Pioutty je vais hélas corroborer ce qui t'a été dit:
- Toute vente de véhicule comprend obligatoirement (en théorie) un tour du propriétaire ainsi que la constatation de l'état du véhicule. De là, tout ce qui peut être vu ou détecté aisément (état carrosserie, usure des pneus, la liste n'est que peu limitative en fait) fait que ce ne sont pas des vices cachés mais des vices apparents, défauts acceptés par l'acheteur s'il décide d'acquérir le véhicule.
- Un vice caché est un problème "non détectable au moment de l'achat et qui rend le véhicule impropre à l'usage auquel il est destiné". Une pièce d'usure en fin de vie n'est pas un vice caché, un problème électrique grave mais latent (qui se déclenche aléatoirement) peut passer pour un vice caché.
- L'acheteur doit savoir qu'il n'a pas à ordonner de travaux sans expertise préalable. En effet, c'est l'expert qui fera un bilan circonstancié et qui déclarera si oui ou non le vice était non décelable au moment de l'achat. De là, ce sera par négociation ou jugement que se fera la décision finale. Comme pour tous les tribunaux, la décision est à la discrétion du juge, donc avec potentiellement des surprises (mauvaises...) pour le plaignant;
- si l'acheteur exécute des travaux même en étant dans son droit, ces travaux auront pour conséquence une quasi impossibilité pour l'expert d'identifier la nécessité des dits travaux.
Enfin, j'ajoute qu'il est souvent délicat, long et surtout pénible d'aller en bout de procédure, d'autant plus quand le véhicule n'est pas récent ou dont la valeur n'est pas énorme... Bah oui: tant qu'aucune décision n'est prise, il est généralement nécessaire d'immobiliser la voiture en attendant une expertise, une éventuelle contre expertise de la partie adverse, puis finalement un jugement définitif
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