ARTE PROPOSE UNE SOIRÉE THÉMATIQUE SUR L'AUTOMOBILE
Arte proposera le 14 novembre à partir de 22 h 35 une soirée thématique sur l'automobile comprenant un documentaire relatant l'implantation de Toyota à Onnaing et un reportage sur la mondialisation, qui a notamment conduit Ford à opérer des licenciements au Brésil.
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Thema - Toyota, analyse d'une décision
Documentaire français d'Edwin Bailly et Claire Doutriaux (2001). Inédit.
Le 9 décembre 1997, c'est la joie à Onnaing, à quelques kilomètres de Valenciennes. Hiroshi Okuda, le président de Toyota, vient d'annoncer à Paris, en présence de Lionel Jospin, qu'une usine de son groupe sera implantée dans le petit village du Valenciennois. Le but : produire à 800 000 exemplaires d'ici à 2005 une petite voiture destinée au marché européen. Ce sera la Yaris. Comme toujours avec les Japonais, les délais sont ric-rac et pas question de les dépasser. Prévue pour tourner dès les premiers jours de 2001, l'usine a effectivement été inaugurée en janvier de cette même année.
Mais comment et pourquoi le Valenciennois a-t-il été choisi alors qu'il était en concurrence avec une cinquantaine de sites européens ? Tel est le coeur de la formidable et passionnante enquête menée par Edwin Bailly et Claire Doutriaux, tous deux natifs du Nord. Difficile d'imaginer avant d'avoir vu ce document la somme d'efforts et les trésors de diplomatie déployés par une multitude de personnes - ambassadeur, conseillers de ministres, sous-préfet, prospecteurs de la chambre de commerce, membres du bureau d'Invest in France à Tokyo, maires de la région... - pour que les tractations aboutissent. Difficile aussi, pour les négociateurs, de s'adapter à la culture japonaise et de saisir les arcanes de mentalités si différentes des nôtres. C'est en cela que ce document montre toute sa richesse.
Bernard Heitz
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Thema - Geraldo, où va l'argent ?
Documentaire français de Patrice Barrat et Shay Katz (2002). Inédit.
« Notre bien le plus précieux, c'est le droit au travail », disait Henry Ford, le fondateur du mastodonte automobile. Belle parole qui laisse pourtant sceptique Geraldo De Souza, ouvrier brésilien dans l'usine Ford de São Paulo. Licencié en 1998 en raison de la crise financière qui a secoué son pays, il y a désormais retrouvé son emploi de soudeur. Mais pour combien de temps ? La société ayant annoncé 35 000 nouveaux licenciements dans le monde et surtout la fermeture de son usine au Brésil, est donc revenu pour Geraldo le temps de l'inquiétude et des interrogations.
Il veut comprendre où sont passés les bénéfices de Ford, à quoi sert la mondialisation et où va l'argent qu'elle est censée engendrer. Les problèmes sont-ils les mêmes ailleurs, se demande- t-il ? A sa manière, celle d'un Candide dégoulinant de bonne volonté, il mène son innocente enquête, notamment auprès d'un ouvrier et d'un syndicaliste de Peugeot, sans négliger d'écouter les mots apaisants de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie en 2001, ou de Bill Ford, l'arrière-petit-fils du fondateur qui dirige actuellement la société. Une enquête qui ne mène finalement pas loin et qui, pour nous téléspectateurs, n'apporte aucun élément nouveau sur la mondialisation. B.H.
source : telerama.fr