Ca va mal pour les 3 principaux constructeurs allemands, attaqués pour pots-de-vin, délits d'initiés et autres joyeusetés financières! Ce n'est pas bien d'être trop riche, ça donne de mauvaises idées!!
Un extrait de ce qui se lit dans l'actualité:
DaimlerChrysler, déjà dans le collimateur de la justice américaine pour une affaire de pots-de-vin, est désormais visé par une enquête du gendarme de la bourse allemande, une mauvaise nouvelle supplémentaire pour l'industrie du pays, ébranlée par une série de scandales de corruption.
Après une vérification de routine, le BaFin, la haute autorité boursière allemande, a ouvert une enquête officielle concernant le constructeur automobile sur des soupçons de manipulation de cours et de délit d'initiés.
Le gendarme boursier veut déterminer si des salariés de DaimlerChrysler ou des tierces personnes, informées en amont de la démission anticipée du patron du groupe Jürgen Schrempp, ont acheté des actions, puis empoché indûment de généreuses plus-value après l'annonce surprise fin juillet de son départ. L'action avait bondi de près de 10% en une journée.
Le BaFin a ainsi demandé aux banques de lui fournir l'identité des personnes ayant échangé des actions avant l'annonce et à DaimlerChrysler la liste des employés au courant du départ du charismatique patron.
Et l'enquête du BaFin a pris de l'ampleur. Depuis cette semaine, l'entreprise est aussi soupçonnée d'avoir enfreint la législation sur la communication boursière en tardant trop pour officialiser la nouvelle du départ de Schrempp, une attitude qui aurait favorisé les spéculations.
Ces nouveaux déboires surviennent au plus mauvais moment pour DaimlerChrysler, qui voit ses bénéfices s'effriter depuis de longs mois, en raison des difficultés persistantes de Mercedes.
Ils s'ajoutent de surcroît à plusieurs enquêtes parallèles aux Etats-Unis.
Le ministère de la Justice et la SEC, le gendarme boursier américain, soupçonnent la division haut de gamme Mercedes d'avoir versé des pots-de-vin pour écouler des véhicules dans plusieurs pays, notamment en Amérique du Sud.
En marge de cette affaire, DaimlerChrysler fait face à une demande d'enquête américaine pour une violation du programme "pétrole contre nourriture" de l'ONU en Irak. Une cinquantaine de camions remorques auraient été livrés au régime de Saddam Hussein via des intermédiaires russes contre des dessous de table.
Les problèmes judiciaires de DaimlerChrysler viennent compléter une longue série de scandales ces dernières semaines en Allemagne.
Chez le concurrent Volkswagen, l'influent directeur des ressources humaines, Peter Hartz, un proche du chancelier Gerhard Schröder, a été poussé à la démission le mois dernier, après que son nom eut été cité dans un vaste scandale de corruption associant pêle-mêle pots-de-vin et prostituées de luxe.
Chez BMW, le troisième grand nom de l'automobile allemande, un responsable du service des achats est soupçonné d'avoir exigé d'un sous-traitant un dessous de table de 100.000 dollars contre l'attribution d'un contrat.