Salut,
Rem m'a appelé
Oui, je possède effectivement une Focus RS depuis le 14 novembre 2002, c'est la numéro 69
Commandée en mars 2001, elle s'est fait donc attendre plus de 630 jours (une histoire à la 206 RC), mais ça valait le coup d'attendre.
Je laisse parler le coeur d'abord, cette voiture est fa-bu-leu-se et cela fait maintenant 4'600 kilomètres que je prends un pied GEANT à la conduire.
J'ai lu les commentaires sur FA suite à l'élection de la RS comme sportive de l'année par Echappement, plus les critiques TV regrettant les performances pures de la voiture. En fait, avec la RS, et les testeurs d'Echappement ont certainement été séduits pour ça, la RS dispense un plaisir fou à qui la conduit. La question n'est pas au niveau des performances (quand j'entends Turbo qui critique qu'une 147GTA ne dépasse les 235, je me marre, ce n'est pas 300 de pointe qui fait d'une voiture une parfaite voiture), mais des sensations.
On pose ses fesses dans les baquets et après 200 mètres au volant de la RS on est transformé en Colin McRae : on se croit au départ d'une spéciale du WRC. Difficile d'expliquer les sensations ressenties, toujours est-il que j'ai conduit pas mal de voitures supposées plus performantes, mais aucune ne m'a donné autant de plaisir.
Dès le départ, à l'arrêt et à l'intérieur, la RS excite les sens : l'assise et la tenue des baquets Sparco sont excellentes, le levier de vitesse en alu, le petit bouton start qui déclenche le bruit sourd du moteur. Avant même d'avoir laché un filet de gaz, on sent qu'il s'agit d'une bête pas tout à fait comme les autres, un félin au repos. Premier défaut de la voiture toutefois, pas moyen de trouver un indicateur de température d'eau ou de pression d'huile : où est passé l'instrumentation de la ST170 ?
Sur la route, ça se confirme, la RS est une bête qui n'attend qu'à rugir. Si la voiture ne fait "que" 215CV, pas besoin de la passer au banc pour vérifier, la puissance est bien là dès qu'on effleure l'accélérateur. La RS est prête à bondir, ça déroute au départ et si l'on est pas concentré, on risque de se retrouver bien vite dans les décors.
Second défaut de la voiture, l'absence de 4x4. Avec cette puissance, la motricité pêche sur le mouillé : enfoncer le champignon et les roues patinent. Mais cela n'apparaît que lors de franches accélération car sinon, la voiture est sur un rail, sur le mouillé comme sur le sec, même en conduite rapide.
Donc, la tenue de route est fantastique et le chassis extraordinaire : ceux qui connaissent la Focus savent à quel point le train avant est excellent. Sur la RS, les qualités sont décuplées : une précision au millimètre, on place la voiture où l'on veut. La direction est elle aussi très précise, mais la voiture impose de tenir le volant des deux mains lorsqu'on pousse la bête. Les effets de l'autobloquant remontent d'ailleurs jusque dans le volant.
Niveau moteur, le turbo n'a pas de temps de réponse, la pression arrive déjà dès 2000-2500 tours, et l'aiguille de la pression du turbo grimpe de façon affollante : un bon coup de pied aux fesses. Le bruit est superbe en accélération (mmmm... vitre baissée dans un tunnel).
La boîte à vitesse est un bonheur à la manipulation, les rapport s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, la course entre les rapports est très réduite et le levier se manipule de façon très masculine. La Focus RS ne se pilote pas, on la dompte
Le plaisir vient certainement de la très grande homogénéité de la voiture, à part quelques défauts de motricité en situations défavorables, la Focus RS est la combinaison d'un chassis parfait, avec une direction parfaite et une boîte tout aussi parfaite, avec un moteur de félin sauvage. Un siège qui maintient parfaitement et on a la définition de la voiture sportive.
Vous devez vous marrez à me lire, mon concessionnaire me considère comme un malade mental depuis que j'ai la RS, de même que les deux autres clients de la concession qui ont, tout comme moi, attendu la voiture près de deux ans.
Pas un autre des proprios que je connais n'a pas ces sentiments envers la RS. Un ami, qui a une longue histoire de voitures derrier lui, une TVR Cerbera dort aussi dans son garage, confirme que la Focus RS est la voiture qui lui a donné, à ce jour, les plus belles sensations.
Si vous avez l'opportunité d'essayer une RS, n'hésitez pas. On ne peut pas comprendre tant qu'on n'a pas roulé avec : je m'attendais à bien avant de la recevoir, je n'arrive pas encore à croire que c'est aussi bien que ça
Au niveau des regrets, je reprendrais la critique d'un journaliste du magazine anglais Evo : "La RS appelle à tout moment à l'attaque et à la conduite ultra-sportive. Le problème est qu'en utilisation de tous les jours, le conducteur n'aura jamais plus de 20-30% de son temps l'occasion d'aller maltraiter la voiture. La RS provoque de ce point de vue une immense frustration."
Message édité par NicoFRS le 06-01-2003 à 21:58:40