Tenant plus de quinze ans au palmarès des ventes, la 205 a propulsé Peugeot sur la voie du renouveau et de la réussite. Un succès sans précédent, qui a consacré la catégorie des citadines réellement polyvalentes. Devenue un véritable mythe de l'automobile française, la Peugeot 205 jouit en outre d'une excellente fiabilité : à envisager sérieusement lors de l'achat d'une voiture à petit budget.
Cotes essence
Peugeot 205 1.0 Junior 3p BM4 - Cote Caradisiac 1993 : 800 €
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.1 3p - Cote Caradisiac 1994 : 2 500 €/1997 : 3 700 €
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.4 5p - Cote Caradisiac 1994 : 2 900 €/1997 : 3 700 €
Peugeot 205 Génération 1.4 5p - Cote Caradisiac 1997 : 3 600 €/1999 : 4 800 €
Peugeot 205 Automatic 1.6 5p - Cote Caradisiac 1993 : 2 000 €/1995 : 2 500 €
Peugeot 205 Rallye 1.3 - Cote Caradisiac 1991 : 1 800 €/1992 : 2 100 €
Peugeot 205 1.6 XS - Cote Caradisiac 1993 : 1 300 €/1994 : 1 500 €
Peugeot 205 1.6 GTI - Cote Caradisiac 1991 : 2 200 €/1992 : 2 500 €
Peugeot 205 1.9 GTI - Cote Caradisiac 1991 : 2 200 €/1993 : 2 900 €
Peugeot 205 1.9 Gentry - Cote Caradisiac 1992 : 1 400 €/1994 : 1 800 €
Peugeot 205 1.9 Gentry BVA4 - Cote Caradisiac 1992 : 1 400 €/1994 : 1 900 €
Cotes cabriolet
Peugeot 205 CJ 1.4 - Cote Caradisiac 1991 : 1 900 €/1993 : 2 500 €
Peugeot 205 CTI 1.6 - Cote Caradisiac 1991 : 2 600 €/1993 : 3 400 €
Peugeot 205 Cabriolet 1.4 - Cote Caradisiac 1994 : 2 300 €/1995 : 2 600 €
Cotes diesel
Peugeot 205 XRD 3p - Cote Caradisiac 1991 : 800 €/1994 : 1 400 €
Peugeot 205 SRD 5p - Cote Caradisiac 1991 : 900 €/1994 : 1 500 €
Peugeot 205 TurboD 3p - Cote Caradisiac 1991 : 1 000 €/1994 : 1 600 €
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.8D 3p - Cote Caradisiac 1994 : 3 200 €/1997 : 4 500 €
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.8 TD 5p - cote Caradisiac 1994 : 3 400 €/1997 : 4 900 €
Peugeot 205 Génération 1.8D 5p - Cote Caradisiac 1997 : 4 200 €/1999 : 5 600 €
Les plus :
Endurance
Comportement
Vivacité mécanique
Confort et ergonomie
Les moins :
Insonorisation
Freinage sur bas de gamme
Équipement chiche sur les premiers modèles
Nos versions préférées :
En essence :
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.4 ou Peugeot 205 1.6 GTI
En diesel :
Peugeot 205 Sacré Numéro 1.8 D ou Peugeot 205 TurboD
La Peugeot 205 a connu l'une des plus longues carrières de l'automobile française. Sur plus de quinze années pleines d'existence, de février 1983 à décembre 1998, elle s'est forgé une solide réputation, à l'origine d'un succès commercial phénoménal. Après d'innombrables ventes en neuf, les modèles proposés en occasion sont toutefois moins nombreux, certains exemplaires ayant connu une fin prématurée.
Ceci étant, il est particulièrement aisé de trouver des 205 de tous âges et en divers états, dans les petites annonces. Concernant les cotes en occasion, même si celles-ci demeurent raisonnables grâce à l'ancienneté des modèles en vente, il n'y a pas de mystère : une excellente réputation - fondée - de longévité, un budget d'entretien faible et des qualités dynamiques qui en ont longtemps fait une référence incontestée induisent forcément des cotes soutenues.
Ainsi, si les 205 restent financièrement accessibles en occasion, elles sont systématiquement plus chères que leurs équivalents d'autres marques, à âge, état et kilométrage sensiblement identiques.
Commercialisée en février 1983, la 205 avait pour mission de succéder à la Peugeot 104, dont elle a d'ailleurs repris les mécaniques sur les premiers exemplaires. Elle avait surtout la lourde tâche d'assainir les finances de Peugeot et si la 205 avait essuyé un échec commercial, le constructeur français serait aujourd'hui relégué au rang des souvenirs… Se donnant les moyens de ses ambitions, la firme sochalienne a proposé aux automobilistes, en lieu et place d'une "simple" citadine, un véritable concentré de ses compétences. Des moteurs vivants, un châssis qui l'était tout autant, un confort de haut niveau et une ergonomie soigneusement étudiée s'ajoutaient en effet à une ligne réussie et à un habile compromis entre l'encombrement extérieur et l'habitabilité.
