Exactement, et la formule "si tu veux ma place, prends mon handicap" est bien trouvée, mais malheureusement pas assez percutante pour faire rentrer dans la tête des gens toutes les difficultés rencontrées au quotidien par les personnes handicapées. Et pour ne parler que de fauteuil roulant, essayons simplement d'imaginer le retrait d'argent à un distributeur.
Mon beauf est handicapé. Il utilise fréquement les places lui étant réservées, quand elles sont libres,
car malheureusement, c'est rarement le cas. Il lui est arrivé une fois de se faire verbaliser par une encalottée mal embouchée : la place étant prise par un non-GIC, il a du se garer sur celle de derrière, payante, et n'a pas payé, estimant à juste titre qu'il n'avait pas à le faire et apposant son GIC sous le pare-brise. Il est parti 5 minutes, et en revenant a surpris la bleusaille en train de le gratter.
Ils n'ont rien voulu savoir, il suffit pourtant de le regarder pour se rendre compte de son handicap. Il a du prendre le PV et le contester. La seule chose potable, c'est qu'ils ont également verbalisé la caisse garée sur la place réservée, espérons que le contrevenant avait oublié d'apposer son sigle GIC, sinon bien fait pour lui.
Je fais la guerre à toutes les personnes avec lesquelles je monte lorsqu'elles
ont des vélléités de stationner sur des places GIC-GIG, même pour trois minutes.
On est jamais à trois minutes à pied, par contre je crois que l'on peut épargner des efforts inutiles à une personne à mobilité réduite qu'en a déjà assez bavé pour trouver un emploi, qu'a bien raqué pour faire équiper sa voiture, et qui lutte tous les jours pour encaisser le regard des gens qu'il croise.
Je larmoie pas et je ne généralise pas non plus, mais je pense que le civisme commence là.