Péray, dans l'Ardèche. Un autre également se situe à Barjac, en Lozère. Ceux-là ne risquent guère de voir la main vengeresse d'un conducteur s'abattre sur eux. Ils ne flashent une voiture que tous les dix jours.
 
Solides arguments à faire valoir
 
C'est aussi à Rennes, que l'on traite du sort des automobilistes pris par radars fixes ou mobiles. Ce qui s'y passe ne se raconte d'ailleurs qu'avec des superlatifs tant la masse d'amendes traitée est importante. Le CNT en chiffres, c'est en effet 14 millions de messages d'infractions en 2007, donnant lieu à 8 millions d'avis de contravention. Une énorme machine conçue pour un traitement de masse et qui a rapporté 450 millions d'euros l'an passé. Collectivités locales, agence de financement des routes et Dipica se partagent le gros de la recette.
 
Après avoir été flashé, le conducteur reçoit dans les trois jours, en moyenne, son avis de contravention. Un traitement incroyablement rapide comparé au nombre d'infractions reçues. Au CNT, rien ne se fait sur papier. Tout se traite derrière des écrans et par courrier type. Le numéro de la plaque du contrevenant est relevé sur la photo, un service expédie l'avis de contravention au propriétaire du véhicule. En parallèle, les courriers de protestation des automobilistes, réclamant leurs photos ou donnant des explications, sont examinés : ouverts, scannés, triés et expédiés aux services compétents. Tout est conçu pour faire vite, mais aussi pour limiter le nombre de contestataires. Même s'ils s'opposent à la sanction, ces derniers devront quand même payer le prix fort de l'amende. Un moyen apparemment dissuasif : en 2007, 241 000 contestations, sur 8 millions de contraventions, ont été enregistrées et soumises à des juges.
 
Pris dans la nasse de cette incroyable machine, le conducteur n'a plus guère la possibilité de s'en échapper. Le temps où l'on pouvait faire sauter les PV semble bel et bien révolu. Toutefois, il reste encore une maigre échappatoire. À condition d'avoir de solides arguments à faire valoir, le conducteur peut défendre son cas devant le procureur de Rennes, le magistrat qui veille sur le CNT. «Je veux garder la main sur l'opportunité des poursuites», insiste Hervé Pavy. Un pompier appelé sur une urgence, une mère de famille qui conduit à toute allure son fils grièvement blessé vers un hôpital pourront ainsi plaider leur cause par écrit. Des cas qui restent donc exceptionnels.
 
Le CNT est presque déjà de l'histoire ancienne. Dans un an, il déménagera et occupera de nouveaux locaux, qui sortent déjà de terre, juste sous ses fenêtres. Plus grand, plus performant, le CNT2 est en préparation. Il héritera alors du traitement des 25 autres millions de contraventions à la circulation routière pour stationnement gênant, feu rouge non respecté, stop grillé… L'ensemble sera informatisé et automatisé. Le glas devrait bientôt sonner pour l'ère du papillon sur le pare-brise.
 
http://www.lefigaro.fr/actualite-f [...] radars.php


 
 
Ca progresse dans le bon sens.


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Les cons ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait.
 
R.I.P. le cx7, mais ma famille est sauve c'est le plus important.
n°14980477
claudedu67   profil
Profil : Routard
Posté le 28-06-2008 à 18:52:21  answer
 

Au niveau évolutions à moyen terme :
 
a) Les conducteurs ne changent pas de façon de rouler ; les radars continuent à se développer
b) Le carburant augmente de trop, il y a moins de circulation : les radars se développent plus lentement car moins de recettes
c) Les conducteurs deviennent plus respectueux du code de la route et les radars déclinent.
 
 
SI TOUT le monde respectait BETEMENT le code de la route, les radars disparaîtraient rapidement.
 
Variante : passer au bus ou au train.

n°14980498
Dogone92   profil
Votez pour moi !
Profil : Routard confirmé
Avatar
Posté le 28-06-2008 à 20:15:21  answer
 

Le 28-06-2008 à 17:53:21, laurent motard a écrit :

et quoi ?  ben rien.. moi je m'en fous des radars fixes.. ce qui me "dérange" le plus ce sont plutot ceux qui sont dans les voitures ou débarqués...lol  


 
Autant pour moi j'avais la flemme de citer le pavé
Mais la remarque était destinée à alban_92
 
La nuit, tu rêves de radars ou quoi? t'as un pyjama MESTA 210C?

n°14980535
sheraton49   profil
Profil : Membre
Posté le 28-06-2008 à 22:12:01  answer
 

Travaillant pour la DPICA ( et non dipica comme indiqué dans l'article), les premiers radars pour distance de sécurité devraient être installés en fin d'année ou début 2009 pour quelques tunnels....
 
Pour l'instant seul les tronçons monovoie et surtout en tunnel seront équipés ( but premier les PLs, quand on voit des PLs se coller à 5m en tunnel au lieu de 100m faut pas déconner), pour la suite on y travaille...............

n°14980539
DJ_Depanna​ge   profil
Profil : Membre confirmé
Avatar
Posté le 28-06-2008 à 22:29:41  answer
 

Merci alban92 pour ce topic fort intéressant  :jap:

n°14980629
laurent mo​tard   profil
Profil : Routard confirmé
Posté le 29-06-2008 à 12:18:15  answer
 

Le 28-06-2008 à 20:15:21, Dogone92 a écrit :


 
Autant pour moi j'avais la flemme de citer le pavé
Mais la remarque était destinée à alban_92
 
La nuit, tu rêves de radars ou quoi? t'as un pyjama MESTA 210C?


 
 :lol:  Nan  je rêve pas en pyjama d'abord parce que j'en met jamais.. et puis le mesta 210 C est sans doute bien mais là il est concurrencé si j'ose dire par les mesta 1000 et 1200
Pour ton info : http://www.sagem-securite.com/pdf/fr/D904.pdf
 :jap:  

n°14980631
arabedesca​raibes   profil
Profil : Routard
Posté le 29-06-2008 à 12:25:05  answer
 

Le 28-06-2008 à 18:52:21, claudedu67 a écrit :

Au niveau évolutions à moyen terme :
 
a) Les conducteurs ne changent pas de façon de rouler ; les radars continuent à se développer
b) Le carburant augmente de trop, il y a moins de circulation : les radars se développent plus lentement car moins de recettes
c) Les conducteurs deviennent plus respectueux du code de la route et les radars déclinent.
 
 
SI TOUT le monde respectait BETEMENT le code de la route, les radars disparaîtraient rapidement.
 
Variante : passer au bus ou au train.


 
 
Au contraire je trouve que le traffic augmente beaucoup vers chez moi ...
 
C'est vrai que si tout le monde respectait les vitesses autorisées peut ètre pas que les radars disparaitraient mais il en poussera beaucoup moins


---------------
Tout est possible dans la mesure du possible.
 
Full contact forever.
n°14980731
Dogone92   profil
Votez pour moi !
Profil : Routard confirmé
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Posté le 29-06-2008 à 19:03:45  answer
 

Le 29-06-2008 à 12:18:15, laurent motard a écrit :


 
 :lol:  Nan  je rêve pas en pyjama d'abord parce que j'en met jamais.. et puis le mesta 210 C est sans doute bien mais là il est concurrencé si j'ose dire par les mesta 1000 et 1200
Pour ton info : http://www.sagem-securite.com/pdf/fr/D904.pdf
 :jap:  


 
Tu dors en tenue d'eve....  :o  
Autrement d'apres toi, c'est qui le plus fort? le Mesta 2000 ou le K 2000  :ange:


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