De fait, née pour tenir tête à la Renault Supercinq, la 205 s'est même offert le luxe, après avoir accompli sa mission, d'affronter la nouvelle citadine Renault, la Clio, pendant un bon nombre d'années… Pour l'anecdote, nombreux étaient les jeunes automobilistes qui, permis fraîchement en poche, auraient même refusé une Volkswagen Polo, citadine de référence, pour s'offrir le plaisir de rouler en 205 ! Cette citadine auréolée de succès, et même de prestige, s'affichait pourtant à des tarifs contenus, la plaçant en rivalité avec des "économiques nées", comme les Seat Ibiza, Nissan Micra et autres Fiat Punto qui ne supportaient pas la comparaison sur le plan des qualités dynamiques. Pas parfaite pour autant, la 205 souffrait de quelques petits défauts.
Ainsi, la présentation de l'habitacle, notamment sur les premiers exemplaires mais aussi sur les finitions d'entrée de gamme, reflétait la conception économique de cette citadine, mêlant plastiques bas de gamme et tôles apparentes, ainsi qu'un niveau d'équipement des plus chiches.
À titre de compensation, toutefois, on note que l'assemblage était globalement de qualité. Au cours de sa longue vie, la 205 n'a connu quasiment aucune évolution. On note simplement qu'en juillet 1987, pour le millésime 1998, les moteurs 1.0, 1.1 et 1.4 hérités de la 104 ont cédé la place à une nouvelle génération au rendement optimisé, tandis que l'anecdotique "restylage" extérieur portait sur les clignotants avant (passant de l'orange au blanc) et les feux arrière (dorénavant fumés)… Elle a également connu d'innombrables séries spéciales (Lacoste, Style, Griffe sur base 1.9 GTI, sans oublier la Roland-Garros, rapidement intégrée à la gamme).
On notera également les mythiques GTI (1.6 ou 1.9, de 105 à 130 ch), l'authentique sportive Rallye (bloc 1,3 litre à carburateur double corps délivrant 101 ch), la luxueuse Gentry (cuir et boiseries) ou encore la bouillonnante TurboD qui fit, en son temps, figure de "GTI diesel"… Enfin, la 205 a également été proposée en carrosserie cabriolet, avec des motorisations 1.4 (70 ch) et 1.6 injection (versions CTI).
À l'épreuve de la route, la 205 demeure une référence incontournable. Misant sur un comportement routier très sûr qui lui conférait d'excellentes aptitudes à effectuer des longs trajets (sauf avec le moteur 954 cm3, aux performances limitées) - une qualité rarissime à l'heure de sa mise sur le marché, où les citadines étaient cantonnées à un environnement urbain - elle proposait en outre un confort de suspensions absolument irréprochable, tout en bénéficiant d'une excellente maniabilité en ville.
La position de conduite était excellente, et la 205 supporte encore, à de nombreux points de vue, la comparaison avec bien des citadines d'aujourd'hui. La plupart de ses motorisations bénéficiaient d'un bon rendement, se montrant à la fois alertes et sobres, à tel point que les versions sportives, Rallye et GTI, demandaient un minimum de notions de pilotage pour ne pas se laisser surprendre !
Tout au plus pourra-t-on lui reprocher une insonorisation perfectible (mais déjà satisfaisante à l'époque), un rayon de braquage peu avantageux associé à une direction lourde si elle n'est pas assistée, ainsi qu'un freinage parfois délicat sur les Junior et autres bas de gamme.
Sur le plan de la sécurité, la 205 fait les frais d'une conception ancienne… Qu'il s'agisse des airbags ou de l'ABS, inutile d'espérer, ces équipements n'ayant même pas fait partie des options ! La 205 ne peut finalement avancer comme argument sécuritaire que la rigueur de son comportement routier. Au chapitre des performances, les blocs 954 cm3 (appellation commerciale : 1.0) de 45 puis 50 ch remplissaient correctement leur office en faisant preuve d'une bonne nervosité, bien appréciable en ville.
Mais sur route, leurs prestations étaient moins convaincantes, exigeant une certaine anticipation pour les relances et les dépassements. À partir des 1.1, et surtout 1.4, la 205 pouvait réellement prétendre au statut de petite routière. Les moteurs 1.6 (XS après restylage, Roland-Garros et Automatic) procuraient des performances élevées pour la catégorie. Enfin, les versions sportives (1.3 Rallye, 1.6 GTI et 1.9 GTI) étaient de véritables "bombes" dotées d'accélérations remarquables et de vitesses de pointe très élevées : à ne pas mettre en toutes les mains !
Du côté des motorisations diesel, la 205 n'a connu que deux blocs. Le premier, un 1.8D atmosphérique de 60 ch, l'a accompagnée durant toute sa carrière. Sans être un foudre de guerre, il lui procurait une grande souplesse et autorisait des vitesses de croisière très honorables. Le second, qui a officié sur les modèles 1992 à 1996, reprenait la même base, mais bénéficiait de la greffe d'un turbo pour afficher une vigueur encore méconnue et même insoupçonnée, à l'époque, sur une citadine diesel. Un allant qui lui a rapidement valu l'étiquette de "GTI diesel" !
