Donc pour résumé, je suis actuellement en stage en Irlande. Pour tuer le temps, je me suis lancé dans une activité sympathique (priez pour nous) : essayer des caisses sympas.
Non, pas des monstres, car à ce moment là, je ne serais pas crédible. En fait, je me pointe en concession en disant que j'ai eu une opportunité de carrière et que je veux remplacer ma R19 TXE que j'ai acheté en étant étudiant (demi-vérité d'ailleurs).
Mes victimes pour l'instant, par ordre de puissance :
Hyundaï Coupé V6 2.7 (boîte automatique) 2004, 167ch (V6 2.7 24v atmo, traction 5 vitesses)
J'ai été un peu déçu. La voiture est magnifique (quelle ligne !), le son du V6 envoutant (V6...) mais... à la conduite, c'est une autre histoire.
La boîte auto n'est pas si mal, mais le moteur a du mal. Assez souple, mais il manque de coffre à bas régime, et ça ne s'améliore pas en montant dans les tours. Par comparaison, même une Célica est plus nerveuse à bas régime.
Quand à la tenue de route... saine, c'est sûr, pas piégeuse, mais un sous-virage très marqué. Il faut vraiment la forcer pour l'inscrire, à cause du poids du V6 sur l'avant, d'autant que la direction manque un peu de précision.
Sinon, la finition (très bonne) et le freinage rattrapent un peu le tableau.
Toyota Celica VVTL-I 2001, 192ch (L4 1.8 16v atmo, traction 6 vitesses)
Nettement meilleure que la Coupé, plus vive, tant à l'accélération qu'à la conduite. Quasiment pas de sous virage, et un bruit très sympathique pour un 4 cylindre.
Un peu déçu par ce dernier, cependant, car malgré la boîte6 courte, on ne sent pas la puissance. Par comparaison, une CLio RS2004 (10ch de moins pourtant) parait accélérer nettement mieux. Et complètement à la ramasse par rapport à une Golf V GTI en termes de sensations moteur, malgré un meilleur rapport poids-puissance.
Ne pas se tromper cependant, le compteur grimpe très vite!
Pour info, celle testée était montée en ¨Pirelli P-Zéro, ce qui lui retire le handicap de la monte d'origine (savonette inside)
La célica compense son manque de pratique par son look, génial. Du moins à l'extérieur (le graphisme intérieur, euuuuuuh....)
Mazda RX8, 192ch 2005 et RX8 Performance 231ch 2004 (Rotatif 2x657 atmo, propulsion 5 ou 6 vitesses)
Belle. Pratique pour un coupé (seulement 4 places mais très accessibles). Un chassis merveilleux, très équilibré, qui se place au 1/4 de poil, avec un feeling de direction très directe sans être lourd.
L'autobloquant est un régal dans les ronds-points (sideways power!).
La finition est très bonne, cuir, et tout le tralala, sans tomber dans le travers du design ostentatoire de la Celica. Un bien meilleur goût en fait, une classe au-dessus.
Dans la version 192 ch, on est un peu frustré par le moteur, qui rupte beaucoup trop tôt (7500 tours), alors qu'on sent qu'il ne demande qu'à monter. L'impression persiste un peu dans la version 231ch, la rupture à 9000 étant un peu brutale (allez, 11000 tours, ça doit être possible^^),mais beaucoup moins, surtout que la boîte 6, plus courte tout en étant aussi bien étagée que la boîte 5 du 192, lui donne l'effet d'avoir plus de couple (même si les chiffres disent le contraire en terme de valeur).
Sinon, excellent point pour les suspensions (compromis parfait entre sport et confort), la boîte (rapide, précise) et le freinage (feeling, puissance, endurance....)
Golf V GTI 2006, 200ch (L4 2.0 16v turbo FSI, traction 6 vitesses)
La surprise du test. Je m'attendais assez à une voiture paresseuse et sans sensations. Et je me suis trompé.
Le moteur est plein comme oeuf, dès les plus bas régimes et complètement dénué de turbo lag. Il s'essoufle un peu à très haut régime, mais il suffit de passer la vitesse supérieure pour que ça reparte de plus belle. Comme un diesel, mais mieux ^^. Bon, de la part d'un 2.0T de seulement 200ch, ça n'a rien d'étonnant qu'il soit plein de couple.
La surprise a été le chassis. VW en a enfin fait un. Tout le contraire de la Golf IV.
Le roulis est contennu sans pompage incongru, la suspension est souple sur les chocs sans se désunir en appuie et... quasiment pas de sous-virage, malgré la route particulièrement humide. La vitesse de passage en courbe est impressionante, et malgré les conditions assez... déplorables!, l'ESP n'est quasiement pas intervenu.
