Faut-il acheter français ou étranger ? Européen ou International ?
Il y a la thèse du "consommé local", équivalente à : économie d'énergie (= écologie) par celle du transport, développement du marché du travail (= contruction sur sol national) ou publicitaire (= les Français sont satisfaits de la qualités de leurs voitures).
Mais, d'un autre côté, il y a l'argumentaire suivant :
le local ne l'est pas ni toujours ni forcément (Renault, par exemple, fait assembler, voire construire, en Tchéquie, en Roumanie et ailleurs). Le marché du travail sur sol français concerne aussi des marques étrangères qui font, elles monter, voire construire sur sol français (= Toyota, du côté de Valenciennes). Quant à l'aspect publicitaire... il s'est avéré coûter plus cher qu'ils ne le pensaient parfois aux Français - problèmes de fiabilité dus aux multiplexages électroniques mal ou pas maîtriser, aux montages approximatifs, aux matériaux vieillissement mal et donc aux pièces d'usure remplacées plus fréquemment que sur certains modèles étrangers... ainsi : on annonce un coût de pièces détachées et donc d'entretien faible par rapport à ... mais si, durant la vie du véhicule ou la durée de propriété, la pièces est changée 3 ou 4 fois... où est l'économie ! Sans compter 3 ou 4 fois la mains d'oeuvre en sus !
D'autre part, sans exportation, par un protectionnisme intérieur hypertrophié, les Français pourraient encourir le risque de peu vendre, car l'exportation serait affaiblie du fait aussi de l'importation de produits étrangers en régression.
On vante souvent - et à fort juste titre - les qualités routières des voitures françaises. Mais il faut observer un tout : l'avenir est-il aux "Schumi du dimanche" sur autoroutes, voire dans les rues des petites villes le soir, avec tout ce que cela occasionne en termes d'accidents aux conséquences sociales-santé incalculable et pourrait plonger le pays - à terme - dans la banque...route ?
D'autre part et en moyenne - hors les moteurs diesels - qui disparaîtront sans doute avant les moteurs essence, car ils emploient davantage de "brut" en termes de densité - sont en moyenne plus gros, plus puissants et beaucoup plus polluants en termes de C02 au kilomètre !
Pour les "petites", les Français s'en remettent aux Japonais (Toyota pour les Peugeot 107, Citroën C1, Aygo et Yaris) et donnent là dans le "tape-fesse", incapable de faire sereinement des kilomètres route !
L'industrie automobile française ne devrait-elle pas rapidement et profondément se réformer ?
Demain, les longues distances seront réservées aux trains à grande vitesse sans doute, y compris embarquant les voitures, comme sous la Manche ! La ville sera de plus en plus réservée aux transports en commun ou aux véhicules électriques légers, aux vélos et aux piétons, sous peine de devenir irrespirable, responsable de maladies pulmonaires lourdes et de bouleversements climatiques à elles seules... avec leurs "cloches" de Co2 !
L'avenir PROCHE de l'auto est à la courte-moyenne distance et - en attendant la voiture électrique ou hybride de série à prix accessible, à des mécaniques fiables, peu électronisées et des cylindrées entre 1.2 et 1.4 litres, ne relâchant pas plus de 100 gr de Co2 du km dans l'atmosphère.
Même si leurs châssis n'autorisent pas trop de prises de risques ! Après tout ! Il y a les circuits pour cela !
---------------
Stone