Voici le courrier que je vais envoyer à mon assurance : pour rappel
Madame,
J’ai bien pris connaissance de votre courrier et je tiens absolument à vous relater ma version des faits.
Tout d’abord, pour information, sachez que j’ai l’habitude de venir dans le quartier cité par Monsieur X vu que mon petit frère est voisin de l’agence immobilière et que je venais ce soir là lui apporter des affaires.
J’arrive donc par la rue X pour me garer rue X espérant trouver une place.
J’en trouve une devant les halles (comme indiqué sur la plainte) et j’effectue une marche avant pour m’introduire entre une clio et les bornes jaunes.
En sortant de ma voiture, je me dirige vers mon coffre où étaient déposées les affaires pour mon frère et je me rends compte que le pare-chocs de la clio située derrière moi est à terre.
Je vois qu’un employé de l’agence X attend de voir ma réaction.
Je vais directement voir l’agence immobilière située en face dans laquelle l’homme venait de rentrer subitement. Je demande à deux personnes, l’homme en question et une femme s’ils connaissent le propriétaire de la clio. Ils me répondent qu’ils ne le connaissent pas. Je demande à l’homme qui me regardait ce qui c’était passé et il me répond : « vous avez fait tomber le pare-chocs ». Je trouve sa réaction surprenante car premièrement, je n’ai rien senti ni entendu en me garant et que deuxièmement, je me souviens avoir été étonné de constater, qu’en me garant, cet homme me regardait pour voir comment j’allais me stationner.
Sentant le traquenard, je leur dis que pour ne pas avoir de problème, je vais aller au commissariat pour signaler que la clio a le pare-chocs déposé à terre. La femme me répond aussitôt, je cite : « n’y allez pas, ils vont vous emmerder, vous n’avez qu’à laisser votre numéro de téléphone sur le pare-brise ». L’homme approuve.
Voyant le X voisin, je lui demande également si la clio était à lui mais là encore la réponse est négative.
Les minutes passent, je décide donc de laisser un numéro de téléphone, j’avoue aujourd’hui ne pas savoir pourquoi ; un minimum de civisme tout bêtement sans doute…
N’ayant pas de téléphone personnel (fixe ou portable), j’inscris de mémoire le numéro de mon amie qui est le 06.X.X.10.32 et non 12.32 comme indiqué.
Je dépose le bout de papier et sonne chez mon frère qui était finalement absent.
Les dires rédigés sur la plainte me laissent toutefois perplexe.
Pour me garer, je roulais au pas en avançant et je n’ai pas effectué de marche arrière. Quant au capot enfoncé, c’est tout à fait impossible puisque ma voiture est très basse. Les dégâts rédigés sont donc improbables vu la configuration des deux véhicules. Par rapport à cela, ma voiture n’a aucune marque, aucune rayure, aucun choc et aucun transfert de peinture. Et j’atteste n’avoir fait aucune réparation depuis.
Il y a aussi plusieurs éléments que je ne comprends pas. Il est relaté page 2 que l’accrochage c’est produit à 18h45 et page 1 que le propriétaire est revenu prendre sa voiture à 18h45. Fait étrange puisque je suis resté sur place plus d’un quart d’heure.
Aussi, je me demande pourquoi le propriétaire s’est décidé à porter plainte 13 jours après s’être rendu compte du problème.
Enfin, je déments l’affirmation selon laquelle j’ai percuté le véhicule comme cela est rédigé.
Pour les témoins, en quoi le fait de donner le descriptif d’un véhicule et de son conducteur peut avoir force probante ?
J’ai discuté avec plusieurs personnes et je suis resté sur place plus d’une dizaine de minutes.
Je réfute donc également toute accusation de délit de fuite.
Pour conclure, comme je le disais, mon petit frère habite dans le quartier (également voisin de l’agence), il vit seul et est sous tutelle (handicapé cotorep). Je passe donc lui rendre visite parfois plusieurs fois par semaine et l’homme de l’agence me voit régulièrement passer ou me garer devant sa vitrine et je suis également sur place chaque samedi matin.
Aussi, je trouve étonnant que le témoin de la scène m’ait dit qu’il ne connaissait pas le propriétaire de la clio car pourtant, l’agence se situe au n° 61 de la rue X et le plaignant au n° 59 ; Il est étrange que des voisins mitoyens ne se connaissent pas.
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