Très bon point aussi pour la finition. Tout semble du bon matériau, à la bonne place. Le volant est très agréable de prise en main, peut-être le meilleur, surtout que la direction est parfaitement balancée, à l'instar de la RX8 et de la Célica.
Subaru Impreza WRX 2004, 227ch (Boxer4 2.0 16v turbo, intégrale 5 vitesses)
Et bien j'ai pas aimé.
Je passerai sur l'esthétique (mouais... j'suis pas Richard Burns, je fais pas de Rallye...) et l'intérieur horrible (triste, austère, sombre, bref...) mais ce ne sont pas les qualités premières d'une Sub.
Le moteur est certes correct, mais avec un turbo lag beaucoup trop marqué, sans oublier cette sonorité de machine à coudre... Moins bon, à mon avis, que le 2.0 de la golf, même si les chiffres disent le contraire.
Non, ce que je n'ai pas aimé, c'est la maniabilité. J'ai trouvé la sub paresseuse (sous-virage) si on la brusque pas, et piégeuse (sur-virage) si on la brusque.
C'est sûr, l'essai était trop court pour que j'apprene à la balancer parfaitement, mais pour moi, à côté d'une RX8, elle n'offre aucun intérêt.
Volvo S60 T5 2005 (boîte automatique), 260ch (L5 2.5 20v turbo, traction 5 vitesses)
Une sculpture. Celle que j'ai essayée était en noire, avec une ligne d'échappement (double sortie façon Golf GTI) et un pack frein de S60R.Magnifique.
L'ambiance met tout de suite dans bain : ce n'est pas une sportive. Par contre, la qualité des matériaux, l'assemblage, le côté cosy et la taille (c'est gros..) offrent tout ce que l'on peut attendre d'une "executive".
Je passerais sur le confort (un pullman) pour sauter sur la tenue de route. Elle se démerde rudement bien pour une traction executive, mais bon... C'est là qu'on s'aperçoit que 320Nm de couple sur les roues avant d'une voiture de ce poids, ce n'est pas la meilleure combinaison.
Les envellopes ont tendance à partir en fumée sur les trois (voir 4) premiers rapports, malgré la lenteur désastreuse de la boîte auto (que ce soit en mode normal ou séquentielle), et dans les virages... on comprend ce que sous-virage veut dire si on appuie un peu trop tôt, l'ESP est complètement débordé.
Dans tous les cas, une voiture coup de coeur, qui peut s'avérer très très rapide si on la mène correctement.
Mitsubishi Evo IX 2006, 280ch (L4 2.0 16v turbo, intégrale 6 vitesses)
THE SCOOP.J'ai pu testé en avant-première la toute nouvelle mitsu Evo IX ! Là, j'annonce roquette !
Pour être honnête, ce n'est pas celle que je prendrais (trop extrême), mais c'est de loin la plus sensationnelle.
Premier contact visuelle. elle ressemble très fort à la VIII, le même côté bestial échappé d'un Rallye. Je n'aime pas trop diffuseur à l'arrière (too too much), mais sinon, pas de fausses notes. En gris métal sombre, elle ne parait même pas si tuning que ça.
Deuxième contact en ouvrant les portes. On se croirait dans une Béhème (j'exagère à peine). L'atmosphère est un peu sombre, mais les matériaux de qualité (volant en cuir suede, sièges sports en cuir/alcantara, inserts carbone véritable vernis...) sauf la planche de bord, un peu trop "plastique". Mais bon, on n'est pas là pour ça.
Contact moteur. Assez discret au ralenti, et, d'ailleurs, pas très bruyant (88kms au compteur seulement donc rodage pas terminé, aussi). Les commandes sont souples, voir même un peu trop pour la direction (feeling correct mais un peu trop léger à mon goût). Le moteur est souple, accepte de repartir bas.
La commande de frein est très mordante, et, autant que j'ai pu en juger, l'efficacité et l'endurance sont aux rendez-vous (merci les brembos XXL).
Le moteur est monstrueux de puissance et grimpe dans les tours comme un atmo couillu, la pêche en plus. Reste que je ne suis pas fan du turbo lag. Rien en dessous de 3000 tours, et ensuite, un géant te colle une énorme claque dans le dos qui ne s'arrête qu'au rupteur, à 7500 tours!
Arrive le meilleur morceau du gateau : le chassis. Simple: impossible d'en voir les limites pour moi. J'ai toujours eu l'impression, même quand avant le virage je pensais aller trop vite, que finalement j'aurais pu en rajouter une grosse couche. Dément. Diabolique. Fabriquée directement en enfer par mains de Satan. Je ne vois pas d'autres explications.
Bon, revers de médaille, le port d'une ceinture lombaire est fortement conseillé. Mais une expéprience unique.