ALFA ROMEO GT VERSUS PEUGEOT 407 COUPE
VERSUS
ALFA ROMEO GT
La ferveur automobile est un créneau qu’exploite parfaitement Alfa Romeo. Preuve une fois de plus avec le coupé GT. Une voiture de passionné qui tire, qui tire… Que ce soit avec le 1.9 Multijet et plus encore avec le V6 essence 3.2 ! Interdiction de lâcher de volant.
L’Alfa GT est un cocktail du patrimoine sportif du constructeur italien. Dérivé de la 156, le coupé est avant tout la consécration de la conduite amusante derrière un look à la fois agressif et raffiné. Assis bien bas dans le « cockpit », on entre dans un univers luxueux et excitant. L’instrumentation de bord à dominante rouge-orange est bien dans l’axe visuel et laisse espérer de grandes choses.
Droit devant
Conçue pour filer sereinement sur les routes, la GT manque de visibilité ¾ arrière en ville. On voit bien devant, mais dès qu’il s’agit de voir ce qui se passe autour du véhicule, on souffre un peu. Cela est évidemment dû à la forme de l’auto. Vu qu’on n’a rien touché et qu’on s’est évité la moindre frayeur, on en déduit que finalement, la visibilité est suffisante. En même temps, avec le coupé GT, on préfère regarder loin devant car l’Italienne est une vraie sportive.
Karting
La sensation de sportivité est bien sûr accentuée par la position basse à bord. Mais également par le ressenti au volant. La direction assistée à crémaillère avec assistance hydraulique est précise et permet une conduite dynamique efficace. De plus, ça tire bien. Par contre, la suspension est du genre ferme… surtout avec le bloc V6. La géométrie en quadrilatère haut à l’avant et de type McPherson à l’arrière avec tiges transversales de longueur différenciée bénéficie d’une mise au point spécifique selon la version. La traction ne transige pas, c’est coriace et trépidant.
Du coffre
Si à l’avant on s’en contente bien englobés dans les sièges, à l’arrière on souffre plus. Déjà qu’on n’a pas beaucoup de place… si en plus le dos se met à se plaindre. Enfin, en même temps en achetant ce genre de voiture on sait bien à quoi s’attendre. Ce qui est plus étonnant, par contre, c’est le volume de coffre. Certes, on a « seulement » 320 dm³. Pourtant, dans sa catégorie, la GT se défend plutôt bien. D’autant que la banquette arrière est rabattable. Voilà donc une compagne bien sympathique pour partir en vadrouille prolongée.
Performante
Un aspect non négligeable de l’Alfa Romeo est l’importance accordée aux tableaux techniques et aux performances. Ici, nous avons eu la chance de prendre deux modèles entre les mains : la « gentille » Diesel 1.9 M-Jet 16v et la « méchante » 3.2 essence V6. L’une comme l’autre n’a aucun mal à atteindre des limites largement interdites sur nos routes. Pourtant, le plus drôle, finalement, ce n’est pas la vitesse mais les sensations à l’accélération. Et là on est gâté.
Bloc inédit
Le 1910 cm³ Diesel 4 cylindres en ligne disposé transversalement délivre 150 chevaux (110 kW). Ce moteur, inédit, à injection directe Multijet avec turbocompresseur et échangeur thermique, développe un couple de 305 Nm dès 2000 tours minute. Le 1.9 M-jet 16v a vraiment du ressort. Ainsi équipée, la GT accélère de 0 à 100 km/h en 9,6 secondes. Sa vitesse maximale pointe à 209 km/h. Le tout dans une sonorité mélodieuse et avec d’excellentes capacités de reprises. En jouant sur le couple on peut garder la consommation à 6,7 litres en cycle mixte moyen. Par contre, si on fait jouer toute la symphonie, alors on se rend compte qu’elle aime bien picoler. Question de choix. En conduite « normale », l’Alfa GT 1.9 Multijet diffuse 178 g de CO2 par km. D’autant qu’il n’est pas nécessaire de pousser le groupe motopropulseur puisque l’ensemble est généreux, souple et vigoureux. Un vrai gasoil sportif.
Magique
L’essai avec la version V6 3.2 nous a fait entrer dans une autre dimension. Le V6 est très, très propre avec un bruit magique, toutefois gâché par des parasites aérodynamiques. Ici, ça pousse fort, fort avec une Tempo 100 à 6,7 secondes seulement. Le kilomètre départ arrêté est expédié en 26 s et la vitesse de pointe affiche 243 km/h. On le voit : ça ne plaisante pas. Le 3179 cm³ à injection électronique séquentielle, avec contrôle sélectif de la détonation, a une puissance maximale affichée de 240 chevaux (176 kW) à 6000 tr/min. Pour ce qui est du couple, il est de 300 Nm à 4800 tr/min. Tout est donc conçu pour faire monter l’aiguille du compte-tours. Passés les 5000 tr/min, il est strictement défendu de ne pas tenir le volant à 2 mains, sous peine de décollage immédiat. La consommation est aéronautique aussi : 12,4 litres en cycle mixte moyen et presque 19 litres en conduite urbaine !
