Voici déja quelques info sur la vectra b. ( source caradisiac.com)
Sur le marché de l'occasion :
Si la Vectra a connu un succès certain sur le marché européen, elle s'est faite plus discrète en France. Toutefois, en six ans et demi de carrière, les volumes de ventes ne sont pas négligeables. Il n'est donc pas très difficile d'en trouver dans les petites annonces, dans la mesure où certains propriétaires malheureux sont fermement décidés à s'en séparer, quitte à revoir les prix à la baisse !
La seule exception à ce constat concerne les versions V6, peu répandues et bien plus fiables que les autres versions. Ainsi, s'il est assez aisé de trouver la plupart des motorisations, en berline 5 portes ou en break (les 4 portes à coffre séparé sont peu répandues chez nous, à l'exception des motorisations et finitions haut de gamme), la conclusion de l'achat dépendra bien plus de l'état mécanique que de celui de la carrosserie ou du kilométrage de la voiture, les avaries pouvant survenir à tout moment.
La vigilance est donc particulièrement de mise et il convient de vérifier scrupuleusement la régularité de l'entretien et les opérations de remise à niveau effectuées en après-vente dans le réseau du constructeur
Présentation
Si ses origines allemandes auraient pu lui permettre de rivaliser avec les références Audi A4, ou BMW Série 3, l'Opel Vectra s'est rapidement vu coller l'étiquette de berline d'outre-Rhin "à vocation économique", à l'instar des Ford Mondeo, Seat Toledo ou Skoda Octavia.
Cette image tenace qui suggère un rapport prix/équipement avantageux et des prestations homogènes, mais est loin d'exacerber les passions ! Néanmoins, contrairement à ses rivales de chez Ford ou des "sous-marques" du Groupe Volkswagen, la Vectra a souffert d'une autre image, due à des avaries mécaniques conséquentes. Ce qui explique, d'ailleurs, que ses cotes en occasion ne soutiennent pas la comparaison avec les françaises, Citroën Xantia ou Renault Laguna, ni même avec des berlines japonaises plus anonymes, comme la Honda Accord ou la Nissan Primera.
Pourtant, malgré ses soucis de fiabilité, la Vectra avance comme principaux arguments sa présentation qui, aussi austère puisse-t-elle paraître, distille une ambiance cossue, ainsi que son rapport prix/équipement des plus avantageux, directement comparable à celui d'une Mondeo, ce qui n'est pas un mince compliment ! Hormis ces qualités, auxquelles s'ajoute une ergonomie soignée pour le conducteur, la Vectra ne peut guère rivaliser sur le plan de l'habitabilité, ni sur ceux de l'isolation phonique ou du compromis confort/comportement…
conduite
À l'épreuve de la route, la Vectra satisfait son conducteur par son ergonomie soignée et sa position de conduite qui convient à tous les gabarits, grâce aux multiples réglages du siège et du volant.
D'un point de vue dynamique, le sentiment de satisfaction est plus contenu. Les liaisons au sol sont paramétrées pour un confort "à l'allemande" qui, sur nos routes, n'est pas idéal…Les suspensions souples ne contiennent que moyennement les mouvements de caisse et la Vectra se "vautre" sur ses appuis. Inversement, l'amortissement manque de progressivité et engendre des réactions fermes et des remontées sèches sur les saignées marquées.
Bref, tant que son conducteur la mène calmement, la Vectra donne satisfaction. Mais dès que le rythme s'intensifie ou que la chaussée se dégrade, cette Opel devient rapidement moins confortable et peu précise en guidage.
sécurité performances
Au chapitre de la sécurité, la Vectra ne peut pas trop miser sur ses qualités dynamiques ! Sans s'avérer dangereuse, elle présente des réactions trop pataudes pour réagir rapidement de manière saine en situation d'urgence.
Depuis l'enrichissement de dotation, fin 1997, l'ABS est de série, tout comme les airbags frontaux. La sécurité passive s'est ainsi élevée au niveau de ses principales concurrentes, sans pour autant pouvoir prétendre au statut de référence en la matière. Sur le plan des performances, même ses plus modestes motorisations essence donnent satisfaction, par leur bonne volonté mais aussi et surtout par leur souplesse et la sobriété dont elles font preuve.
Dès le 1.6i 16v, les performances procurées permettent d'envisager sereinement les longs trajets, alors que le 1.8i 16v apporte une amélioration sensible en accélérations et en relances. Le 2.2 litres 16 soupapes de génération Ecotec, délivrant 147 ch (c'est d'ailleurs celui qui équipe le monospace compact Zafira dans sa version sportive OPC…) fait preuve d'un bel allant, moyennant toutefois des valeurs de consommation un peu plus élevées.
Enfin, le bloc V6 confère un caractère résolument exclusif à la Vectra, avec des performances et un agrément dignes du segment supérieur. Du côté des motorisations turbo-diesel, oubliez sans remords ni regret le vieux 1.7 TD hérité des anciennes Kadett et Ascona ! Pour une même puissance, le 2.0 DI 16v possède plus de coffre, permettant de moins solliciter la mécanique, au bénéfice direct de la sobriété. Le meilleur compromis est constitué du 2.0 DTI 16v de 100 ch qui, pour des consommations sensiblement équivalentes à celles du 2.0 DI de 82 ch, offre des performances en net progrès, tandis que le 2.2 DTI 16v de 125 ch fait de la Vectra une autoroutière véloce et sobre.
