Pour t'aiguiller un peu
Alfa Romeo 147 Selespeed : Essai
Alfa Romeo 147 Selespeed
1998. Alfa Romeo sort sa 156, vite élue comme voiture de l'année. Le succès est au rendez-vous, Alfa devient enfin rentable. Le rêve de tous est que la marque arrive à nous faire le même coup dans la catégorie inférieure, la plus vendue en Europe...
2001, Alfa Romeo nous présente la 147. Bien que moins discrète que sa grande soeur, sa ligne lui permet de se mettre tout le monde dans la poche: elle est absolument splendide, avec son avant à la calandre mythique, ses côtés creusés et musclés, son arrière sportif. Elle est à son tour voiture de l'année.
Que fait on quand la grande soeur propose des mécaniques de qualité ? On les reprend. Ce que fait la 147 sans hésiter: 1.6 Twin Spark 120 ch, 2.0 Twin Spark 150 ch, et 1.9 JTD 110 ch. On se contentera d'y ajouter une 1.6 Twin Spark dégonflée à 105 ch.
La version qui nous occupe aujourd'hui n'est plus le haut de gamme Alfa 147: une version GTA forte de 250 chevaux est depuis apparue. Néanmoins, elle ne risque pas d'être la version la plus diffusée. La notre reprend le 2.0 de sa soeur 156. Avec l'allumage Twin Spark (2 bougies par cylindre), 2 arbres à cames en tête, 16 soupapes et un calage variable côté admission, elle propose une puissance de 150 chevaux, ce qui est correct, sans plus.
Mais ce qui fait la particularité de la 147 Selespeed n'est pas mon moteur mais sa boite de vitesses. En effet, comme dans la voiture de Michael Schumacher, on a une boite à commande séquentielle à commande au volant. En clair, dans la voiture, on n'a plus de pédale d'embrayage, sa commande est automatique. Le levier de vitesses ne propose plus que la marche arrière, le point mort, et la marche avant. Pour passer les rapports, une impulsion vers l'avant pour le rapport supérieur, vers l'arrière pour rétrograder. Mais aussi 2 palettes derrière le volant: à droite pour monter, à gauche pour descendre les rapports.
Intérieurement, l'Alfa 147 est fidèle à ce qu'elle est extérieurement. Une très belle auto, au caractère trempé. On se sent tout de suite bien installé dans son siège, toutes les commandes tombent bien sous les mains, et l'impression de qualité, si elle n'est pas parfaite, est tout à fait convainquante.
Contact. Une petite impulsion sur la commande de boite et nous voilà partis. La 147 s'anime en souplesse. Une touche City permet à la boite de passer sur un programme automatique: idéal en ville. Ce programme est de type autoadaptatif, c'est à dire qu'il surveille votre type de conduite de manière à s'y adapter. Et ça fonctionne extrêmement bien. La boite réagit exactement comme on le voudrait, ne passe pas le rapport supérieur en cas de lever de pied, rétrograde en cas de nécessité... a tel point qu'on se dit qu'on va rester sur ce mode automatique. Mais pas tout de suite, on va quand même essayer le mode manuel.
Pour faire sauter le mode City, pas besoin de lacher le volant: une pression sur l'une des palettes derrière le volant et vous récupérez la main. Et là, ça devient franchement plaisant. La boite est relativement rapide pour une séquentielle, même si on la trouve toujours trop longue à réagir. L'effet s'estompe si on prend soin de soulager l'accélérateur au changement de rapport. Au rétrogradage, on bénéficie bien sur d'un double débrayage. Plaisir des sens passe aussi par plaisir des oreilles. Il est nécessaire de souligner deux choses: les palettes derrière le volant sont infiniment plus agréables que les deux boutons des 156 Selespeed, tandis qu'en virage on préfèrera utiliser le levier au plancher, dont le fonctionnement est toujours inversé par rapport au sens logique.
En ce prenant ainsi au jeu sur une petite route, on s'aperçoit vite que le chassis est excellent. La motricité est sans souci, bien aidée par la généreuse monte pneumatique. Le comportement est plaisant, car très neutre, le train arrière acceptant volontiers d'enrouler juste ce qui est nécessaire. Au cas où, un contrôle de stabilité VDC veille. Il ne se déclenche jamais trop tôt, ne bridant pas votre plaisir.
Avec un tel chassis et une boite si plaisante, une vérité apparait au bout de quelques kilomètres: 150 chevaux ne suffisent pas. Sous-motorisée, la 147 Selespeed ? Il ne faut rien exagérer. Mais il apparait clair que la clientèle de ce type de véhicule en demandera plus, sans pour autant pouvoir s'offrir la version GTA. Que ces gens ne s'inquiètent pas, une version 2.0 JTS forte de 165 chevaux arrive...
Alfa Romeo 147 Selespeed : Fiche technique
Caractéristiques techniques
Marque : Alfa Romeo
Modèle : 147 Selespeed
Années de production : 2001-
Type du moteur : 4 cylindres en ligne
Energie : Essence
Disposition du moteur Transversal avant
Alimentation Gestion Bosch Motronic
Suralimentation -
Distribution Double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes 4 par cylindre
Alésage & Course 83.0x91.0 mm
Cylindrée 1970 cc
Compression 10.0
Puissance 150 ch à 6300 tr/min
Couple 18.5 mkg à 3800 tr/min
Boite de vitesse Sequentielle 5 rapports
Puissance fiscale 10 cv
Transmission Traction
Antipatinage Serie
ESP Serie
Direction Crémaillère, assistée
Longueur 417 cm
Largeur 173 cm
Hauteur 142 cm
cx 0.32
Suspensions Av Pseudo McPherson
suspensions Ar Bras triangulés
Freins Av Disques ventilés (284mm)
Freins Ar Disques (251 mm)
ABS Serie
Pneu Av 205/55 WR16
Pneu Ar 205/55 WR16
Poids 1305
Performances
Poids/Puissance 8.7
Vitesse 208
0 à 100 km/h 9.5
0 à 160 km/h -
0 à 200 km/h -
400 mètres DA 16.9
1000 mètres DA 30.6
Consommations
Sur route -
Sur autoroute -
En ville -
Conduite sportive -
Reservoir 60
Autonomie autoroute -
Emissions de CO2 (g/km) 211
Prix & équipements
NB d'airbags 8
Climatisation Série
Prix de base 24200
Coffre 280