Bonjour,
Je reviens sur ce post après quelques temps.
A la suite d’un accident de la circulation « non responsable » (un véhicule a grillé un feu rouge et m’a percuté), j’ai eu de multiples conséquences.
1 ) sur la perte d’usage : durant 3 mois j’ai été contraint de trouver des solutions pour assurer ma locomotion pour mes trajets quotidiens (soins, hôpitaux, kiné, rhumato, courses diverses,…) car la compagnie adverse refusait d’indemniser mon véhicule (elle souhaitait que l’on « partage » les risques !!!). Après avoir effectué une demande avec insistances (12 courriers AR) et 3 propositions d’indemnisation bien en deçà à ce que l’usage prévoit en pareil cas (leur proposition maxi est de 750€..j’en réclame 2600€), j’ai mis cela entre les mains d’un avocat de manière à attaquer la compagnie adverse pour ce préjudice ainsi que ma propre compagnie pour : Défaut de conseil (elle m’a plusieurs fois mentie et a tenté d’orienter mes choix de manière à ce que ce soient les assureurs qui ne soient pas lésés) et Manquement à ses obligations contractuelles (elle n’a jamais engagé de procédure de recours juridique alors que je l’avais sollicité).
2 ) sur le plan corporel : 3 jours d'hospitalisation où l'on me diagnostique un polytraumatisme (crânien, claviculaire et vertébral mais aucune fracture!)après une batterie de tests, 2 mois d'arrêt de travail, le port d'appareillage sur des durée moyenne (2 mois de port minerve de manière permanente puis 3 mois de manière intermittente; le port d'une écharpe pendant 1,5 mois pour atténuer les douleurs au niveau de l'épaule). Bien que n'ayant pas eu de fractures les conséquences sont nombreuses : douleurs durant plus d’un an au niveau des lésions, rhumatismes, problèmes de migraines et, surtout, problèmes psychologiques importants : cauchemars, attaque de panique, stress permanent, phobie des transports, …ces derniers, qui sont apparus à l’issue de cet accident ont bouleversé, ou plutôt, « handicapé » ma vie, et ce sur tout les plans.
Je suis passé trois fois (2005, 2006 et 2007) chez un médecin conseil que ma propre assurance avait mandaté. En juillet dernier, il a décidé que mon état était stabilisé (je ressent encore des douleurs et suis encore en soins pour certaines lésions). Lors de nos rencontres, ce dernier ne m’a pas trop ausculté mais conversait avec moi. En août, il a rendu une expertise médicale qui ne prend en compte qu’une partie des souffrances que j’ai endurées, a minimisé les préjudices et, surtout, a « omis » les lésions les plus douloureuses !!! A l’issue ma compagnie d’assurance m’a transmis une proposition d’indemnisation s’effectuant sur la base de ce constat médical…que j’estime partial et inexact. De fait j’ai précisé ma compagnie que je refusais cette proposition et lui ai formulé une contre-proposition 4 fois supérieure à celle de la compagnie adverse. Aujourd’hui, cette dernière m’indique que la compagnie adverse ne peut accéder à ma requête car la proposition qu’il ont formulé se base sur l’expertise médicale. Ma compagnie d’assurance me propose de soumettre le désaccord à un « tiers arbitre dont les conclusions auront valeur d’expertise judiciaire ».
Je souhaitait faire une contre-expertise médicale via un médecin de recours (à mes frais puisque apparemment mon assurances ne m’a pas répondu lorsque je lui ai demandé si elle prenait cela en charge).
Cet arbitrage que me propose ma propre compagnie d’assurance (dont, vous l’aurez compris, je me méfie désormais comme la peste) est-elle une solution équitable ? Dois-je tout de même faire une contre expertise médicale avec un médecin spécialiste du préjudice corporel et n’ayant aucune accointance avec les assureurs ? Dois-je engager directement une procédure devant les tribunaux ? Dois-je, dans ce cas, « englober » ou « séparer » le préjudice pour perte d’usage et le préjudice corporel ? Comment puis-je poursuivre ma propre compagnie qui me ment, fais le jeu des Cies d’assurances et de leurs accords ......auriez-vous des infos SVP ?
Dans l’attente,
Yann