Boîte
Nos deux modèles bénéficiaient d’une boîte manuelle à 6 rapports. On a regretté un petit manque de précision avec le V6 3.2. Par contre, avec le 1.9 M-Jet, rien de bien fâcheux, d’autant que le couple disponible autorise de belles reprises en 6e. Le pommeau a une bonne prise en main et n’handicape pas une conduite musclée.
Freins
Le freinage de la GT 3.2 V6 a droit à des disques plus grands que sa copine Diesel. On passe de disques de 284 mm autoventilés à l’avant à 330 mm toujours autoventilés. Derrière c’est dans tous les cas 276 mm de diamètre. Les freins de la 1.9 Diesel manquent peut-être un peu d’endurance. Heureusement que ceux du V6 sont plus mordants. Sinon… Ben, ce serait dommage de pousser cette voiture dans le décor. Elle ne manque pas de charme. Son style extérieur est séduisant tout comme l’intérieur. La finition est encore moyenne, même si le cuir est bien sympa. L’équipement est heureusement généreux et console les tifosi qui seront très certainement séduits par la GT.
PEUGEOT 407 COUPE
La 406 Coupé avait une ligne particulièrement esthétique, autant dire que la version 407 faite maison a une rude tâche : faire oublier ce modèle 406 dessiné par Pininfarina. À voir les premiers clichés dévoilé ce vendredi par Peugeot, on peut affirmer que la 407 Coupé joue un peu la rupture en se montrant plus agressive et plus massive aussi. Il faut dire que la berline est déjà fort élancée, le Coupé devait donc montrer un visage plus musclé. Peugeot parle même d’esprit GT. En tout cas, son regard félin amorce le pare-brise très incliné puis donne naissance aux lignes du pavillon abaissé qui évoluent ensuite vers le volet de coffre au becquet aérodynamique entièrement intégré. Tout à l’arrière, le bouclier affiche des lignes tendues.
Plus basse
Le Coupé 407 mesure 4815 mm de long pour une largeur de 1868 mm. Sa hauteur n’excède pas 1,40 m et les portes-à-faux avant et arrière atteignent respectivement 1,08 m et 1,01 m, soit + 5,5 cm et + 8,5 cm par rapport à ceux de la berline. La garde au sol est également abaissée. De plus, afin de conforter cette voiture dans l’univers particuliers des coupés, la position de conduite est abaissée de 20 mm et reculée de 9 mm par rapport à celles des autres 407. Le Coupé est doté d’une banquette arrière rabattable et fractionnable. Elle possède un coffre dont la forme parfaitement parallélépipédique offre une capacité de 400 dm³.
Puissance
Dès l’entrée de gamme, c’est un moteur quatre cylindres de 2230 cm³ qui est proposé. Ce moteur essence seize soupapes à double arbre à cames en tête et arbres équilibrage développe une puissance maximale de 120 kW (environ 160 ch) et un couple maximum de 220 Nm entre 2000 tr/mn et 5500 tr/mn. La seconde motorisation essence est un six cylindres en V à 60° d’une cylindrée de 2946 cm³ développant une puissance maximale de 155 kW (environ 210 ch) pour un couple maximum de 290 Nm. Ce moteur est à quatre arbres à cames en tête et vingt quatre soupapes. Les deux arbres à cames d’admission adoptent un système à cale variable continu (VVT). Enfin, le Coupé 407 est la première silhouette de la famille 407 à accueillir le tout nouveau moteur Diesel HDi FAP six cylindres en V à 60°, qui était jusque-là réservé à la nouvelle 607. Ce moteur d’une cylindrée de 2720 cm³ possède une distribution à quatre arbres à cames en tête et vingt quatre soupapes. Il dispose d’une injection directe de type Common Rail à multiinjection et sa ligne d’échappement est pourvue d’un filtre à particules (FAP) dont la périodicité d’entretien est portée à 210.000 km. Il développe une puissance maximale de 150 kW (environ 205 ch) et son couple maximum atteint 440 Nm grâce notamment à deux turbocompresseurs à géométrie variable. Quelle que soit la motorisation qui l’anime, le Coupé 407 reçoit une boîte de vitesses à six rapports. Le V6 Diesel se contente de la boîte auto, le 2,2 L de la boîte manuelle. Par contre, le moteur six cylindres essence peut recevoir les deux boîtes de vitesses.
Sur ses griffes
L’abaissement de la hauteur de la caisse est obtenu par une diminution de la hauteur des ressorts avant de 10 mm et de 23 mm à l’arrière. Afin de limiter la prise de roulis et d’obtenir un accord efficace entre les trains avant et arrière dotés de nouvelles flexibilités à la raideur augmentée, les butées d’attaque sont plus courtes et plus denses que sur les berlines et les SW. Le train avant à pivot découplé et le train arrière de type multibras intégral bénéficient en outre de technologies de pointe comme l’emploi généreux d’aluminium Cobapress© offrant les mêmes caractéristiques mécaniques que des pièces forgées. Par rapport aux autres 407, la voie avant et arrière sont élargies. Pour contrôler la prise de roulis, le diamètre de la barre antidévers avant est également augmenté, en fonction de la motorisation. Les choix technologiques retenus pour les groupes motopropulseurs et les liaisons au sol devraient lui conférer un comportement des plus efficaces et garantir une sécurité active de haut niveau.
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