Paradoxalement à ce chapitre, la 205 passerait presque pour une grossière erreur de la part de Peugeot ! Le moins que l'on puisse en dire étant, en effet, qu'elle n'a vraiment pas fait le bonheur des garagistes, qui ont parfois maudi le constructeur d'avoir commercialisé une voiture aussi fiable… On ne note aucun problème récurrent, excepté sur les 1.6 Automatic d'avant 1992, dont la surconsommation d'huile a parfois entraîné une réfection partielle du moteur.
Les seuls soucis chroniques, sur les 205, ont concerné les versions sportives, qui n'appréciaient pas un usage urbain. Les injecteurs des modèles 1.6 GTI et 1.9 GTI s'encrassaient rapidement en ville, et le moteur finissait par "ratatouiller", nécessitant un passage au garage pour un nettoyage et un réglage. Quant aux modèles 1.3 Rallye, on avait coutume de dire que, pour s'en servir en ville, mieux valait avoir en permanence un tournevis à portée de main pour régler le carburateur !
Toutefois, replacées dans leur contexte, ces authentiques sportives qui demandaient de la place pour s'exprimer n'ont jamais posé de problème lorsqu'elles étaient utilisées sur route… ou sur circuit.
Agréable à conduire, performante et polyvalente, fiable et économique à l'usage, la 205 mérite amplement sa réputation. Affichant des tarifs abordables, elle fera aussi bien le bonheur des jeunes permis soucieux d'acquérir une voiture à moindres frais sans se ruiner en entretien, que celui des familles cherchant une seconde ou une troisième voiture.
Pour un niveau d'équipement convenable, les versions les plus récentes (Sacré Numéro ou Génération), ou les hauts de gamme (SR, Roland-Garros, XS, etc.), seront à privilégier, tout en conservant des prix raisonnables.
Fiche technique
Citadine 5 places, carrosseries 3 ou 5 portes.
Début de commercialisation en octobre 1984 - 5 portes au printemps 1985.
Version Five pour le millésime 1988 - Restylage (pare-chocs et gamme simplifiée) pour le millésime 1990 - Juillet 1993 : une seule motorisation 14i 60 ch (finitions : Five, Saga puis Bye Bye) - Arrêt de la production en décembre 1996.
Dimensions :
3,71 x 1,56 x 1,38 m
Coffre : 215/1200 dm3
Réservoir : 50 litres
Poids mini. : 740 kg
Transmission : Sur roues AV
Moteurs essence : 1.0 : 45 ch à 6000 tr/min, 7 mkg à 2750 tr/min, v. max. de 134 km/h, conso. 5,1/7,3/6,8 l/100 km
1.1 : 50 ch à 4800 tr/min, 8,7 mkg à 2800 tr/min, v. max. de 142 km/h, conso 4,3/5,8/5,8 l/100 km
1.1 (depuis 07/87) : 60 ch à 5800 tr/min, 9 mkg à 3200 tr/min, v. max. de 164 km/h, conso 4,8/6,3/7,1 l/100 km
1.4 : 60 ch à 5000 tr/min, 10,9 mkg à 2500 tr/min, v. max. de 155 km/h, conso. 4,6/6,4/6,9 l/100 km
1.4 (depuis 07/87) : 70 ch à 5600 tr/min, 11,1 mkg à 3400 tr/min, v. max. de 162 km/h, conso. 4,6/6,4/7,2l/100 km
1.4 XS : 80 ch à 5800 tr/min, 11,2 mkg à 2800 tr/min, v. max. de 170 km/h, conso. 5,2/7,0/9,2 l/100 km
1.6 Automatic : 80 ch à 5600 tr/min, 13,2 mkg à 3000 tr/min, v. max. de 167 km/h, conso. 5,6/7,5/8,5 l/100 km
1.3 Rallye : 101 ch à 6800 tr/min, 12 mkg à 5000 tr/min, v. max. de 190 km/h, conso. 5,5/7,6/9,6 l/100 km
1.6 GTI : 115 ch à 6250 tr/min, 13,3 mkg à 4000 tr/min, v. max. de 196 km/h, conso. 5,9/7,5/9,2 l/100 km
1.9 GTI : 130 ch à 6000 tr/min, 16,4 mkg à 4750 tr/min, v. max. de 206 km/h, conso. 5,9/7,7/9,7 l/100 km
Moteurs diesel :
1.8 D : 60 ch à 4600 tr/min, 11,2 mkg à 2000 tr/min, v. max. de 156 km/h, conso. 3,9/5,2/5,4 l/100 km
1.8 TD : 78 ch à 4300 tr/min, 16 mkg à 2100 tr/min, v. max. de 175 km/h, conso. 4,6/6,9/6,6 l/100 km
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