À l'usage, le plus gros reproche que l'on puisse formuler à l'encontre de l'ensemble des moteurs turbo-diesel de la Vectra est leur manque d'agrément, résultant autant de leur caractère rugueux que de leur sonorité envahissante.
fiabilité
Excepté le 2.2 DTI encore récent, les moteurs turbo-diesel de la Vectra n'affichent pas un bilan très flatteur, tandis que les mécaniques essence ont également connu des soucis notables.
En turbo-diesel, les 1.7 TD et 2.0 DTI 100 ch souffraient de fuites d'huile, entraînant plusieurs cas de casse moteur. Par ailleurs, les 2 litres, DI et DTI, de 1997 à 1999, ont connu des fuites du circuit de refroidissement, ainsi que quelques incidents sur l'électronique de la pompe à injection, rendant très difficiles les démarrages à froid. En essence, les 2 litres de 1995 à 1997 ont connu des faiblesses du galet tendeur de la courroie de distribution, pouvant entraîner la destruction du moteur.
Ce problème, en principe résolu en après-vente, concernait aussi les 1.6, ces derniers souffrant en outre de faiblesses de la pompe à huile, également susceptibles de causer la casse du moteur. Au final, un bilan mécanique peu flatteur et parsemé de nombreuses avaries sérieuses, auxquelles il faut ajouter des fuites sur le circuit de climatisation des modèles d'avant 1999 et, sur les exemplaires de 96 et 97, des fuites du circuit de direction assistée, des défauts de réglages de train arrière, des fuites de la pompe à eau et des suintements de carter de boîte de vitesses rendant les passages des premiers rapports difficiles.
Autant de problèmes, auxquels seuls les modèles V6 ont su échapper… Ces soucis ont en principe été résolus en après-vente et globalement corrigés en usine à partir de 1999, excepté pour les turbo-diesels souffrant chroniquement de consommations d'huile très élevées, à surveiller de près si l'on ne veut pas risquer de casser le moteur. Au final, si votre budget ne vous permet pas d'entretenir un modèle V6, orientez-vous vers les modèles plus récents et dont le carnet d'entretien est parfaitement à jour.
fiche technique
Fiche technique
Carrosseries berline 4 ou 5 portes et break - 5 places
Commercialisation des berlines (4 et 5 portes) en novembre 1995, break en janvier 1997
Décembre 1997 : dotation de série accrue - mars 1999 : restylage
Dimensions Berline : 4,495 x 1,705 x 1,42 m
Break : 4,49 x 1,705 x 1,49 m
Transmission Sur roues AV
Coffre Berline : 500/790 dm3
Break : 460/1490 dm3
Réservoir 60 litres
Poids 1245 kg
Moteurs essence
1.6i 16v (depuis 11/95) 100 ch à 6000 tr/min, 15,3 mkg à 3600 tr/min, 0 à 100 km/h en 12,5 s., v. max. de 188 km/h, conso. 9,8/5,6/7,1 l/100 km
1.8i 16v (de 11/59 à 08/97) 115 ch à 5400 tr/min, 17,3 mkg à 3600 tr/min, 0 à 100 km/h en 11 s., v. max. de 203 km/h, conso. 9,2/5,4/6,7 l/100 km
1.8i 16v (depuis 08/97) 125 ch à 5600 tr/min, 17,3 mkg à 3800 tr/min, 0 à 100 km/h en 10,5 s., v. max. de 208 km/h, conso. 10,7/5,8/7,6 l/100 km
2.0i 16v (de 11/95 à 01/01) 136 ch à 5600 tr/min, 19,2 mkg à 3400 tr/min, 0 à 100 km/h en 10 s., v. max. de 215 km/h, conso. 12,2/6,3/8,5 l/100 km
2.2i 16v (depuis 09/00) 147 ch à 5800 tr/min, 20,8 mkg à 4000 tr/min, 0 à 100 km/h en 9,5 s., v. max. de 218 km/h, conso. 12/6,3/8,4 l/100 km
2.6 V6 (de 11/95 à 05/01) 170 ch à 5800 tr/min, 25,5 mkg à 3600 tr/min, 0 à 100 km/h en 8,5 s., v. max. de 230 km/h, conso. 14/7,8/10,4 l/100 km
Moteurs turbo-diesel
1.7 TD (de 11/95 à 02/97) 82 ch à 4400 tr/min, 17,1 mkg à 2400 tr/min, 0 à 100 km/h en 15,5 s., v. max. de 175 km/h, conso. 6,7/4,6/6,4 l/100 km
2.0 DI (de 02/97 à 01/99) 82 ch à 4300 tr/min, 18,9 mkg à 1800 tr/min, 0 à 100 km/h en 15,5 s., v. max. de 178 km/h, conso. 7,5/4,5/5,6 l/100 km
2.0 DTI (depuis 08/97) 100 ch à 4300 tr/min, 23,4 mkg à 1950 tr/min, 0 à 100 km/h en 13 s., v. max. de 195 km/h, conso. 7,5/4,5/5,7 l/100 km
2.2 DTI (depuis 12/00) 125 ch à 4000 tr/min, 27,5 mkg à 1500 tr/min, 0 à 100 km/h en 10,5 s., v. max. de 207 km/h, conso. 9/5/6,5 l/100 km
Message édité par crepon44 le 09-10-2005 à 14:04:01